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Ibidem

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  • Ibidem 10 février 2009 18:08

     Je ne suis pas un expert de la loi LRU je ne me sens pas vraiment concerné par ce type de disposition même si j’ai peut être tord...

     

    Alors reprenons :

    1° La communauté universitaire est moins représentée dans le CA, je ne suis ni pour ni pour contre tant que cela ne porte pas préjudice aux étudiants. Si des acteurs des entreprises, des établissements publics, ou des Collectivités territoriales peuvent être membre pourquoi pas. Il ne faut pas oublier la mission première de l’université qui n’est pas celle de dispenser un savoir creux aux étudiants, mais d’organiser leur future insertion professionnelle en tant que salariés fonctionnaires ou indépendant.

    2° Diminution du nombre de postes d’enseignant chercheur, je ne suis pas spécialement concerné non plus par cette disposition, je ne pense pas que des cours majeurs seront supprimés (enfin pas ceux qui présentent un réel intérêt, même s’il est toujours dommage de profiter de moins d’options. M’enfin vaut pas quitter le porte-monnaie des yeux et avec une inscription de qq centaine d’euros on ne peut pas faire des miracles non plus il faut faire des choix malheureusement)

    3° Évaluation par le CA ? Je croyais que c’était le CNU qui était chargé de l’évaluation des enseignants ? En revanche, le décret permettait au CA de sanctionner les "mauvais chercheurs" par des heures de cours ce qui est il faut l’admettre paradoxal, l’enseignement n’est pas une sanction et les "mauvais chercheurs" ne sont généralement pas des cracks dans leur discipline non plus il faut bien l’admettre.

    4° Remise en cause des concours nationaux ? Je ne suis pas spécialement pour, mais c’est déjà le cas pour d’autres concours non ?

    5° il est évident que les universités sont en compétition, les étudiants sont déjà en compétition, il ne faut pas se voiler la face la vie est une compétition dans laquelle ceux qui décident passent leur temps à discriminer et entre deux CV on prend le meilleur, c’est une réalité. Et puis c’est déjà le cas à l’université que ce soit pour l’accès à un Master2, Aux facultés de médecine ou de pharmacie pour les concours d’entrées de tout un tas d’écoles et j’en passe. Certains Master2 au sein des facultés sont d’ailleurs plus réputées que ceux d’autres facultés, il est évident que le Master de droit international de trifouillis-les-oies n’a pas la même valeur que celui de la fac de droit de Paris, et comment pourrait-il en être autrement.

    6°) je ne connais pas ce problème, mais je vois mal une université dispenser des cours de créationnisme qui n’est ni une science, ni une discipline, simplement une lecture rigoriste de la genèse il n’y a rien d’autre à ajouter le dessus et je ne crois même pas que cela s’enseigne dans d’autres lieux que dans certaines écoles primaires étatsuniennes. Et puis cela va peut être vous choquer, mais à la faculté de droit il existe un DU "droit et religion " qui se concentre principalement sur le courant judéo-chrétien, Horreur on évoque lé phénomène religieux dans un temple universitaire de la République et avec les deniers publics (second degré) !

     

    Pour moi les difficultés que rencontre l’université d’un point de vue étudiant c’est principalement la valeur de ses diplômes (le niveau est parfois trop bas et pas assez reconnu par rapport à celui d’écoles d’ingénieur ou d’instituts spécialisés), la semestrialisation qui massacre totalement l’année universitaire avec des semestres de 11 semaines (oui 11 semaines des semestres de 3 mois, les professeurs enragent souvent, car ils passent plus de temps à corriger des copies qu’a enseigner), les difficultés d’insertion professionnelle au sein de l’entreprise, déficit d’image, etc...

     

    Après je ne suis pas du tout UMPistes, de droite ou je ne sais pas quoi, mais quand je vois des "étudiants" de la faculté de lettre avec des pins avec la faucille et le marteau venir gueuler dans "nos amphis" pendant "nos cours" pour nous expliquer "à nous" dans le temple de la démocratie comment faire opposition à la démocratie en faisant reculer le gouvernement, pour tout un tas de raison autre que celles du fameux décret ; et que d’autre part aucun d’entre eux n’est concerné par le décret, mais qu’ils voient simplement un bon moyen de faire acte de militantisme ; moi ça me fait doucement sourire.

    C’est sûr qu’au lieu de venir négocier au ministère il vaut mieux imposer la grève (la grève n’existe d’ailleurs pas pour les étudiants seulement pour les salariés), et le blocage d’universités (sans rattrapage de cours, c’est toujours çà de gagner). Je parle bien sûr ici des blocages organisés par les étudiants et pas des grèves des enseignants chercheurs qui peuvent elles trouver un fondement de justification.

     



  • Ibidem 10 février 2009 13:02

    Je suis moi même étudiant à L’UFR Droit de Montpellier au sein de laquelle Monsieur Paul-Henri Antonmattéi est maître de conférences, et je ne pense pas que l’intention de notre ex Doyen ait été celle de bloquer le décret par corporatisme.

    Il est bon de rappeler que les facultés de droit ont été les premières à contester ce décret, non pas parce qu’elles se sentaient plus menacées que les autres, mais parce qu’elles sont simplement plus au fait des dernières décisions gouvernementales que les autres.
    Il est également bon de rappeler que si les facultés de droit ont été les premières à protester, elles ont été les premières à tenter une négociation et à accepter les modifications de certaines dispositions notamment

    "celle qui empêche un Président et un Conseil d’Administration d’augmenter la durée annuelle d’enseignement (128 heures) d’un enseignant qui a reçu une évaluation favorable du CNU ;
    et
    celle qui impose au Conseil d’Administration de promouvoir seulement des enseignants inscrits sur une liste établie par le CNU."

    Il faut rappeler que si Monsieur Antonmattei s’opposait au projet de décret c’est parce les présidents d’universités sont pour moitié incompétent et que leur élection repose souvent sur le clientélisme. Le système s’apparente plus à une mafia qu’a un système démocratique semble t-il. Voilà probablement une des raisons pour lesquelles il ne souhaitait pas que les présidents d’universités décident de l’avancement de ses collègues

    Il est également bon de ne pas oublier que dès le lendemain, la "grève" (avec cours maintenu faut-il le rappeler) était déjà terminée et Monsieur Antonmattei s’exprimait sur France3 Laguedoc Roussillon pour annoncer que le projet de décret lui paraissait équilibré et qu’il fallait réformer le statut des enseignants chercheurs.
    Une semaine plus tard, les autres universitaires se sont réveillés comme toujours après la bataille pour demander le retrait du même projet de décret pour les mêmes motifs...
    Et bien évidemment, le tableau n’aurait pas été complet si les étudiants les plus militants et les plus politisés n’avaient pas rejoint un mouvement qui ne les concerne pas et pour des motivations purement politiques.
    Comme toujours ces étudiants sont manipulés, ils se trompent de combat et devraient se battre pour que les études universitaires soient revalorisées et pour le développement des possibilités de professionnalisation au sein de l’université grâce à des stages...

    Alors, qu’il ne vaudrait mieux pas évoquer le sujet des étudiants qui manifestent pour de mauvaises raisons, mais ce sont malheureusement eux qui font et défont la Loi, et quelques barricades et quelques cours annulés font désormais reculer n’importe quel ministre. Sans ces étudiants les enseignants chercheurs auraient probablement été difficilement entendus.







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