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gongombre

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Derniers commentaires



  • gongombre 12 mai 2007 02:11

    En quoi Blayrou est la solution aux problemes des francais ?? Nous t’ecoutons...



  • gongombre 11 mai 2007 21:40

    ah gna gna gna...



  • gongombre 11 mai 2007 21:31

    Nicolas Sarkozy : Retour sur la démographie du vote 9 mai 2007Un précédent article sur la répartition des intentions de votes par tranche d’âge a suscité de nombreuses et parfois vives réactions, certains lecteurs nous reprochant de nous être faits l’écho d’un sondage contestable, et d’autres considérant qu’il y avait là une stigmatisation des retraités et du 3ème âge. Retour sur un sujet polémique.

    La pertinence des chiffres

    Nous avons fait état le 3 mai d’un sondage d’intentions de vote IFOP du 26 et 27 avril, dont les résulats par classe d’âge du vote Royal étaient :

    18/24 ans 53% 25/34 ans 54% 35/49 ans 56% 50/64 ans 51% 65 ans et plus 25%

    Donnant Sarkozy gagnant, cette étude amenait à la conclusion que le vote massif des retraités en sa faveur pouvait le porter au pouvoir alors même qu’il aurait été minoritaire dans les autres classes d’âge.

    L’un de nos lecteurs, M. Bernard B. nous a reproché d’avoir publié ces chiffres car nous dit-il « il se trouve que de tous les sondages que j’ai pu dénicher, celui que vous avez choisi est le seul qui donne cette indication ».

    Si les informations dont nous disposons aujourd’hui sont plus fines, ce sondage émanant d’un institut réputé, n’avait à priori aucune raison d’être ignoré, pas plus qu’aucun de ceux qui ont été effectué durant cette campagne.

    Même affecté du coefficient de doute raisonnable qu’il faut conserver en présence des sondages, il avait le mérite de rendre clairement lisible l’hypothèse d’un vote trés massif en faveur de Nicolas Sarkozy chez les français les plus âgés.

    Et la réalité du vote observé lui a donné raison sur ce point.

    Certes, les chiffres publiés par IPSOS, recueillis lors d’un sondage sortie des urnes auprès d’un échantillon de 3000 personnes, donnent des résultats sensiblement différents :

    Le vote Sarkozy / Royal par tranche d’âge 18 à 24 ans 42% / 58% 25 à 34 ans 57% / 43% 35 à 44 ans 50% / 50% 45 à 59 ans 45% / 55% 60 à 69 ans 61% / 39% 70 et plus 68% / 32%

    en particulier pour la classe d’âge 25-34 ans ou Nicolas Sarkozy a obtenu 57% des votes, ce qui dément la lecture simpliste suggérée par le précédent sondage.

    Pour autant, la différence des votes entre la population active et les retraités n’en reste pas moins frappante.

    Si dans toutes les classes d’âge, la marge en faveur d’un des deux candidats n’excède pas 8 points, entre 60 et 69 ans ans elle passe à 11 en faveur de Sarkozy et bondit à 18 à partir de 70 ans.

    Au delà des écarts inévitables entre les résultats des différentes études, il s’agit bien là d’une tendance lourde, que tous les observateurs constatent.

    Pascal Perineau, le directeur du Cevipof analysait ainsi les résultat du premier tour :

    « Nicolas Sarkozy est en dessous de sa moyenne nationale chez les 18-24 ans et les 25-34 ans, et il n’atteint son niveau national pour le dépasser que chez les électeurs d’âge mûr, et particulièrement chez les plus de 60 ans.

    Mais il faut bien voir que la société française vieillit dans sa structure socio-démographique, un mouvement que la candidat a épousé, parvenant à séduire des pourcentages extrêmement élevés chez les 60-69 ans (41 %) et chez les 70 ans et plus (46 %). » [1]

    Stéphane Zumsteeg, directeur du département opinion d’Ipsos, note que Sarkozy a réalisé au premier tour un score impressionnant chez les 60 ans et plus qui se situent traditionnellement à droite, et que « chez les plus de 70 ans par exemple, Chirac récoltait 34% des voix en 2002. Là, Sarkozy fait le plein à plus de 44%. »

    Le sondage Ifop du 23 avril indiquait - à tort - que l’élection se jouait au delà de 65 ans. Pourtant, là encore, même si l’imperfection de l’outil est manifeste, la tendance elle, est bien réelle, et le rôle déterminant des électeurs âgés dans la victoire de Nicolas Sarkozy incontestable.

    Avec un corps électoral agé de 65 ans et plus de 10 millions d’électeurs, un taux d’abstention de l’ordre de 20%, 15 points de marge en faveur de Nicolas Sarkozy pèsent 1 200 000 voix.

    Interrogé par le quotidien 20 minutes, le sociologue Louis Chauvel affirme : « Si on retirait le droit de vote aux plus de 68 ans, Ségolène Royal serait effectivement élue ».

    Sus aux seniors ?

