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Derniers commentaires

  • Par HugoBremont (xxx.xxx.xxx.29) 7 octobre 2011 12:19
    HugoBremont

    Il est toujours politiquement correct d’encenser le général de Gaulle et de ne pas dénoncer les points curieux issus de son « règne ». Pourtant, on peut légitimement s’interroger sur le fait qu’un homme aussi lucide et pragmatique n’ait pas su entrevoir les dérives du suffrage universel, lequel est par essence une absurdité puisque reposant sur la tyrannique loi du nombre : iriez-vous confier l’entretien de votre véhicule à un boucher ? Iriez-vous confier votre santé à un peintre en bâtiment ? Assurément les personnes vous voyant commettre un tel acte vous prendraient, avec logique, pour un fou. Or qu’est-ce que suffrage universel sinon l’utopie délétère de concevoir que de l’expression de l’ensemble d’un peuple peut émerger l’homme qui saura le mieux endosser la fonction de chef d’Etat ? Rien... C’est plus sûrement l’absurdité portée à son paroxysme.

     

    En réalité, il est des fonctions d’Etat dites régaliennes qui doivent être assurées de façon forte, pérenne, continue, et auxquelles n’entendent pas grand nombre de nos concitoyens, pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont ni les connaissances ni les compétences nécessaires pour en mesurer les enjeux. Il n’y a aucun mépris dans mes propos : toute activité, quelle qu’elle soit, pour être exercée, exige un savoir-faire, un apprentissage, un « diplôme ». Le seul examen que passe un futur chef d’Etat est le plébiscite donné par des concitoyens n’ayant pas toutes les cartes en main et abreuvés d’une bonne dose de démagogie, non plus seulement les quelques mois précédant les élections présidentielles, mais désormais tout au long du quinquennat... Voilà pourquoi une monarchie, impliquant à sa tête une personne rompue aux tâches régaliennes et indépendante des lobbies qui lacèrent notre pays, apparaît comme réfléchi et judicieux.

     

    Mais il semble également indispensable dans le même temps, ceci n’étant pas contradictoire avec une monarchie forte, d’opérer en France une réelle décentralisation, en mettant en œuvre une véritable démocratie de proximité, chaque terroir, chaque province, ayant une histoire, une configuration, des exigences qui peuvent être différentes d’un territoire à l’autre et que les personnes y vivant au quotidien peuvent apprécier à leur juste mesure.

     

    Le système actuel est une véritable hérésie : la République est un monstre de centralisation outrancière s’immisçant, jusque dans les détails les plus absurdes, au sein de la vie quotidienne des Français, et qui s’avère dans le même temps incapable d’assurer à l’extérieur la souveraineté économique de notre pays ; l’inverse de la monarchie qui, elle, accordait une grande liberté aux différentes provinces et corps de métiers dans la façon de « mener leur barque », tandis que dans le même temps elle préservait la France des appétits extérieurs en affichant une souveraineté sans faille.


    Voilà l’escroquerie républicaine : donner à croire aux Français qu’ils sont maîtres de leur destin grâce à un suffrage universel qui n’est que poudre aux yeux, cependant qu’il s’agit, dans les faits, d’un régime jacobin et parfaitement anti-démocratique puisque ne tenant jamais compte des attentes territoriales spécifiques. Or les Français continuent, par un vote dont ils attendent de façon illusoire un quelconque changement, de plébisciter, de cautionner, de légitimer un système qui les tue. Joli tour de force...

     

    J’ajoute, s’agissant du général de Gaulle, qu’il est à l’origine de la carrière de Pompidou, et que ce même Pompidou a gravé dans le marbre en 1973 l’impossibilité pour la France d’emprunter auprès de la Banque de France pour financer ses infrastructures, condamnant notre pays à le faire auprès de marchés privés, donc orchestrant l’accroissement inéluctable d’une dette publique dont bénéficient les seuls grands financiers internationaux. On peut là encore s’interroger sur les motivations d’un de Gaulle qui ne pouvait ignorer, au vu du pedigree de Pompidou, ce qui résulterait de la montée d’un tel homme dans le paysage politique français, et quelles conséquences funestes aurait son élection à la tête d’un pays jusque-là souverain comme la France...

  • Par HugoBremont (xxx.xxx.xxx.39) 1er octobre 2011 19:35
    HugoBremont

    Celles et ceux croyant encore – et on les comprend au vu du formatage des esprits mené tambour battant par l’Education nationale depuis 200 ans – à la fable de la Révolution dite française ayant délivré le peuple du joug et de la tyrannie de l’Ancien Régime, devraient au moins se donner la peine d’ouvrir de bons livres d’Histoire pour ne pas se couvrir de ridicule : ils y apprendraient, utilement, qu’il s’agit d’un mythe décrypté dès le début du XIXe siècle par nombre d’historiens.

     

    La ligne de conduite de l’Education nationale, celle-là même qui contraint nos professeurs à enseigner contre leur gré l’Histoire de façon décousue et mensongère est limpide : colporter, de génération en génération, le mensonge au sujet des véritables instigateurs et des buts inavoués d’une Révolution qui n’a été faite ni par, ni pour le peuple, mais sans son consentement et à ses dépens. Il ne s’agit "que" du coup d’Etat de la bourgeoisie financière ; rien d’autre. Nombre de Français l’ignorent, estimant avoir troqué tyrannie en 1789 contre liberté. Grossière supercherie, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui : la démocratie d’apparence, gangrenée par les oligarchies financières. La liberté de façade en somme.

