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hd34

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  • hd34 14 novembre 2007 11:21

    Enfin, j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi l’ecole, et notamment l’école maternelle, ne peut pas accueillir d’enfants handicapés, quels sont les impératifs de « programme » que la présence d’enfants handicapés ferait cruellement « manquer » aux autres enfants ! Mon avis après consultation de la littérature internationale est que cette spécificité française (école maternelle) est plutôt à la source des échecs que rencontrent les petits français quand on compare leur niveau avec les autres petits européeens...Cette confrontation des enfants dès leur plus jeune âge à des enseignants stressés par un programme obligé ! Comme me disait un pédiatre récemment « la pédagogie est telle en France que plus on leur met d’école, plus ils sont en échec... » Car en plus, en France, non seulement nous avons l’école maternelle,avec certains enseignants complètement paniqués sur la conduite des « programmes », mais les petits français sont ceux qui qui passent le plus de temps à l’école, avec à la fin, une comparaison européenne très défavorable quant à leur niveau ! faut-il rappeler encore une fois que les petits Allemands n’ont d’école maternelle, et ensuite pas de cours l’après-midi ?? Mais nous, malgré nos 800 heures de cours annuelles (contre 500 heures pour les petits finlandais, les enfants qui réussissent le mieux à l’école, loin, très loin devant nos enfants !), nous n’avons pas le temps à consacrer à l’accueil des enfants handicapés ! Car nous, dès le début, nous soumettons nos enfants à une logique de performance, jaugés à l’échelle d’un PROGRAMME qu’il faut ingurgiter coute que coute sinon vous ne vous rendez pas compte, c’est l’échec ! sans voir que c’est ce gavage, cette confrontation permanente à des impératifs de réussite dans leurs apprentissages qui dégoute et stresse nos enfants, et les détourne de l’école ! une tête bien pleine au lieu d’une tete bien faite...Car en plus, nos enfants sont bien premiers Européeens, mais dans une catégorie bien précise : le stress ! Il faut avoir entendu une institutrice gronder un enfant de moyenne section « non ça ne va pas, tu ne colories pas assez vite » (pas mon fils, mais un enfant ’normal’) pour se rendre compte dans quelle école nous envoyons nos enfants...

    alors non, nous n’avons pas le temps pour accueillir d’autres enfants ! il y a le programme à respecter ! il faut mettre encore plus d’heures de cours ! stresser encore plus nos enfants ! colorier plus vite, sinon ça ne va pas ! il ya le programme ! la découvertes de autres « différents », ce sera pour ... Le résultat, c’est des têtes bien pleines, mais pas bien faites, et des enfants stressés, les premiers stressés en Europe...quant aux handicapés...vous n’y pensez pas, ils vont faire nous faire prendre du retard sur le programme !



