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  • Gemini Gemini 16 mai 12:48

    @Thierry FOUCART
    Pour compléter, écrit par une homme bien plus cultivé que moi, qui exprime vraiment ce qu’il me semble être le constat de notre réalité, et même ce que nous devrions faire : https://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CASTORIADIS/3964


  • Gemini Gemini 16 mai 12:45

    @Thierry FOUCART

    Que de sujets !

    Concernant les difficultés que vous mentionnez, je les partage en effet. En revanche, bien qu’il soit indéniable que la Chine et l’Inde soient des mastodontes en termes de population, cela ne doit surtout pas nous empêcher de déjà changer nous-mêmes. Nous, occidentaux, sommes ceux qui ont mené le monde où il en est aujourd’hui. À nous, maintenant, de changer notre modèle et de montrer que le nouveau est bien mieux.

    Pour le chômage, le problème me semble insoluble dans notre monde actuel. Nous produisons déjà bien trop de choses inutiles et la catastrophe environnementale s’amplifie chaque jour. De très nombreux emplois actuels sont nuisibles et devraient être supprimés.

    À l’inverse, les besoins et tâches réellement utiles aux citoyens ne sont pas valorisées financièrement — seul étalon de la valeur actuellement — ce qui fait qu’elles ne sont pas faites ou pas correctement. Je pense notamment à la santé, aux services publics, à la culture, à l’agriculture paysanne, tout ce qui contribue à notre bien être mais n’est pas mesurable en valeur monétaire.

    Nous devrions transformer notre société vers beaucoup plus de sobriété (en France, nous consommons déjà 3 planètes environ…) énergétique, moins de gadgets, moins de déplacements polluants en voiture et en avion, plus de déplacements doux à pied et en vélo, en train pour les plus longues distances. De même, réapprendre à mettre un pull en hiver chez soi, mieux isoler son habitation aussi. Sur l’agriculture, revenir à une agriculture bien plus paysanne, remembrer la campagne, s’approprier la permaculture et les nouvelles techniques agricoles permettant une très bonne production tout en respectant enfin les sols et la vie dont ils dépendent. Nous pourrions ainsi également fortement augmenter la qualité de notre alimentation.

    Également, notre environnement serait bien meilleur . moins de pesticides et engrais, mois de particules fines, meilleure eau, meilleur air. Nous serions donc bien moins malades. De même, plus de déplacements actifs signifie également bien moins de problèmes de santé. Ce qui fera du PIB en moins, des emplois dans la pharma en moins, mais également diminuera les besoins en personnels de nos hôpitaux et centres de soins, et pourtant, tellement de bien-être général en plus.

    Toutes ces choses là seraient excellentes pour notre pays et notre société, mais mauvaise du point de vue de nos indicateurs actuels.

    Cela devrait permettre de s’assurer que chacun de nous a une occupation utile aux autres et à soi-même, plutôt qu’un travail bureaucrate aliénant, frustrant, et même parfois nuisible (avocat fiscaliste aidant les riches à pratiquer l’évasion fiscale, ou tout simplement une bonne part de l’agro-industrie, etc.)

    Bref, sans changement complet de notre façon de faire et de voir, nous n’avons pas de solution avec notre imaginaire actuel : le progrès avec comme seule fin le progrès, l’argent avec comme seule fin l’argent.

    Nous pourrions continuer longtemps cet échange sur les divers sujets. Mais je crois que ça ferait long et ça finira peut-être par vous lasser :x


  • Gemini Gemini 15 mai 10:18

    @Thierry FOUCART

    Effectivement, nous partageons le constat sur l’état non démocratique de nos institutions.

    Je ne suis pas certain, en revanche, que nous partagions le constat sur l’immobilisme de notre pays. Il me semble au contraire que celui-ci change, et plutôt très rapidement. Peut-être un peu moins que certains de ses voisins. Mais au vu des changements en cours (explosion des inégalités, pouvoir politique de plus en plus faible, marchés de plus en plus puissants, paupérisation, destructions écologiques, etc.), je ne suis pas sûr que « sortir de notre immobilisme » pour aller encore plus vite dans cette mauvaise direction soit une bonne chose.

    Le changement, le but visé par la plupart de ceux qui veulent nous sortir de l’ « immobilisme », n’est en réalité qu’une volonté de soumission de l’homme et de la nature au développement économique et technique.

