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Gérard Ponthieu

Journaliste. Conseil et formateur pour la presse. À ces titres, pourfendeur des écarts qui frappent le métier d’informer et observateur gourmand du devenir des médias - en particulier des blogs. Voir "c’est pour dire".
 

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Derniers commentaires

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    Par Gérard Ponthieu (xxx.xxx.xxx.6) 19 avril 2007 11:56

    Quelques remarques au sjuet des commentaires à mon article.

     Mon propos n’est pas de convaincre, les convictions étant par définition inébranlables. Discuter, échanger, argumenter : plutôt. En l’occurence à partir de l’expression de mes interrogations et craintes - que ne m’inspirent pas les autres candidats, même Le Pen ; en tout cas pas à ce point. Ce "point", pour moi, c’est le degré atteint dans cette hargne à conquérir le pouvoir, comme dans une bataille, une guerre. Contre quoi, qui, quels ennemis ? Pour prouver quoi ? à qui ? Lors de sa rencontre avec Onfray, Sarkozy en vient, plutôt naïvement, mais aussi de manière finalement humaine, à exprimer son incommensurable besoin d’amour : "se faire aimer par les 60 millions de Français". Il exprime bien ainsi un manque, une béance que, pour ma part, je considère révélatrice de sa personnalité - et de sa violence politique.

     Je ne saurais dire que les autres candidats fussent indemnes de toute névrose dans leur rapport au pouvoir ! Mais selon moi - et je ne suis pas seul ! - Sarkozy atteint des sommets dans ce registre. Assez pour me préoccuper. C’en est d’ailleurs devenu une question publique de campagne, qui n’épargne pas même son propre camp. En d’autres termes : de l’ambition, certes, il en faut beaucoup en politique - surtout quand celle-ci se trouve tellement commandée par les impératifs du paraître -, mais sachons repérer ses dérives, qui peuvent relever du pathologique et donc constituer un risque pour l’intérêt général et l’administration de la chose publique.

     Ce texte se veut une "tribune libre", paraissant de surcroït dans un média défini comme une agora. Je n’ai donc pas à me retenir d’une quelconque "objectivité journalistique", à laquelle, de plus, je ne crois pas.

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    Par Gérard Ponthieu (xxx.xxx.xxx.102) 4 août 2006 10:31

    Ces paroles de haine se propagent comme des tracts anonymes, ici sous forme de copié-collé déjà vu maintes fois. Je ne suis pas pour la censure, même de tels propos car je crois (naïvement peut-être...) qu’ils s’autodissolvent dans leur bêtise.

  • vote :
    Par Gérard Ponthieu (xxx.xxx.xxx.102) 4 août 2006 10:23

    Ce décompte spéculatif autant que macabre à base de comparatifs douteux (900/900.000 morts) me déplaît fortement. Parce qu’il y a là de l’admiratif opposé à du mépris. Je ne vois rien d’admirable dans aucune guerre, mais que du méprisable.

    Par ailleurs, je vois aussi - dans ce débat dont la tenue élevée est remarquable - une possible dérive polémique (potentiellement guerrière donc) qu’il serait précieux d’éviter. Ainsi quand on écrit : "Même pas capable de comprendre le second degré !", à quoi au peut aussi opposer "Même pas capable de se faire comprendre au premier degré !", ce qui me semble constituer la base de tout désir de communication vraie, laquelle incombe, comme on sait, à l’émetteur.

    L’incompréhension est le point de départ, pas d’arrivée. Sinon à quoi bon discuter ?

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    Par Gérard Ponthieu (xxx.xxx.xxx.180) 3 août 2006 08:05

    Vous écrivez : « Ces prétendues Lumières sont-elles exemptes de critiques ?(Voltaire, investisseur esclavagiste ; Rousseau, théoricien de l’éducation, abandonnant ses enfants à l’Assistance Publique) : Faites ce que je dis, pas ce que je fais. »

    >> Vous me semblez exprimer ce désir de Pureté, source des déismes et de l’idolâtrie. Voltaire, Rousseau, en effet, n’étaient que des hommes, donc imparfaits « dieu merci ! ». Ajoutez Victor Hugo et ses maîtresses, Marx et son couple, Baudelaire-la drogue, Rimbaud-le trafic d’armes, etc. Et chacun de nous : parfait, pur ? Et alors ? La question ne serait-elle pas plutôt de demander comment chacun transforme ses névroses. Et ce que chaque système en « isme », en effet, produit de néfaste pour l’homme et l’humanité en général.

  • vote :
    Par Gérard Ponthieu (xxx.xxx.xxx.180) 3 août 2006 00:27

    Merci pour vos compléments ; c’est tout l’intérêt d’un débat, quand il s’enrichit. Tout à fait d’accord avec la « triangulation » que vous évoquez. Un bémol aussi pour ce qui est du terme « sioniste » - que pour votre part vous semblez utiliser à bon escient dans une perspective historique, alors qu’il n’est le plus souvent (de nos jours troublés) le paravent d’un antisémitisme à peine refoulé. Il y a lieu, je pense sur cette question, de ne pas prêter le flanc à des amalgames plus que douteux entre des extrémismes religieux et des mouvements politiques, d’autant que de tels amalgames peuvent aussi finir par devenir réalité dans les périodes de désarroi politico-religieux... Ce qui nous ramène bien au cœur du sujet : la confusion des domaines entre les croyances privées et les valeurs collectives.

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