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  • funram funram 28 mars 2008 10:35

    Me voici rassuré, M. Masson : ainsi les urluberlus obtus dont le comportement visait une monoculture espérantiste ne sont pas légion (ce qui ne m’étonne guère) et ne constituent pas une fraction importante de la dotation culturelle de la communauté espérantophone. Tant mieux, ça aurait retiré bien du crédit à cette langue.

    J’avoue volontiers que mes contacts avec l’espéranto ont été (très) sporadiques et ponctuels, et tous ne se sont pas révélés particulièrement émulatifs ni ne m’ont donné envie d’apprendre la langue. Cependant, puisque vous-même et esperantulo m’assurez qu’il y a une importante partie de la communauté espérantophone qui est fondée sur une ouverture au monde, j’ai plutôt tendance alors à songer au cliché habituel sur les espérantophones internationalistes (certaines organisations espérantophones semblent engagées politiquement du côté d’un internationalisme ouvrier que ne renierait pas Arlette). Mais ce que ces gens de la "cité" (avec lesquels j’ai eu quelques contacts, comme vous l’avez deviné) se donnent pour but de donner à l’espéranto un fond culturel, ne pensez-vous pas qu’il serait souhaitable que cette culture puisse servir de socle international à une communauté disparate ? En d’autres termes, ne pensez-vous pas que l’avenir de l’espéranto résiderait dans une position à mi-chemin de la dominante internationaliste actuelle et de la fraction ultra-fermée de la "cité", un positionnement qui, non-content de maintenir l’espéranto dans sa position de vecteur transculturel, lui confèrerait un fond, une profondeur, une légitimité historique et culturelle à l’existence ? Au-delà d’une simple idée au développement hératique, l’espéranto pourrait rester le dénominateur commun de la communauté tout en pouvant s’appuyer à loisir sur une "culture communautaire" (extrêmement réduite) qui lui permettrait de traiter d’égal à égal avec les autres "communautés de langue".

     

    Bref, ce sont des idées comme des autres, et j’espère qu’elle trouveront un écho au sein d’une communauté qui, telle qu’elle semble être aujourd’hui de l’oeil de l’observateur que je suis, ne parraît que bien peu ragoûtante.

     

    PS :

    Votre conflit d’avec M. Asp Explorer m’intéresse... J’ai visité le site et le blog de l’individu à la suite de mes premières interventions sur vos articles et je visite régulièrement son blog. Il vous fait une publicité éhonté, ce me semble !



  • funram funram 25 mars 2008 17:54

    Bonjour,

     

