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Henrique Diaz

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Derniers commentaires

  • Par Henrique Diaz (---.---.---.2) 12 mai 16:57
    Henrique Diaz

    M. Dupont : Pourriez-vous nous donner des liens attestant les demandes de Mme Levy à être reçue par Mr Plenel ?

    M. Gruni  : il vous suffit de lire l’article de Mme Levy que j’ai mis en lien dans mon texte.

    M. Dupont : J’ai lu votre article et c’est pourquoi je vous demandais d’ou tenez -vous que Mme Lévy soit frustrée...

    M. Gruni n’a pas dit « il vous suffit de lire mon article » mais « de lire l’article de Mme Levy que j’ai mis en lien dans mon texte ».

  • Par Henrique Diaz (---.---.---.2) 12 mai 16:07
    Henrique Diaz

    Bonjour El Lathus,
    Merci pour cette longue réponse dont je partage beaucoup de vues.
    Toutefois, si ce que vous dites sur le chômage et l’obsolescence programmée conduit à réduire le temps de travail, à 32 voire 25 heures, je n’y vois pas d’opposition de principe, mais s’il s’agit au final d’arriver à un revenu universel où on pourrait compter sur les machines pour travailler à notre place, je me permettrai de vous renvoyer à ces commentaires que j’ai pu faire ailleurs :
    http://www.agoravox.fr/tribune-libr...
    http://www.agoravox.fr/tribune-libr...

    Sur le fond, vous dites je pense qu’un jeune pourrait accepter beaucoup plus facilement les idées nouvelles qu’un vieux. Je ne sais quel âge vous avez, j’en ai un peu plus de 40, je suis donc un vieux pour la plupart des jeunes et il se trouve que j’en fréquente régulièrement, je peux vous dire que chaque fois qu’il s’agit de les faire penser en dehors des sentiers battus, c’est-à-dire de l’espèce de pensée dominante qu’il perçoivent dans la société de consommation dont ils se croient les (enfants) rois, c’est très difficile. La bêtise n’est malheureusement pas l’apanage de la vieillesse, de même que l’intelligence, ou au moins le désir de comprendre.

    Quant à moi, j’ai certainement bien des rigidités, mais déjà j’essaye de comprendre en général les gens avec qui je ne suis pas d’accord, j’essaye de tester leurs arguments pour voir comment ils tiennent la route, tout en acceptant qu’on fasse de même avec mes arguments. Il me semble que c’est la base de toute ouverture d’esprit qui n’est pas pour autant une mentalité de girouette qui se contente de suivre le sens du vent.

    Quant aux groupes déjà constitués, il n’est pas surprenant qu’ils se reconnaissent sur un ensemble d’idées, mais il y a ceux en effet où l’échange libre d’idées est encouragé et ceux où on s’en tient aux idées fondatrices ou bien à celles des dirigeants. Maintenant, c’est sûr que si vous arrivez dans n’importe quel groupe, y compris constitué de jeunes en priorité, en disant « hé les mecs, j’ai trouvé la solution à tous nos problèmes, faut transmettre tout de suite ça à la France entière », vous risquez être accueilli avec une méfiance ou un scepticisme courtois. 

    Maintenant si vous voulez faire évoluer un groupe communiste en lui expliquant que le capitalisme, c"est très bien pour le social, vous avez raison de penser que c’est peine perdue. Mais ce n’est pas une question de jeunesse ou de vieillesse, c’est juste une question de logique des groupes. En gros plus un groupe est important et ancien, plus il est difficile de changer ses idées principales mais cela peut arriver et pas forcément en mieux. C’est le cas par exemple du Parti socialiste après la guerre, qui passe de parti populaire de Jaurès à parti de nantis de Guy Mollet, ce qui n’empêche pas suite aux échecs électoraux de revenir à une approche plus authentiquement socialiste à la fin des années 60 pour revenir finalement à ses anciens démons depuis 83.

    Après, les partis, ce n’est certes pas l’idéal, mais déjà quand il y en a plusieurs comme au FdG, cela évite les tentations hégémoniques et conduit à se concentrer sur l’intérêt général au lieu d’en rester à la recherche de l’intérêt du parti avant tout. Et comment voulez vous convaincre tout un pays du bien fondé de tel changement que vous préconisez si vous n’êtes même pas capable de convaincre et parfois d’appliquer cela dans le groupe dont vous vous sentez le plus proche ?