    Je vous invite à lire par exemple, sur ce sujet « Le Changement », de Bernard Charbonneau.

    Il me semble urgent, au contraire, de nous arrêter, de réfléchir à mettre en place de meilleures institutions bien plus démocratiques, permettant ainsi à chacun d’entre-nous d’être autonome dans une société elle-même autonome, et, enfin, prendre à bras le corps le réel défi de notre siècle : la dégradation et destruction de notre environnement et de notre planète.

    Ici, par autonome, j’entends à l’opposé de notre société hétéronome actuelle, où nous sommes soumis à l’hégémonie du marché.

    Je suis en pleine découverte/lecture des œuvre de Cornelius Castoriadis, qui me semblent extrêmement intéressantes pour penser ces sujets. 


  • Gemini Gemini 13 mai 17:52

    @antiireac
    En quoi sont-ce des clichés ?

    Tout ce qu’il dit est vrai.
    La natalité allemande est très faible. Sa population active diminue. Elle est obligée de faire venir des adultes déjà formés. Tout cela est avéré.

    Pour la France également. Nous avons une démographie plus dynamique. Notre population active ne cesse d’augmenter.

    Ce ne sont en rien des clichés, mais des faits avérés et précisément chiffrés.


  • Gemini Gemini 13 mai 17:47

    @Yaurrick
    Les 100 milliards dont vous parlez, à quoi servent-ils ? Les 40 milliards offerts, eux, sont volés aux travailleurs puisqu’ils sont en fait des baisses de notre salaire socialisé. (les fameuses cotisations sociales). Cela signifie donc, en réalité, une diminution des rentrées de notre système de santé, de nos retraites, de nos allocations familiales, etc.

    Quant aux rentiers capitalistes, je ne partage pas votre analyse. S’il est vrai qu’au tout début, un capital est nécessaire, cela fait très longtemps que ce n’est plus le capital qui finance la production, mais bien l’inverse. Les entreprises financent plus les actionnaires que ceux-ci ne les financent.

    Je vous invite à étudier notamment https://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789

    Enfin, dans le système capitaliste actuel, il est une situation totalement inacceptable : ceux qui détiennent le capital, les riches donc, sont les seuls en réalité à pouvoir décider ce qui est produit, où, comment, et avec qui. Ils ont pouvoir absolu sur les autres, ceux qui n’ont pas de capital : les salariés, qui ne sont que de simples outils pour eux.

    Bref, c’est tout simplement un système qui permet à certains, ceux qui ont le capital, de dominer et d’exploiter le travail de tous les autres pour leur principal profit, laissant juste le minimum de miettes nécessaires pour que ce système d’exploitation de l’homme par l’homme perdure.

    Ce système est, en plus d’être inique du simple fait qu’un homme ne devrait jamais considérer un autre homme comme une marchandise, totalement anti-démocratique. Car il implique nécessairement que seuls ceux qui ont du capital, peuvent décider de ce qui se produit, où, quand, comment, dans quelles conditions, etc. Et plus ils ont de capital, plus ils ont ce pouvoir. C’est en fait une autre forme de suffrage censitaire, où plus vous êtes riches, plus vous avez de pouvoir.

    Cela apparaît de plus en plus clairement quand on voit que les états ne cessent de laisser les coudées franches à ce capital, lui octroyant de plus en plus les moyens de nous dominer à sa convenance. Dans le language moderne, on parle de « libérer », de « déréguler », de « supprimer des carcans », etc.

    Bref, je ne partage pas votre avis : le capitalisme est un gros mot, puisqu’il permet l’exploitation de l’homme par l’homme et la domination des puissants sur tous les autres. Dans ce cadre, l’entrepreneur est bien entendu un exploiteur.

    Bien sûr, il y en a toujours qui ont un bon fond, qui respectent ceux avec qui ils travaillent, qui partagent correctement la valeur générée par le travail. Mais c’est loin d’être la majorité. Et, surtout, le problème majeur n’est pas qu’il y ait des entrepreneurs. C’est que le capitalisme lui-même est vicié, de par sa structure et son fonctionnement même, et nous mène à notre perte.

    Il suffit pour cela de constater à quel point la destruction de notre environnement est massive et continue.

    Cependant, rien n’empêcherait pourtant de penser autrement. C’est même un impératif de survie.







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