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Isabelle MATHIEU

Militante dans diverses associations : défense des animaux, écologie, altermondialisme

Tableau de bord

  • Premier article le 24/04/2006
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  • Isabelle MATHIEU 26 avril 2006 15:11

    Bonjour à toutes et à tous, Voilà quelques pistes de réflexion supplémentaires. Bon d’accord c’est un peu long ...

    Hier, lorsque les mouvements partisans de la fin de l’expérimentation animale (associations, comités scientifiques ...) ont porté leurs idées sur la place publique, l’expérimentation animale était considérée comme incontournable dans le domaine de la toxicité des produits cosmétiques, chimiques et de celle des médicaments par exemple.

    Aujourd’hui, il existe deux avancées majeures en Europe sur ce thème :

    - « D’ici mars 2009, les fabricants de cosmétiques ne pourront plus utiliser d’animaux pour tester un quelconque aspect de leurs procédés de fabrication, même s’il n’existe pas de méthode de substitution. À compter de cette même date, la commercialisation des produits dont des ingrédients ont été testés sur des animaux sera interdite dans l’UE. La seule exception concernera certains essais toxicologiques - qui seront eux-mêmes bannis quatre ans plus tard. » http://europa.eu.int/comm/enterprise/library/enterprise-europe/issue20/articles/fr/topic4_fr.htm

    -  création par l’Union Européenne de l’ECVAM (European Center for the Validation of Alternative Methods) : « Le comité consultatif scientifique du Centre européen pour la validation de méthodes alternatives (CEVMA) a approuvé le 21 mars 2006 six nouvelles méthodes qui réduiront la nécessité de tester certains médicaments et produits chimiques sur des animaux. Celles-ci permettent, à partir de cultures cellulaires et non plus d’animaux, de déterminer la toxicité des médicaments anticancéreux et de détecter les médicaments contaminés. » Communiqué de presse Commission européenne n° 108 du 21.03.2006 http://europa.eu.int/luxembourg/services/medias/compresse_fr.htm

    Demain, d’autres méthodes seront mises au point pour être appliquées aux autres domaines qui utilisent l’expérimentation animale et y mettre fin.

    >>> « Je ne pense pas que l’expérimentation animale soit une »tradition scientifique dont on ne veut pas se passer« mais que c’est plutôt un mal nécéssaire. »

    S’il s’agissait d’un mal nécessaire, il n’aurait pas existé d’alternatives aux tests de toxicité. Or c’est bien le cas.

    >>> « - Hop, un peu de désinformation... ce n’est pas parce que c’est organismes critiquent l’applicabilité et la vitesse à laquelle les labos pharmaceutiques passent des tests sur les animaux, insuffisants en soit, à la commercialisation qu’ils nient que ces tests sont fiables. »

    Quelles sont vos sources pour avancer que ces organismes ne nient pas que les tests soient fiables ? Voyez plutôt ici :

    http://www.antidote-europe.org/pourquoi_antidote_fr.htm

    ou encore : http://www.curedisease.net/

    >>> « La souris et l’homme présentent 90% de similitudes génétiques, et ainsi énormément de résultats obtenus chez la souris apportent des informations sur l’homme. »

    Le nombre de gènes communs à l’animal et à l’homme n’est pas le seul critère sur lequel repose la sélection. Dans le cas de la souris, sa durée de vie est de 2 ans, son prix d’achat est bon marché ; elle se reproduit en grand nombre et la plupart des laboratoires possèdent leur propre élevage. Ethiquement, elle pose moins de problème que le chien. C’est aussi un choix pratique et économique. Souris et homme = 90% de similitudes génétiques. En 2002, 5 459 729 sacrifiés. Primate et homme = 99% de similitudes génétiques. En 2002, 10 362 singes sacrifiés. ... Elle partage bien 90% gènes communs avec l’homme, mais on guérit le cancer chez la souris et pas celui de l’homme ...

    >>> « Lorsque la réaction à étudier est celle d’un organe (ex : restitution de fonction par greffe cellulaire) ou pire d’un organisme dans son entier (ex : métastases et angiogénèse), les méthodes citées ne sont d’aucune utilité. »

    Les chercheurs ont beaucoup de difficultés à recréer les métastases chez la souris que ce soit par le biais d’injections de substances cancérigènes, des xénogreffes ou mutations d’oncogènes. Les tumeurs se développent aussi plus rapidement que chez l’homme et peuvent régresser aussi spontanément.

