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Dernière Génération

Dernière Génération

Etudiant en économie, j'espère pouvoir vous donner un point de vue différent sur l'actualité tant politique, économique et sociale que culturelle.
https://twitter.com/GuilainPap

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  • Premier article le 10/11/2009
  • Modérateur depuis le 21/05/2013
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Derniers commentaires



  • Dernière Génération Dernière Génération 21 mai 2013 19:52

    Bonjour Akerios, 


    Je dois dire que je vous suis totalement sur la définition même du « libéralisme économique ». La notion que j’ai utilisée pour la « droite libérale » est celle du sens commun du terme « libéral », soit un faux usage : se baser sur les libertés humaines pour imposer du capitalisme de marché (le « capitalisme sauvage » de Pierre Bourdieu) pour lequel l’Etat utilisera tous les outils nécessaires afin de protéger les marchés des crises conjoncturelles.

    Le libéralisme (celui des classiques Smith et Ricardo, puis de Malthus et Bentham) est (presque) complètement différent : c’est une doctrine (une école de pensée) qui considère que les libertés économiques (libre-échange, liberté d’entreprendre, libre-choix...) sont nécessaires pour obtenir un optimum de marché (société efficiente, allocation optimale des biens, équilibre de marché, maximisation du bien-être des individus...) avec un degré limité d’intervention de l’Etat.

    Aujourd’hui, on ne peut se cacher que notre modèle économique est loin d’être efficient et que l’Etat intervient faiblement (ex : interventions massives de la Fed et de la BCE depuis 2006).Notre système économique est donc en réalité du pur capitalisme de marché qui utilise les notions du libéralisme économique (classique) pour assouvir ses propres « passions ».

    Par contre, je ne partage pas vraiment vos interrogations quant au monde de la finance. Pour avoir inflation, il faut une baisse suffisamment importante de la valeur de l’euro. Or, l’augmentation de la masse monétaire n’a pas d’impact sur la valeur de l’euro : la politique monétaire est sujet à un mécanisme d’achat et/ou de vente de titres, dont font partie les obligations d’Etat (opérations d’open-market, Outright Monetary Transactions, Long-Term Refinancing Operations), instrument principal de la BCE, qui lui permet, ensuite, de fixer son taux d’intérêt. Dans cette perspective où les banques participent au sauvetage des pays sur-endettés, seule une relance économique pourra engendrer une quelconque inflation.

    La bonne question est donc de se poser, pourquoi la dette publique (en valeur ou en pourcentage du PIB) importe plus en Europe qu’au Japon et aux Etats-Unis, où elle est bien plus importante ? Petit indice : qui détient les dettes grecque, irlandaise, espagnole, portugaise et française ?


  • Dernière Génération Dernière Génération 21 mai 2013 14:04

    Bonjour wesson,


    C’est en effet une erreur de ma part (le malheur du copier-coller), la droite libérale (si elle existe en France) serait en faveur non d’une imposition progressive, mais d’un impôt à taux unique (impôt proportionnel), voire même régressif à partir d’un certain pourcentage de la population représentant les plus riches (10%).

    En France, cet impôt régressif est de vigueur pour les taxes sur les salaires.

    N’hésitez donc pas à me faire part des « âneries » ou incohérences que j’aurais écrites.

    Pour ce qui est du débat d’idées, c’est exactement ce qui est écrit : 
    « Etant donné qu’il n’y a plus de vrais débats politiques, on assiste indéfiniment à des luttes bipartisanes menant à faire élire le leader d’un des groupes politiques français. »

    Mais, ce manque de débat d’idées est plus dû à l’unification des droites (RPR, puis UMP avec UDF), qu’au joug de Sarkozy. Celui n’a qu’amplifier le mouvement.


  • Dernière Génération Dernière Génération 19 avril 2013 20:51

    Point de vue certes différent, mais je crois qu’il est utile de rappeler qu’aux prémisses du mouvement anti-capitaliste et libertin de mai 1968, les revendications étaient aussi éloignées de toute idée de progrès social que les manifestations qui ont lieu en ce moment en France. La révolte estudiantine était née du malaise latent au sein de l’université française (critique de l’enseignement traditionnel, insuffisance des débouchés, menaces de sélection), dont l’Université de Nanterre et Daniel Cohn-Bendit étaient aux premières lignes. Leur première revendication ? La mixité des internats du campus de Nanterre.

    Le moment est alors propice à une plus grande révolte quand ces mouvements d’extrême-gauche mènent le combat contre l’institution universitaire.

    Tout bascule le 3 mai quand la police intervient brutalement pour disperser le meeting de protestation tenu par les étudiants dans la cour de la Sorbonne. La répression (500 arrestations) provoque immédiatement la solidarité du milieu estudiantin avec la minorité militante. La révolte étudiante commence dans les rues du Quartier latin. Barricades, pavés, cocktails Molotov, contre-charges de CRS, matraques et gaz lacrymogènes : les affrontements s’amplifient de jour en jour, suivis en direct à la radio par la population.

    Le mouvement devient important lorsque, le 13 mai, à Paris et dans toute la France, les syndicats manifestent avec les étudiants pour protester contre les brutalités policières. La crise prend alors une nouvelle dimension, car le lendemain, de façon tout à fait inattendue et spontanée, une vague de grèves s’enclenche : à la révolte étudiante succède une véritable crise sociale.

     On part ainsi d’une revendication minimaliste pour aboutir à une crise sociale tout à fait légitime où les ouvriers souhaitent s’opposer à l’intransigeance patronale quant aux multiples négociations salariales infructueuses.

    En 2013, le moment est aussi bien choisi : crise économique, crise de gouvernance, perte d’identité culturelle, scandales politiques. Ainsi par « absurdité », je lie les deux événements : les débuts de la révolte de mai 1968 (qui se transformeront en de véritables revendications) et ce mouvement de la manif pour tous qui a besoin d’un vecteur universel pour unifier tous les citoyens qui souhaitent s’opposer au pouvoir actuel (non parce qu’il est socialiste, mais simplement parce qu’il s’est établi dans une période de crise sociale).







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