     

    Pour mémoire, Camille Desmoulins, figure ô combien emblématique de la Révolution française, confiera en 1793 dans son "Histoire des Brissotins" : « Nous n’étions peut-être pas à Paris dix républicains le 12 juillet 1789 ». Plus proche de nous, l’historien Jean Sévillia (2003) : « L’élan de 1789 a certes véhiculé des aspirations profondément légitimes. L’égalité devant la loi, l’égalité devant l’impôt, l’égalité devant la justice, l’abolition d’archaïsmes injustifiés, toutes ces réformes que la monarchie n’avait pas su mener à bien, les Français les attendaient. Il n’empêche que (...) dès 1789, ce sont des minorités qui s’emparent du pouvoir et se le disputent. Si bien que le moment fondateur de la République française porte en lui une inavouable contradiction. Conduite au nom du peuple, la Révolution s’est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple. »

     

    Réduire l’idée royaliste, qui n’est ni de droite ni de gauche, à l’expression supposée d’une nostalgie de l’Ancien Régime relève d’une profonde méconnaissance des motivations de celles et ceux qui, en nombre croissant, ont désormais pris conscience du gouffre séparant des institutions républicaines qui en 200 ans ont disloqué notre pays, d’institutions monarchiques qui, elles, ont démontré leur efficacité durant 1300 ans. N’en déplaise aux défenseurs acharnés de la République, parce refusant d’analyser les fondements de la Révolution, le système qu’ils continuent de nous vanter en braves petits soldats éduqués à le faire, est essoufflé et vit ses derniers instants, car les Français découvrent peu à peu que le président de la République française n’est depuis trop longtemps que le fondé de pouvoir de la grande bourgeoisie. Il convient donc d’attaquer le mal à la racine.

     

    De surcroît, la facilité avec laquelle la République se laisse aujourd’hui malmener devrait au demeurant leur mettre la puce à l’oreille : un peu comme si les vrais tenants du pouvoir économique avaient parfaitement conscience de l’inéluctable fin de cette République. J’irais même jusqu’à dire que moquer par méconnaissance et/ou par mimétisme le régime monarchique semble illusoire à écouter l’inénarrable Attali, chantre de cette gouvernance mondiale que l’on veut nous imposer, et qui d’ores et déjà a évoqué l’idée d’un retour de la monarchie en France (vidéo http://goo.gl/oMfAV). Evidemment, une monarchie "attalienne", vidée de son contenu aux yeux de cet oligarque patenté... Cependant, lui-même sait combien la République est condamnée.

  • Par HugoBremont (xxx.xxx.xxx.39) 1er octobre 2011 18:50
    HugoBremont

    Tout est dit, et merci à vous.

  • Par HugoBremont (xxx.xxx.xxx.39) 28 septembre 2011 18:00
    HugoBremont

    Quant à la violation de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, c’est assez cocasse effectivement de voir des chantres de la République ne pas s’en formaliser outre mesure. Et pourtant, cette Déclaration stipule bien que « sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ».

    On en est bien loin...

  • Par HugoBremont (xxx.xxx.xxx.39) 28 septembre 2011 17:57
    HugoBremont

    Oui, tout ceci montre que la République est corrompue jusqu’à l’os. Mais s’il faut effectivement dénoncer les excès de cette pseudo-élite qui a fait main basse sur les richesses de notre pays et partant, celle des Français, on aurait tort d’établir un lien entre l’attitude de celui qui tient lieu de chef d’Etat à la France et le monarque de l’Ancien Régime. Ainsi, quand un intervenant reprend la formule « Car tel est notre bon plaisir », en faisant le parallèle avec cet Ancien Régime, c’est une erreur historique colportée par l’Education nationale : car les anciens monarques ne se comportaient pas tel que ce pitre républicain faisant office de président, et il faut garder présent à l’esprit le sens politique s’attachant autrefois à la formule en question. Alexandre Remy l’explique en 1854 :

     

    « Il importe d’en établir avant tout l’origine. Or, c’est dans le berceau même des libertés nationales qu’il faut la chercher. Chez les Francs, la souveraineté publique résidait dans la nation présidée et gouvernée par son Roi : la loi, délibérée et votée dans des assemblées générales, était sanctionnée et promulguée par le monarque ; et comme la souveraineté publique se résumait finalement dans son représentant héréditaire, chargé du pouvoir exécutif, la sanction royale se formulait naturellement ainsi : « Tale est placitum nostrum » ; ce que les historiens traduisent indifféremment par ces mots : « Tel est le résultat de l’assemblée », « telle est notre volonté » ou «  tel est notre bon plaisir ».

     

    « Quoiqu’il en soit, cette formule, telle que nous la prenons à son origine et dans son sens primordial, désignait donc, non la volonté exclusivement personnelle et par conséquent absolue ou arbitraire du monarque isolé de son peuple, mais la volonté collective et universelle de la nation, délibérée dans une assemblée publique présidée par le Roi, et ayant son expression régulière dans un vote libre, librement sanctionné par le chef de l’État.

     

    Que, dans la suite, la royauté, jetée hors de ses conditions véritablement constitutives par la féodalité, en soit venue quelquefois à faire abus de cette formule à son profit propre, nous ne le nions pas ; mais l’abus ne détruit pas le principe, et il n’en reste pas moins vrai que la formule : « Tel est notre bon plaisir », prise dans son sens originel, ne signifie rien autre chose que la souveraineté publique, formée de l’accord du roi et de la nation, et se résumant dans le pouvoir royal par la sanction et l’exécution. »

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