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grayswandyr

Juriste, spécialiste du notariat, maître en droit, ancien diplômé premier clerc, gestionnaire de patrimoine, la trentaine bien sonnée, à côté de çà un citoyen lambda...

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  • grayswandyr 7 janvier 2009 05:50

    Bref, court et concis. 
    Une juste analyse d’une décennie de spéculation immobilière fondée sur la folie, l’appât du gain et le doux mirage d’une plus-value mirobolante. Ma fonction de gestionnaire de patrimoine purement immobilier (juriste du notariat) m’autorise à dire que cette situation évoquée ci-dessus était connue de la profession immobilière depuis deux ans maintenant. (Et je suis bien placé pour le savoir).
    Maintenant, vous croyez que les institutionnels de l’immobilier auraient relayé l’info auprès des mass médias, vous rigolez ou quoi ? Plutôt promouvoir la désinformation oui !
    Inutile de sortir de St Cyr pour comparer les courbes de croissance économique avec les courbes de (dé)croissance de notre pouvoir d’achat sur les 10 dernières années pour comprendre qu’à un moment donné ca casse !

    Eh, les gars, réveillez-vous ! La fête est terminée.

    Alors tous les pauvres gens à qui on a bien voulu faire mirroiter l’accession foncière moyennant des prêts (si possible à taux révisable mal ou pas capés) d’une durée de 20 à 50 ans (! !!) vont sentir passer la douloureuse.
    Lors de la bulle du début des années 90, la spéculation était le fait de marchand de biens et banquiers spéculateurs ; des gens y ont perdu de l’argent mais ils n’étaient pas les principaux acteurs de ce drame.
    La baisse d’aujourd’hui est beaucoup plus conjoncturelle et concerne essentiellement les ménages.
    Cette crise de confiance dans le système actuel va réactiver le vieux réflexe français du bas de laine en période de disette, et ce, pour une période indéterminée.
    Pourquoi les prix sont trop chers ?
    Simple : les gens qui ont acheté (souvent déjà cher) veulent au mieux faire une plus-value au pire récupérer leurs billes.
    L’idée de vendre à perte certainement pas. Pas encore...
    Et pourtant, pour les plus pressés (les promoteurs avec leurs cartons plein de logements invendus) et les petits épargnants coincés (dont les moyens financiers ne permettaient décemment pas l’achat - merci les banques !) ça viendra.
    Et ce sont les mêmes institutionnels qui refusent de vous prêter aujourd’hui qui vous rachèteront demain.
    Machiavel aurait certainement laissé pourrir le fruit encore un peu - il n’est pas assez mûr ... pour le ramasser et s’en délecter.
    La boucle est bouclée.
    Bien à vous et bonne année à tous ....







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