    Commentant les résultats du sondage de l’IFOP, nous écrivions :

    Voila donc une réalité sociologique inattendue. C’est le vieillissement de la population qui tire le corps électoral français vers la droite.

    Loin d’être le candidat du travail et des forces vives comme son discours volontariste semble l’affirmer, Nicolas Sarkozy serait en fait celui de l’inquiètude et des peurs ressenties par une population vieillissante, devant une modernité qui la bouscule et qu’elle refuse

    Ces propos nous ont été vivement reprochés par M. Jacques G. qui écrit :

    « vous réussissez à faire la promo de l’âgisme qui est une des plaies modernes de ce pays.Vous opposez les jeunes qui ont l’esprit ouvert et dynamique, aux vieux qui votent Sarko, réactionnaires et avachis. Vous dénoncez l’intolérance par une intolérance pire encore ».

    Faut-il préciser qu’il n’y avait là aucune intention de stigmatiser les seniors, ou de remettre en cause la légitimité de leur choix ?

    Il s’agissait simplement d’attirer l’attention sur la distance considérable existant entre le discours du candidat, essentiellement axé sur le travail, et l’écho réel qu’il pouvait rencontrer dans la population.

    De fait, ce ne sont evidemment pas les appels à « travailler plus pour gagner plus » ou à « libérer le travail » qui peuvent expliquer le vote des plus de 60 ans.

    Il faut chercher leurs motivations ailleurs, dans le désir de protection et d’ordre qui répondent à des peurs et des inquiétudes devant un monde qui change.

    Dialoguant le 4 mai avec les lecteurs du Monde, Dominique Reynié, enseignant à l’IEP déclarait :

    « un pays qui vieillit démographiquement est un pays à l’intérieur duquel les peurs sont plus nombreuses, plus grandes, la demande de protection est plus forte, le conservatisme est plus affirmé, la demande de repli plus forte. C’est pourquoi on peut considérer que la France s’installe dans une culture de droite ».

    De la même façon, le sociologue Louis Chauvel considère que :

    « c’est la peur et le sentiment d’insécurité qui ont pris le dessus chez les 12 millions d’inactifs âgés en France. Parmi eux, 70% sont propriétaires d’un bien immobilier dont la valeur a au moins été multipliée par deux, en dix ans. Pour ceux-ci, la retraite est un droit sans contrepartie, un revenu quasiment constitutionnel. Or Nicolas Sarkozy promet une baisse des impôts et une augmentation des revenus du travail. Ceci explique cela ».

    Commentant un sondage LH2 sur le vote du premier tour, Le Monde notait : « 83 % de ceux qui ont voté pour le candidat de l’UMP (contre 27 % des royalistes) réclament une société avec plus d’ordre et d’autorité ».

    Vive la France, la vieille France, celle qui a oublie son histoire ou qui ne veut pas la voir...

    Sur ce je vous laisse et vous donne rendez-vous en Mai 2008 pour feter les 40 ans de Mai 68...

    Venez avec des pelles, ca va servir

    Gongombre



  • gongombre 11 mai 2007 21:24

    C’est tout a fait cela que je ressens. Tout cela est bien triste...



  • gongombre 11 mai 2007 21:21

    May 10, 2007

    Pétain to Sarkozy French National Revolution

    By JOHN HELLMAN

    In his first speech to supporters after his election on May 6, 2007 Nicolas Sarkozy said the time had come for radical change in France : « The French have spoken. They want to break with the old ideas and way of doing things. That’s why I’ll make certain values honourable again. Work, for example, as well as authority, moral principles and respect. » M. Sarkozy was elected with the overwhelming support of voters over 65, many of whom were fearful of ’civic unrest’ France had been experiencing, particularly in the two months of riots of 2005. In the context of a divided and troubled national community Sarkozy’s appeal had a certain similarity with the famous summons of Philippe Pétain, in 1940, for France to undertake a National Revolution with the slogan « Travail, Famille, Patrie ». The wide support for Nikolas Sarkozy’s call for radical change in the French presidential elections of May 2007 can reminder us that from July 1940 the French government faced little opposition in abandoning many of the basic principles of liberal democracy, and of the Declaration of the Rights of Man. Sarkozy, like Pétain, promised to change France dramatically, engender a great national transformation, in the months following his taking power. In fact war-time France under Pétain would change more radically in a few months than at anytime since the Revolution of 1789 with widespread deportations, forced resignations, demotions, confiscations of property and internments of both French citizens and immigrants. Marshall Pétain’s National Revolution put troublesome, often foreign, minorities in their place and make a hard-working, prideful and moral ’France for the French’. Those who resisted this agenda were treated harshly as France, particulary by 1944, became a country which was Fascist or National Socialist in all but name. France in 2007 seems again tempted to abandon liberal democracy in the hope to restoring law and order in a strong, renewed national community.

