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Derniers commentaires

  • Par Hervé Huntzinger (xxx.xxx.xxx.185) 10 octobre 2007 20:42
    Tchavolo

    Je me permettrais d’être désagréable, mais seulement après avoir félicité la beauté du témoignage de Sil.

    Je comprends, par contre, moins bien le sens du propos. Etant entendu qu’une naïveté trop idéaliste n’a pas plus sa place que la haine des étrangers, où voulez-vous en venir ?

    Voulez-vous dire que les immigrés d’avant étaient mieux que les immigrés de maintenant ? Je n’ose le croire. D’ailleurs, lors de la crise des années 1930 les pires horreurs ont été dites sur les "Européens qui voulaient s’intégrer le plus vite possible" (dixit Gérald) et les pires choses leur ont été faite. L’intégration de ces immigrés s’est faite dans la haine et la douleur. Seul l’oubli a embelli ces immigrés (par ailleurs mieux placés sur l’échelle européenne du racisme).

    Voulez-vous dire que les immigrés d’aujourd’hui sont des fainéants, fraudeurs, qui ne pensent qu’à gruger les assedics, la sécu, etc ? Si c’était le cas, nous baignerions en plein cliché. J’entend souvent parler de ces immigrés qui fraudent la sécu en utilisant à plusieurs la même carte. Soit l’on est français (et couvert) soit l’on est étranger en situation régulière (et couvert aussi). Seul les sans-papiers ont une raison de recourir à cette fraude. Mais la conclusion qu’on en tire, c’est que ce sont toujours les étrangers qui fraudent.

    Concrètement quelle est votre position. Faut-il restreindre l’asile politique ? Faut-il établir des quotats en fonction du pays d’origine ? Faut-il filtrer les immigrés en fonction de leur diplôme ? Faut-il restreindre le regroupement familial ? Faut-il renvoyer massivement les sans-papiers ? Ou alors les régulariser ?

    Votre témoignage ne donne finalement que peu de clé face aux enjeux concrets.

    Cela dit, j’ai apprécié de lire l’histoire de votre famille.

  • Par Hervé Huntzinger (xxx.xxx.xxx.185) 21 septembre 2007 18:31
    Tchavolo

    Mais que vont penser les socialistes de Montcuq ?

  • Par Hervé Huntzinger (xxx.xxx.xxx.185) 8 août 2007 02:07
    Tchavolo

    Juste un petit détail qui ne concerne pas le fond de l’article.

    Vous écrivez : "Ces deux concepts ont jusqu’à présent été inconnus du droit de la République, lequel ne connaît que la distinction entre Français et étrangers et refuse toute reconnaissance de « droits collectifs » à quelque fraction des citoyens que ce soit et toute distinction juridique à caractère ethniciste."

    Ce n’est pas tout à fait correct. La catégorie de race n’est pas totalement étrangère au droit français, contrairement à ce qu’on peut croire d’ordinaire :

    Dans le Journal Officiel de la République Française du 8 novembre 1928 figure un décret qui a survécu jusqu’en 1954 :

    "Article 1. Tout individu, né sur le territoire de l’Indochine de parents dont l’un, demeuré légalement inconnu, est présumé de race française, pourra obtenir, conformément aux dispositions du présent décret, la reconnaissance de la qualité de français. Article 2. La présomption que le père ou la mère demeuré légalement inconnu est d’origine et de race françaises peut être établie par tous les moyens. Les principaux éléments d’appréciation sont le nom que porte l’enfant, le fait qu’il a reçu une formation, une éducation et une culture française, sa situation dans la société."

    Voir l’excellent ouvrage d’Emmanuelle Saada, Les Enfants de la Colonie, 2007.

    Ne croyez donc pas que le droit français soit imperméable à ce genre de concept. Tout récemment la mésaventure de Brigitte Abitbol à qui l’administration a demandé un certificat de religion pour aider à établir sa nationalité française à l’occasion d’un simple renouvellement de carte natioanle d’identité.

    Veuillez m’excusez de ce post un peu décalé par rapport au débat de fond sur les minorités nationales. Mais peut-être qu’il n’en est pas si éloigné ?

  • Par Hervé Huntzinger (xxx.xxx.xxx.185) 6 août 2007 00:36
    Tchavolo

    @Dan51

    Je suis enseignant. J’ai plusieurs amis qui sont éducateurs spécialisés et qui travaillent dans des centres d’accueil de "réinsertion" (je ne sais pas si le terme est exact). Je ne nie pas le fait qu’une personne désocialisée (à la rue ou longtemps isolée chez elle) perd certaines notions essentielles dans le monde du travail, notamment la capacité à être présent à une heure précise dans un lieu précis pour un rendez-vous.

    Je ne conteste pas la nécessité de réapprendre cela, mais plutôt le fait de profiter de la grande dépendance de ces personnes pour les faire travailler pour des cacahuètes. Ce type de démarche s’apparente à une charité qu’il faut mériter et qui différencie le bon pauvre du mauvais pauvre. Même si dans la réalité, il y a des personnes qui semblent "profiter" du système d’indemnités et de réinsertion, le principe ne devrait pas oublier le caractère normal de celui-ci.

    Insister sur la valeur du travail qui se perd (surtout chez les pauvres) est une étape du raisonnement qui conduit à considérer la responsabilité sociale envers les chômeurs comme un cadeau généreux qu’il faut mériter. Cela dit rien ne vous empêche de le penser. Je crois cependant qu’une telle position est très dangereuse. Si l’on prend en compte tous les aspects de la vie, personne n’y gagne.

  • Par Hervé Huntzinger (xxx.xxx.xxx.185) 5 août 2007 13:01
    Tchavolo

    J’en rajoute une couche :

    Jamais, à aucun moment, y compris dans les réflexion des fondateurs, la démocratie ne s’est limité aux urnes. Le pouvoir démocratique se fonde sur la légitimité (donnée par les urnes) et sur la confiance, qui doit avoir des canaux pour s’exprimer entre les échéances électorales. Comment doit-elle s’exprimer et s’entretenir ? C’est une question vieille comme la démocratie. On a tenté le rappel aux urnes (comme en Californie), on a tenté le mandat impératif (mais il empêche le débat parlementaire), etc. Finalement, la principale solution consiste à ne pas entraver le travail de défiance envers les hommes politiques (information libre, manifestation publique, etc.). La manif n’est donc pas un acte anti-démocratique car contraire aux élection, mais un acte démocratique qui vise à mettre à l’épreuve de la confiance les élus. C’est un acte sain et normal.

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