  • hd34 31 octobre 2007 17:25

    Bonjour, ce qui m’embete dans l’article d’alice,c’est le côté hystérisant de l’article, avec beaucoup de dramatisation entachée parfois de mauvaise foi. Par ex, l’horaire des réunions : les réunions psychoéducatives peuvent très bien avoir lieu entre midi et 2. Donc le couplet gémissant sur le fait qu’on doit laisser la classe à ses collègues, (source de pbs, etc...) n’a pas lieu d’etre. C’est ce qu’ont toujours fait les enseignants de mon fils. (et nous arrange, nous parents qui travaillons). Mon fils n’est pas autiste, mais dyspraxique, (fortement), avec un (petit) retard de parole, mais une intelligence normale dans un corps qui ne lui obéit pas. La première année (petite section) s’est bien passée, avec un instituteur qui a développé des stratégies pour pouvoir évaluer mon fils (qui dessine très mal, ne découpe pas, etc...) . Cet instituteur avait insisté pour l’avoir l’année suivante en moyenne section, mon fils mais également une petite fille de sa classe qui avait des troubles du comportement, et ce dans le cadre d’une classe double niveau petit-moyen. Donc ça c’est aussi pour le couplet gémissant « personne ne veut des enfants à pbs ». Si. Ex cet instituteur, qui voulait les 2 enfants à pb de l’école....Nous avons refusé, voulant une classe à simple niveau (bête erreur, mais nous avions peur que notre fils dans une classe double niveau soit attiré par les activités des petits, qui le mettent moins en difficulté). Et là nous sommes tombés sur une institutrice complètement dépassée, qui malgré notre aide (documentation, « comment évaluer un enfant dyspraxique etc... ») ET la présence d’un AVS (qui n’était pas présent pour la première année, l’instituteur ayant voulu autonomiser notre fils le plus possible) n’a rien voulu mettre en place...jusqu’au moment où elle s’est faite taper sur les doigts par le médecin de la PMI et l’enseignant référent. Une fois une certaine « stratégie » mise en place (dans le cas de mon fils= décomposition des taches et évaluation sur verbalisation), évidemment, elle s’est rendue compte que mon fils avait les compétences qu’elle lui déniait complètement (elle avait même mis en doute sa propreté diurne, on était dans un discours agressif complètement déconnecté de la réalité). Ce qui me chagrine dans votre témoignage, c’est le « ton » général de cette institutrice que j’ai retrouvé dans votre témoignage : - la perception de la classe comme un milieu hostile, où la mission première est de ne pas être pas débordé, - l’oubli que pour les enfants, apprendre est un acte amusant, que c’est en s’amusant qu’on apprend, être bon à l’école étant directement lié l’estime de soi (fait bien connu dans les pays du nord mais peu ici, où on préfère raisonner en termes de « capacités », voire de « bosse des maths » ! à noter que je suis une ancienne première-de-la-classe, Ingénieur de l’Ecole Centrale Paris, Doctorat de Biophysique Moleculaire, actuellement Chercheuse au CNRS, donc je sais pourquoi un enfant VEUT être « bon » à l’école) - dans ce cadre, les enfants apparaissent comme moins notés sur leurs acquis et compétences que sur leur capacité à être sage (voir l’affection toute particulière dont Alice parle des petites filles bien sages...Il est facile d’imaginer que les petits garcons doivent régulièrement mettre ses nerfs à rude épreuve !) - tout grain de sable (ici mon fils, qui n’a aucun pb de comportement !) non prévu vient faire dérailler la belle machine - l’enfant « perturbateur » fait prendre conscience à l’enseignant des limites des ses compétences et ressources, ce qui est vécu négativement évidemment, mais n’est pas pris comme un signal pour se remettre en question et développer d’autres stratégies - l’agressivité qui suit la prise de conscience de ses limites est retournée contre l’enfant, dont on commence à nier les qualités, un processus de « chosification » se met en place, bien connu de tous ceux qui travaillent sur l’exclusion (on commence à dénier à l’autre ses qualités d’humain pour pouvoir l’exclure en bonne conscience).

    Cette année, mon fils est en GS, avec une autre institrice (qui était VONTAIRE l’avoir puisque directrice de l’école, et ayant à ce titre assisté aux réunions psychoéducatives), une classe double niveau (je précise) et CA SE PASSE BIEN.

    De fait, Alice a surtout reçu le support de collègues féminines ; mais c’est bien connu que les hommes sont moins désarçonnés par le non-routinier que les femmes. C’est certain que mon fils (dont l’évaluation est problématique en école maternelle, c’est très clair pour nous) a été bien pris en main la première année parce que c’était un homme, et cette année parce que c’est une JEUNE femme, pleine de ressources.

    Ce qui me chagrine vraiment, c’est au fond cette conception de l’enseignement où la transmission des savoirs est vécue comme un acte coercitif uniformisateur, (d’où le stress !) où fatalement les handicapés apparaissent comme au bas de l’échelle, mais s’ils n’étaient pas là, ce seraient les petits garçons turbulents (car oui les petits garçons sont souvent plus turbulents que les petites filles), bref tous les petits grains de sable non conformes ... L’école en France est devenue une école à produire des petits moutons bien sages, avec des enseignants crispés sur le PROGRAMME (y compris en maternelle ! alors que les allemands qui commencent l’école à 6 ans, SANS maternelle, ont 2 fois plus de prix Nobel que nous...)...Que c’est triste dans la patrie de Montaigne... Maintenant, c’est « une tête bien pleine, au lieu d’une tête bien faite... »

    Vivement que les hommes repostulent à l’éducation nationale ! je suis une femme, mais force est de constater que les femmes sont beaucoup plus « normatives » que les hommes à l’éducation nationale, sont beaucoup plus stressées, ont du coup beaucoup plus de mal à faire face à l’imprévu dans leur pratique professionnelle et vont plus facilement stigmatiser les enfants-grain-de-sable ! (car ce sont les memes qui convoquent les parents d’enfants « normaux » pour un oui ou pour un non, et ce dès la maternelle ! et ça c’est mon expérience de parent d’enfant différent confrontée avec les parents d’enfants « normaux ») J’ai envie de vous dire « enseignez dans la joie » ou changez de métier ! car vous allez casser les enfants, normaux et « différents » !







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