    Post-war France had difficulty coming to terms with what really happened during Pétain’s Révolution Nationale. Foreign historians doing research in Paris as late as the 1960s talked more freely and frankly with one another about what had happened in war time than was possible with even close French friends. All historians had to be wary of the sensitivities of the French historical establishment, and of powerful French interest groups such as the Communist Party, in seeking out archival materials or interviews. The French still tended to see their country as having been liberated by the Resistance, while few of their countrymen had collaborated with the Germans. The French establishment had little interest in encouraging the study of the more painful and divisive elements aspects of war-time France —particularly while a committed ’lobby’ in academic, publishing and cultural life actively worked to defend the image of Pétain and his regime.

    French historians of World War II ignored those considerable archival records of the Germans who had occupied France, which —once perused - had to make French monographs seem incomplete and effect a revolution in French historical understanding. Yet archives relating to home grown, large scale French fascist or national-socialist groups often seemed inaccessible —as did records of the French government’s internment of Communists, immigrants, and Jews, and the major French and Swiss logistical contributions to the German war effort (and of the allied bombings intended to disrupt them). Foreign historians discovered widespread French resentment at the damage done by allied bombardments, at the activities of several Resistance groups and fear of them among the general population. The German occupation of France was found to have been experienced differently than « the Gospel according to de Gaulle » would have it.

    Imitation of German racial policies suggested that the French « National Revolution » of 1940-44 was in fact more « fascist » that that of countries usually categorised as such, and the fading of the Resistance myth revealed a more accurate picture of the evolving attitudes of ordinary people. Fresh post-war historiographical trends such as the « histoire des mentalités » and the history of memory were revealed to have been born in the « New Middle Ages » of the German occupation. Initiatives to rethink health and create a « new man » under Vichy had included those of brilliant Nobel Prize winners. Rethinking the entire historical process, the personal sense of time, in elite leadership schools inspired by « original National-Socialism » or communitarian personalism changed the memories and sense of self of young people to fit the European New Order.

    In recent years, extreme right wing « non-conformist » ideas of the 1930s have reappeared in different - neo-conservative —guise. Racism and exclusionary language, taboo in much public discourse since the German Occupation began reappearing in highbrow literature, philosophy, and political discourse to the point where an historian caused a minor scandal by pointing this out.

    As few as ten people, mostly Paris-based, have shaped what has been taught and published about fascism and World War II in France. Nicolas Sarkozy seems to favour the enduring centrality of French academic, political, publishing, and journalistic life —despite the hesitancy in France’s academic establishment to discard the « immunity thesis » (the idea that France was immune to the fascist virus that infected much of pre-war Europe —a point of view completely discredited outside of France). Despite his documented wartime racism, and Sciences Po student protests, that institution named its new library after a prominent professor who altered his lectures there along racist lines in occupied Paris. The victory of Nicolas Sarkozy (who studied at Science Po), despite what a number of observers described as his fascist and racist characteristics, suggests that remembering France’s disgraced « National Revolution » under Pétain is important. M. Sarkozy has found faults in Islamic religious culture’s effects on women intolerable but not the effects on women of those paternalistic, totalitarian and anti-liberal Catholic ’new movements’ which favoured his candidacy or the repressive policies of Israeli political leaders like Sarkozy’s long-time friend Benjamin Netanyahu.

    In a speech in Nice on March 30, 2007 Nicolas Sarkozy provided an intimation of the role of the memory of Pétain’s National Revolution in the French and Christian Revolution in which he would, once elected President, engage France. He intended, he said, restore a sense of pride in being French by encouraging the acceptance of the history of France as it was, and rejecting the initiatives of those who would make younger people feel a need to expiate for the ’supposed’ sins of their fathers, or forefathers. France, he said, « had no need to be embarrassed about her past ». All of the French were not Pétainists and if certain French people denounced Jews to the Gestapo, others ’beaucoup plus nombreux’ risked their lives to help them. And in the colonies, too, there were many good people who did not exploit anyone, who built roads, hospitals, schools, and who taught or were care-givers, who had planted vineyards and orchards on arid soil and then, when they had to choose « between the suitcase and the coffin », left everything behind. Respect was due these displaced colonialists, and those indigenous people who fought to defend the French colonial empire. In the April 22 -May 6 elections, Sarkozy said, French people had to chose ’entre ceux qui sont attachés à l’identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d’existence qu’elle n’a même pas d’identité.’ He had already proposed, three years earlier, that the government abandon separation between Church and state and help restore French national identity by subsidizing religious schools.

    According to Nicolas Sarkozy, France has not remembered the Vichy regime, or the war in Algeria, in the way they should be remembered : as part of France’s essence, her fundamental identity. But to follow President Sarkozy and resurrect a strong sense of French identity by remembering Vichy and Algeria « without embarrassment » would be to forget that Pétain’s National Revolution and the French Colonial Empire inflicted great sufferings on, even cost the lives of, hundreds of thousands of innocent people.

    John Hellman, is Professor of History, at McGill University and author, most recently, of The communitarian third way Alexandre Marc’s Ordre Nouveau, 1930-2000 (Montreal ; Ithaca : McGill-Queen’s University Press, 2003).







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