    • D’abord, je tiens à signaler que je n’ai pas lu plus loin ce "débat" - rapidemment, plus que d’habitude, transformé en pugilat - que de la dizaine de premiers commentaires, au pifomètre. Cependant, j’ai savouré cette nouvelle mésentente, principalement à cause de la puérilité de la provocation du sieur Asp Explorer. Un simple remaniement du logo anniversaire de l’Europe (fort laid au demeurant) en un "TAGÜEULE Masson" simple et irresponsable génère fortes et nombreuses réactions. L’être humain est fascinant.
    • Sinon, je tenais à intervenir dans un tout autre ordre d’idée en posant une question à M. Masson, l’auteur de l’article et autre principal protagoniste de la joute tapée : je suis actuellement en pleine lecture (à la page 283, je devrai l’avoir fini ce soir) du "Tapis Rouge", un ouvrage de J.-F. Decaux, historien bien connu, qui nous conte son passage au gouvernement Rocard de 1988 à 1991 comme ministre délégué à la francophonie, sujet qu’il aborde donc avec une passion et une sincérité non feinte. La question qui me turlupine est le rapport de la société espérantophone (qu’il s’agisse d’organisations espérantistes - donc destinées à la promotion et la diffusion de l’espéranto à travers le monde - ou de simples réunions d’individus espérantophones) à celle de la francophonie, qui réunit au bas mot cinq cent millions d’individus à travers le monde, principalement en Europe (la France, la Belgique, la Suisse, la Roumanie et la Bulgarie constituent une part importante du monde francophone), mais également en Afrique (on a suffisament jasé sur la "Françafrique" pour que ce ne soit plus un secret pour personne), en Asie (ne pas oublier les quatre-vingt dix millions de vietnamiens dont la plupart sont francophones !) et aux Amériques (celle du nord avec le Québec, la Saskatchewan, le Nouveau-Brunswik et la Floride ; celle du sud avec les fortes minorités francophones d’Amérique Centrale et du Brésil).
    • Ces deux mondes ont pour point commun d’être à vocation internationale, réunissant des "amoureux de la langue" (français dans un cas, espéranto dans l’autre) qui cultivent cet amour à travers la publication d’ouvrages, la création de sommets internationaux, etc. Bien sur, rien de comparable entre la Francophonie, qui dispose de moyens considérables pour permettre la formation de professeurs de langue française, la publication d’ouvrages en masse, la mise en place de médias audiovisuels, ainsi que le moyen de faire pression sur des entreprises de pays francophones pour l’investissement dans d’autres pays francophones (comme avec la "coopération France-Afrique" un temps élargie sous le nom de "Coopération" pour y inclure l’ancienne Indochine et l’Europe de l’est).
    • Cependant, pour asseoir leur influence et maintenir leur cohésion, les pays de la Francophonie utilisent un fond culturel, quelquefois historique, qui manque à l’espéranto. Ainsi surgit ma seconde interrogation : est-ce que la dotation par l’espéranto d’une culture propre, en lien direct avec l’histoire - du monde en général, de l’Europe en particulier - ne pourrait pas être un atout pour sa diffusion et sa transmission, ainsi que, simplement, son acceptation ? Et, le cas échéant, cette "culture espérantophone" ne devrait-elle pas se construire, s’appuyer, sur les cultures déjà existantes et ne pas se contenter d’un nombrillisme assez malsain que j’ai retrouvé au sein de divers mouvements ?

     

    Espérant une réponse de votre part,

    Funram.



  • funram funram 19 août 2007 15:04

    Etant donné que la langue de travail de l’académie des sciences de Saint-Marin est l’espéranto, je suppose qu’il me faudrait apprendre l’espéranto avant de consulter leur site... La visite de ces sites attendra, je le craint.



  • funram funram 19 août 2007 09:53

    Merci pour ces indications. Elles me seront peut-être utiles (quoique je n’ai guère la possibilité de me rendre en Allemagne ou en Autriche en ce moment).



  • funram funram 18 août 2007 15:29

    « Oui, il arrive qu’on perd à la traduction. Si je pouvais me faire rentrer dans la tête des dizaines de langues, je lirais tout en VO. Mais nul n’en est capable, et les cultures qui m’intéressent sont bien plus nombreuses que les langues que je peux apprendre. Donc, vive la traduction ! »

    Je suis bel et bien conscient du fait que nul ne peut intégrer l’intégralité des cultures et langues du monde. Seulement, dès que l’opportunité se présente, j’éssaye d’apprendre une langue qui me permette de comprendre les ouvrages sans passer par la traduction. L’école me l’a permit avec l’anglais et l’espagnol (quoique je confesse avoir encore beaucoup de lacunes dans cette dernière langue), je tente actuellement d’acquérir (à un rythme d’escargot, soit) l’allemand, langue facilement accessible en France.

    C’est d’ailleurs peut-être la raison qui me fera éventuellement entreprendre l’apprentissage de l’espéranto : puisqu’il a été prouvé que l’apprentissage de cette langue permet un meilleur apprentissage des autres langues (je remercie au passage Esperantulo qui s’est donné la peine d’aller chercher les informations sur ce sujet) et que j’ai découvert récemment (grâce au sieur Asp Explorer, qui plus est) l’existence d’un groupuscule obscur nommé la « cité » (si j’ai bien compris) qui axe ses efforts en vue de fournir à l’espéranto une culture propre (j’ai cru comprendre que cette opinion n’était guère populaire au sein des espérantophones), je me dis que peut-être l’apprentissage de cette langue pourra s’avérer utilitaire ET enrichissant. Mais il faudra attendre que j’ai suffisament de temps pour m’y consacrer, ce qui signifie un bon moment.

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