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hey ! dson

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  • hey ! dson 7 juillet 2007 13:41

    Maitre de Conf à l’université, je suis amené à communiquer avec les élèves de 1eres et terminales à travers la présentation des formations aux forums étudiants. Ces journées nous amènent à discuter et expliquer à ces futurs étudiants les différentes orientations possibles après le bac. En fait, nous constatons qu’ils ne savent quasiment rien de ce qui peut se faire après le bac. De plus, lors de ces forums j’ai fait (je devrais dire nous) les constatations suivantes :

    - A chaque fois (j’insiste car c’est réellement systématique), les conseillers d’orientations passent dans les allées, prennent les plaquettes des formations proposées, parfois envoient leur secrétaire à leur place (si si), ne prennent aucunement le temps de discuter avec les formateurs, des profils des étudiants, de leurs accueil, des débouchés, des taux de réussite, d’insertion, de l’adéquation d’une formation avec le marché de l’emploi local, régional ou national etc etc... Ils ne cherchent même pas à orienter les élèves qui les accompagnent, qui sont lachés, tout intimidé pour beaucoup, dans les allées du forum. Nous de notre côté, nous sommes stupéfaits de constater que nous devons tout expliquer des formations post bacs, des notres évidemment, mais aussi de toutes les autres, universitaires ou non... Nous sommes, participants à ces forums, consternés de cette situation.

    - Deuxième point, qui montre à quel point le système marche sur la tête. Dans bon nombre de lycées, les profs n’orientent pas les élèves en fonction de leurs désirs probables, ou de leurs affinités particulières. En effet, il orientent les élèves, tout naturellement vers leurs propres formations, pour les garder, « faire du chiffre », dans la crainte que les formations dispensées au lycée post bac, ne soient pas remplies et risquent donc la fermeture. Un exemple : depuis quelques années, des classes préparatoires de certains lycées, incitent très fortement leurs élèves à les intégrer même si l’élève a 7 en maths et 7 en physiques smiley !! Ils leurs font miroiter les diplômes d’ingénieurs, mais ils savent pertinemment que si les élèves y vont (et souvent il y vont quand ils ont le bac), ils vont échoués, perdre confiance, perdre leur temps (1 à 2 années) et avoir toutes les difficultés à se réorienter.

    - Dans certains lycées on va même jusqu’à mentir aux élèves sur les formations post bac, pour les garder ou les orienter suivant les désidératas et les idées préconçues des profs. Nous n’avons même pas le droit nous ,formations universitaires ou écoles d’ingés, d’y rentrer pour présenter le système !!! Comment voulez vous qu’ils s’en sortent les élèves. Un exemple, j’ai une thésarde qui a appris en ayant son poste de monitrice (enseignante bac +5), que la formation à laquelle elle aspirait au lycée existait à l’IUT et que sa conseillère d’orientation, ses profs ne le lui ont jamais appris (ce n’est qu’un exemple, j’en ai plein d’autres).

    Bref, parents et élèves, je vous conseille de faire attention aux discours des profs et conseillers d’éducations de certains lycées, venez aux forums étudiants, allez à la rencontre des formateurs quel que soient les niveaux, et parlez en avec eux, ils vous répondront. Ne vous laissez pas faire systématiquement par les orientations toutes faites par les conseils de classes, car bien souvent ceux-ci et j’en suis désolé, ne sont pas impartiaux smiley et partent de principes préformatés.


  • hey ! dson 7 juillet 2007 08:56

    Pour les bac+5 et bac+8, j’abordais la mise en concurrence directe de ces 2 niveaux de formation, ingénieur d’une part et docteur d’autre part. Un master recherche (bac+5 universitaire) est assez difficilement « insérable » dans le marché de l’emploi, c’est mieux pour le master pro.

    Pour fréquenter très étroitement toutes ces formations, dans 8 cas sur 10, un bac +8 universitaire sait mené un projet alors qu’un bac +5 ingé n’est pas encore autonome. Un master universitaire (recherche ou pro) n’est pas de même niveau qu’un bac +5 ingé simplement parce que les formations universitaires à bac+5 ne couvrent pas le même spectre de compétences théorique et pratique : le différentiel du nombre d’heure d’enseignement est trop important.


