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Alban Dousset

Alban Dousset

Un disciple de Spinoza.
Une sentinelle du peuple.
Un virus de la démocratie.
Un avocat du diable.
Un chercheur en Vérité.
Un agent subversif.
Un amoureux de la contradiction.

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  • Premier article le 10/04/2014
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Derniers commentaires


  • Alban Dousset Alban Dousset 17 novembre 19:12

    @maQiavel
    "La matrice du besoin est naturelle mais celle du désir est culturelle.« 

    Nos points de vue se rapprochent mais j’apporterais quelques nuances :
    Selon moi, le désir est une projection de nos besoins sur et à travers notre environnement.
    Ainsi, le désir est la conjugaison d’un besoin dans un environnement spécifique.
    Ici »environnement" est à comprendre dans son sens le plus large, il comprend l’environnement culturel mais également l’environnement physique, historique, émotionnel, climatique...
    Donc, résumer le désir à une matrice culturelle me paraît trop réducteur (environnement
    dans son sens le plus large) et faire l’impasse sur le fait que le désir émane du besoin.


  • Alban Dousset Alban Dousset 16 novembre 19:51

    @maQiavel
    Ici, j’ai surtout des points d’accord.
    Je crois également que Nietzsche peut avoir tort et qu’il est à prendre surtout comme un artiste.
    La notion de « volonté de puissance » est finalement très large et assez mal définie (https://fr.wikipedia.org/wiki/Volont%C3%A9_de_puissance).
    Néanmoins, il m’est apparue qu’elle se superposait étonnamment bien pour décrire les « aspirations » d’origine animal.
    Bien que cet article traite essentiellement de la nature humaine, il me semble utile de rappeler que je ne suis pas un « naturaliste radical » (la culture joue un rôle majeur dans la détermination de nos désirs).
    Enfin, la définition que je donne de la volonté puissance implique qu’elle se cantonne aux aspirations (juste avant la matérialisation en désirs de moyen ou long terme, donc juste avant une influence culturelle ou environnementale) et qu’elle est donc indépendante de la culture.

    Toutefois, je conçois parfaitement que ton interprétation de la volonté de puissance diverge de la mienne >> ce n’est donc qu’un problème d’interprétation philosophique.


  • Alban Dousset Alban Dousset 8 novembre 13:12

    @maQiavel

    Bon, par où commencer ?

    - L’analyse que je fais de la nature humaine me semble incontournable pour repenser/critiquer le système. À ce moment de l’essai, il me semble beaucoup trop tôt pour juger que cette analyse fait l’objet d’une "projection idéologique".

    "je dirai qu’il est nécessaire de comprendre les cultures humaines dans toutes leurs complexités et dans toutes leurs déviances afin de ne pas générer un système social naïf, défaillant mais aussi cyniques."

    - Oui, je peux l’admettre, mais à la différence des besoins naturels, les modulations culturelles sont dynamiques et peuvent être modifiées en cas de besoin (dans une certaine mesure et avec une certaine progressivité). De plus, il ne me semble pas que le dispositif d’économie politique que je développerai soit incompatible avec la culture française.

    "Ce gouvernement des passions est fonction des codes socioculturels."

    >> Je suis parfaitement d’accord. Mais la matrice de ces passions, de ces désirs est d’ordre naturel, c’est ce que je qualifie de besoins originels* ou de conatus.
    Pourquoi résistes-tu à différencier un besoin et un désir ? Quelle différence fais-tu entre ces deux mots ?

    *l’adjectif « originel » créé un pléonasme selon la définition que je donne d’un besoin...

    Pour que nous nous comprenions :

    - Les besoins sont issus de notre nature (par exemple les besoins physiologiques, de sécurité ou de confort).

    - Les désirs sont la matérialisation de nos besoins dans un environnement spécifique, notamment un environnement culturel. (Mon besoin c’est me nourrir, mon environnement culturel c’est être français, mon désir c’est de manger du Comté >> je vais donc manger un morceau de Comté pour satisfaire ce désir issu de mon besoin physiologique et de mon environnement culturel.)

    - Les aspirations sont essentiellement visibles chez les humains. Elles sont issues de nos besoins originels que l’horizon de pensée humain projette dans une perspective de moyen ou long terme et transforme en désirs.

    Pourquoi attaches-tu tant d’importance à faire de la volonté de puissance une donnée culturelle quand Nietzsche la désignait comme l’essence de la vie ?

    Est-ce parce que cela t’offre une échappatoire vers l’idéal politique incarné par les communautés primitives ? Imaginer les individus humains comme un livre vierge prêt à être rempli par des données culturelles est confortable, mais la nature humaine existe et elle est déterminante.

    Si tu le souhaites, je peux rebaptiser les aspirations issues des besoins de notre condition animale (besoins de physiologiques, de sécurité et de confort). Mais je trouvais que l’expression volonté de puissance recouvrait assez bien la réalité des aspirations issues de ces besoins.


  • Alban Dousset Alban Dousset 7 novembre 12:05

    @epicure
    Sur cette question, je ne suis pas encore fixé.
    Néanmoins, je considère la curiosité comme le véhicule de l’intelligence.

    Si l’on laisse quelqu’un (même un crétin) s’ennuyer suffisamment longtemps :
    - Soit il fixera son attention sur quelque chose qui lui est extérieur (un point au plafond ou autre) et l’étudiera. >> Il fera preuve de curiosité à son égard.
    - Soit il mobilisera son « intelligence » (même faible) pour « créer » des spéculations intellectuelles.

    L’ennui et l’intelligence sont très liés dès lors que l’on envisage de penser les causes qui nous déterminent.
    Je connais des personnes d’une grande intelligence terriblement dépourvues de curiosité et des personnes d’une grande curiosité avec des capacités cognitives relativement limitées.


  • Alban Dousset Alban Dousset 7 novembre 11:50

    @maQiavel
    Mon propos n’est pas de nier la nécessité de gouverner ses passions mais il s’agit d’un projet philosophique.
    Lorsque l’on essaye de transformer certaines considérations philosophiques trop idéalistes au niveau politique, cela se traduit souvent par des désastres (Hitler et Mussolini se réclamaient du philosophe roi imaginé par Platon...)
    Je ne dis pas qu’il n’est pas nécessaire de développer un socle moral commun permettant de dessiner le bien commun.
    Je dis simplement qu’au niveau de l’économie politique, il est nécessaire de prendre en compte la nature humaine dans toute sa complexité et dans toutes ses déviances afin de ne pas générer un système économique « naïf » et/ou défaillant.







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