    Vous le savez bien, il n’existe pas de groupe qui partage exactement toutes vos idées et encore moins qui évolue intellectuellement exactement comme vous. Et ce serait finalement bien triste : qu’auriez vous à lui apporter ?

    Dans toute culture, ce n’est pas en opposant la jeunesse et la vieillesse qu’on avance, c’est en faisant en sorte que les connaissances acquises soient transmises et que la capacité d’innovation et l’enthousiasme renouvelé revivifie l’existant. Si le jeune se dit que le vieux cherche forcément à l’enfermer dans des dogmes incompréhensibles et si le vieux se dit que le jeune cherche forcément à fiche le bazar partout où il passe, sans ranger derrière lui, alors le vieux comme le jeune sont cons. Heureusement pour la culture humaine qu’il y a pu y avoir des gens ouverts, de tous âges, sinon, cela fait longtemps qu’il n’y aurait plus que de la barbarie (dont le nazisme est par exemple une expérience historique).

    Allez à des réunions du Parti de gauche, que j’ai pu fréquenter il y a quelques temps, à moins que ça ait beaucoup changé depuis, vous y trouverez le principe de l’éducation populaire : c’est le peuple qui éduque le peuple, l’éducation du peuple par le peuple, ce qui en gros revient à favoriser la culture du débat, puisque chaque éducateur est à égalité avec les éduqués.

  • Par Henrique Diaz (---.---.---.2) 12 mai 15:12
    Henrique Diaz

    Bonjour Taktak,
    Je sais bien pour le traité de Rome, mais les aspects les plus libéraux du texte ont été mis de côté pendant que De Gaulle était là. Mais quand bien même ce sont les capitalistes qui ont été à l’initiative, cela reste les européens, nous tous par notre travail qui avons construit l’édifice européen. De même pour la France et un grand nombre de ses institutions avant 1789 : certes, c’était dominé par la noblesse et la bourgeoisie et les Etats généraux n’étaient pour le roi qu’une façon de canaliser la colère populaire montante. Fallait-il donc qu’un Robespierre refuse de s’y présenter et dise au peuple « c’est un leurre, venez avec moi ailleurs, ce pays est détenu par des scélérats, il n’est pas réformable » ?
    C’est la même chose au fond pour n’importe quelle usine qu’il s’agit pour un socialiste authentique de socialiser : est-ce parce qu’elle est à l’initiative du bourgeois, organisée selon des règles bourgeoises, que cette usine que l’ouvrier a nourri et fait grandir de son travail, doit être jetée avec l’eau du bain de la révolution ?

  • Par Henrique Diaz (---.---.---.2) 11 mai 19:00
    Henrique Diaz

    Donc au moment des Etats généraux, juste avant la révolution de 1789, puisque ce n’était au départ qu’un moyen de canaliser la colère populaire grandissante, il ne fallait pas participer puisque là, pour le coup, on était quand même encore plus dans un régime centralisé, de monarchie héréditaire. En raisonnant comme cela, en ne cherchant pas à utiliser les brèches de l’histoire quand elles se présentent, histoire de pouvoir garder sa pureté morale et civique, on en serait restés au régime féodal pour l’éternité.

  • Par Henrique Diaz (---.---.---.2) 11 mai 18:50
    Henrique Diaz

    Je ne me suis pas prononcé sur le bienfondé de la publication de cet article. Et je ne vois pas pourquoi l’opinion de l’auteur n’aurait pas le droit d’être exprimée. Bien au contraire, je suis tout à fait pour que toutes les opinions aient droit de cité afin qu’elles puissent être librement discutées et ainsi mutuellement corrigées. Et s’il a voulu être publié, l’auteur s’attendait bien à être critiqué, je crois.

    L’animosité dont vous témoignez à mon encontre indique que j’ai dû dire quelque chose qui vous déplaît fortement. Acceptez d’échanger argument contre argument plutôt que de vous en prendre aux nombreux travers de ma personnalité, afin de faire avancer la réflexion commune.

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