  • hey ! dson 6 juillet 2007 15:47

    Assez d’accord avec vous, et j’ajoute que l’insertion professionnelle, l’université la pratique déjà mais tout dépend des filières. Les filières dites scientifiques et techniques comme les IUT (celles que je connais), préparent très bien à l’insertion professionnelle (suffit de voir le dernier rapport sur le système IUT), les licences professionnelles fonctionnent également très bien pour la plupart y compris celles portées par les facultés des sciences. De plus nous savons, avec ces formations nous adapter aux contraintes des débouchés professionnels grâce aux contacts étroits que nous avons avec le monde professionnel. Dans ces filières, près de 30 à 40% des interventions sont données par des professionnels.

    Entre bac +5 et bac +8, la problématique est plutôt culturelle et franco française. J’avais plus d’opportunités de trouver un emploi bien payé dans l’industrie à l’étranger quand France où je me trouvais en concurrence avec des ingés fraichement sortis de l’école et qui savaient à peine mener un projet. Par chance, j’ai trouvé un poste, ce qui m’a permis de rester en France.

    La société stigmatise les formations bouchées que l’on connait tous, car elle sont ouvertes, sans sélection (ou numerus closus) et finalement la situation de ces quelques filières déteint sur le reste.

    Le poids des syndicats et notamment de l’unef est un frein à une gestion cohérente de l’université.

    Dans les formations dans lesquelles j’interviens et que je cogère, c’est le royaume de la débrouillardise pour trouver des financements, pour acheter du matos renover les locaux et tous les tracas quotidiens...

    Il y aurait tellement de choses à dire smiley


  • hey ! dson 5 juillet 2007 20:06

    Il n’y a pas besoin de supprimer 17000 postes pour qu’il y ait baisse de niveau, cette baisse est constante depuis une dizaine d’année au moins. Des Maths théoriques au lycée... cela fait belle lurette qu’il n’y en a plus et tant mieux. Celles ci sont développées plus tard en math sup (d’ailleurs cette année j’ai appris qu’avec 7 en math et 6 physique quelques classes prépa acceptent des élèves pour remplir les quotas et ne pas fermer) ou ailleurs dans les filières spécialisées de l’université. Faut pas se leurrer, si la baisse de niveau empêchait d’accéder aux études supérieures cela se serait vu depuis longtemps, et les Bac pro ne se retrouverait pas sur les bancs de la fac désoeuvrés parce que personne ne leur dit qu’il n’ont pas reçu une formation leur permettant de poursuivre des études longues, que leur diplôme est terminal...ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

    Instruire la jeunesse a un prix, c’est sûr, et les 17000 postes ne vont pas dans le bon sens. Mais le but est avant tout économique à court terme, il faudra faire aussi bien (pression de la société oblige) avec moins de moyens humains et matériel ce que l’on connait nous même déjà depuis trop longtemps, d’où l’obligation de s’investir dans de multiples fonctions en enseignement, en recherche et administrative. Ce sont ces dernières d’ailleurs qui nous prennent de plus en plus de temps. Mais finalement, nous sommes nous mêmes responsables de notre fonctionnement.


  • hey ! dson 5 juillet 2007 11:56

    Oui, ce que vous dites est vrai, et je ne vois les choses clairement que du côté scientifique de l’enseignement. Je ne connais pas assez l’enseignement des langues ou d’une manière générale l’enseignement « littéraire » dispensé en université pour en parler et comprendre comment il est dispensé en lycée notamment.

    De plus le cadrage national (que j’ai aussi) est certainement beaucoup plus restrictif dans le secondaire que pour l’université, bac oblige. J’ai le confort de pouvoir m’adapter en fonction des besoins de l’industrie pour l’insertion immédiate de nos diplômés, et des filières longues.

    Mais avant toute chose, ce qui me met mal à l’aise, c’est le scandale quasi-systématique (idéologique ?) que cette disposition provoque chez certains de mes collègues du secondaire smiley.







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