    >>> « Je ne connais pas les méthodes appliquées dans l’industrie cosmétique, mais pour ce qui est de la recherche (et notamment sur le cancer puisque c’est mon domaine) c’est (malheureusement, ne pensez pas que les chercheurs font cela de gaité de coeur) indispensables. Les techniques citées dans cet article (culture cellulaires, puces à ADN,...) sont complémentaires de l’expérimentation animale mais ne la remplace pas. Elles s’inscrivent dans une liste d’outils d’investigation à la disposition des chercheurs pour travailler sur des organismes entiers. »

    Prenons le cas du cancer. Aujourd’hui on sait qu’environ 10% des cancers est d’origine génétique et que 90 % est dû à notre mode de vie (alcool, tabac, sédentarité), notre alimentation (pas assez de produits végétaux, trop de produits d’origine animal ...), aux polluants environnementaux (produits chimiques, amiante, pesticides ...). Environ 90% des cancers pourraient être évités si nous décidions de nous comporter de manière responsable. En France existe-t-il suffisamment de campagnes de prévention et d’information ? Quel pourcentage de l’argent de la recherche contre le cancer (gouvernement, Union Européenne, associations caritatives, contribuables ...) est alloué à ces campagnes ? Qui gagnerait et qui perdrait à l’amélioration de la santé ? Les gouvernements avec les taxes sur la cigarette et l’alcool ? Les multinationales de l’industrie pharmaceutique et leurs milliards de bénéfices ? http://www.monde-diplomatique.fr/2002/02/DEMENET/16129

    >>> « Bien sur que l’expérimentation animal est un mauvais filtre, un procédé qui, parfois, laisse passer des produits dangereux ou recale à tort des produits. Mais ça reste un filtre sans équivalent et utile. »

    Parfois ??? « Les effets secondaires des médicaments sont la 4e source de mort humaine dans les pays développés »

    >>> "Les pneumonies. Vous croyez que juger de l’efficacité sur des microbes en culture des antibiotiques c’est suffisant ? NON. Il faut que les antibiotiques pénètrent dans le poumon. Vous pensez que les propriétés physico-chimiques des antibiotiques sont suffisantes pour prédire ce devenir ? NON. Il y a >200 types de cellules dans le poumon ...chacune ayant sa réponse propre... Et ainsi de suite..."

    Pourquoi le modèle animal n’est pas transposable à l’homme ?

    http://www.antidote-europe.org/pourquoi_animal_fr.htm

    ********************************* L’« expérimentation animale » dispense-t-elle de tester les humains ?

    http://www.stopvivisection.info/article.php3?id_article=129

    http://www.stopvivisection.info/article.php3?id_article=130

    ********************************** Les animaux souffrent-ils ?

    Voilà les recommandations du Dr. Nicole ZSÜRGER / IPMC, CNRS  » Dans le but de réduire au minimum tous les facteurs de stress et d’inconfort, il faut :
    - familiariser l’animal avec la présence et le contact de l’homme en accordant suffisament de temps aux étapes de change et de soin. En habituant l’animal à être manipulé avec bienveillance, on limitera ainsi la sensation de peur au moment de l’expérimentation.
    - familiariser l’expérimentateur avec l’animal ! Une contention correctement effectuée réduira considérablement le temps d’expérience et l’inconfort de l’animal, un geste correctement réalisé ne sera pas à reproduire.
    - réduire au minimum la douleur :
    -  lorsque la douleur n’est pas le sujet d’étude, en utilisant des analgésiques (aspirine, AINS, morphiniques). Au cours d’un acte chirurgical, ne pas oublier que l’anesthésie n’est pas nécessairement analgésiante, et que de toute façon la douleur sera présente au réveil de l’animal.
    - lorsque la douleur est le sujet d’étude, en choisissant des protocoles d’évitement plutôt que des protocoles provoquant une douleur persistante. »

    Méthodes d’euthanasie du CNRS : http://www.cnrs.fr/infoslabos/reglementation/euthanasie.htm

    Et la réalité en photos :
    http://www.artezia.net/animaux/vivisection/vivisection.htm

    en vidéo :
    http://www.petatv.com/tvpopup/Prefs.asp?video=covance_main&feat=covance_main

    Vous avez dit « cas isolés » ?

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