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  • issmane issmane 16 avril 2010 13:38

     ?
     
    C’est un mail que j’ai reçu d’un certain A.R. qui prétend être qui vous savez. Je n’en crois pas un mot. Je ne sais pas qui a écrit ce qui suit, peut-être encore un izarraïen canular.
     
    Je transcris le propos, il est cru dans les termes, pire encore (pour du prétendu A.R.) il est journalistique dans le style, mais pire du pire le scandale est ailleurs regardez :

    « @ Tall
    je suis un écorché vif tu dis ? et (je te récite toujours) ’99% des gens - les autres - peuvent être fascinés, admiratifs à la rigueur, mais ne peuvent pas percevoir de l’intérieur le genre de type’ que je suis.

    Plus haut dom parle de mon commerce d’armes et rajoute : ’je sais... cela ne cadre pas trop dans les louanges au saint patron des enragés’

    Depuis quand les enragés ont des saints ou des patrons ?

    ça fait 140 ans que vous me pompez, que vous me raclez le fion, bande d’agenouillés, toute votre poésie vous la faites sous moi, vous êtes mes sphincters mous mon relâchement périnéal l’incarnation de l’incontinence poétique. Vous plantez mon drapeau sur votre pissouillerie ma tombe c’est vos cagoinces.


    Je l’ai lâchée comme une merde la poésie et vous vous nagez dedans
    les images à 2 balles pas besoin de pousser je suis votre activia industriel
     
    ça sort ça sort
     
    18643 poètes rimbaldiens répertoriés rien que pour l’annuaire poétique de la Basse-Indre 2009 

    ça coule ça coule oh les beaux poèmes je suis le papa des génies Michaux Breton Leiris
    je suis La Poésie je l’ai libérée
    vous écrivez tous pareil

    Soan et Michel Drucker m’adorent et Depardieu et Michel Deguy et Brigitte Fontaine et Gainsbourg et Bonnefoy et Prigent et tout le monde vous tous à me sucer

    James Dean ou Davizioso c’est mes avatars XXe et XXIe siècle ! haleine des tests t’as raison ma couille la poésie à caméra et bécane poupout http://www.youtube.com/watch?v=MO-wPZsHhv4&feature=related que c’est beau ces fusées. »

    J’arrête ici le copié-collé la suite est insupportable. A.R. dit en effet qu’un poète ne vit que d’être démoli et pas d’être encensé. Il termine en revenant @ Tall : « Si vous brûlez comme j’ai brûlé détruisez-moi par votre vie-poème arrêtez de vous branler sous mon nom sur mon image ».

    Non... Toucher à la sainte image d’Arthur... Non ce mail est un faux. Rimbaud peut se tuer en Spyder ou limite courir pour Honda ok

    mais avoir Internet ? 

    Izarra c’est encore vous ?




  • issmane issmane 15 avril 2010 17:59

    eccellente

    http://www.leblogmoto.com/2010/04/moto-gp-qatar-2010---stoner-lechappe-rossi-la-ramasse.html


    et aujourd’hui chez les vivants je propose Davizioso (dimanche dernier dans « A l’ouest Hayden »)







  • issmane issmane 15 avril 2010 16:52

    oui, et le problème serait bien de trouver comment il aurait pu être bien plus moderne dans un siècle XX où tout le monde poétique a renvendiqué son drapeau. Comment il aurait pu se mettre lui et son art à distance de tous ses thuriféraires et autres imitateurs, lui aujourd’hui muséifié consensuel lui le modèle de Brigitte Fontaine d’Higelin, lui la réference poétique de Michel Drucker de Soan comme d’Yves Bonnefoy


    A ce propos, copié du blog d’Assouline avril 2009 ici http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/04/27/rimbaud-le-detail/comment-page-1/


    Imaginons le pire.

    La statue de Rimbaud a dominé le XXe siècle. Rimbaud est devenu le symbole de l’aventure littéraire, et au-delà même, l’allégorie de l’expression et de l’expansion vitale de l’être.

    Le collège enseigne le “poète aux semelles de vent”. Plus d’un adolescent se sent encore frère de ce marginal en révolte. Des Illuminations fleurissent un peu partout. L’expérience rimbaldienne est l’alchimie absolue, le nec plus ultra de l’audace libératrice, en matière de création poétique.

    Au nom magique de “poésie” l’école surréaliste vient à annexer à peu près toutes les expériences possibles - même si sous la férule du jeune homme audacieux et libérateur, jamais tant d’anathèmes, d’oukases et d’excommunications esthétiques ne sont prononcés qu’au cours de ces années 1920…

    Bien sûr il est commode de mettre les morts dans son camp, de s’en faire des alliés d’autant plus puissants que virtuels. Rien n’empêche toutefois d’imaginer le pire.

    Imaginons Rimbaud assistant à son intronisation.

    L’invention poétique - l’invention artistique (comme politique, comme scientifique) - ne s’est jamais bornée à l’admiration docile. Elle est faite de conquêtes et de remises en cause. Explorer, élargir l’univers des sensations humaines passe même le plus souvent par le bris des anciennes idoles.

    Car nous avons changé d’époque. Le temps est mort, où cinq poètes rassemblés dans une chambre pensent mettre la vérité du monde en sonnets (mardis de Mallarmé) ; où quelques symphonistes croient donner la suprématie à la musique allemande pour cent ans (Schönberg), où de grands fronts géniaux s’imaginent saisir l’essence du monde et défient le ciel grondant d’orage. Nous voici “à l’heure de la neurolinguistique ; de la bioacoustique ; et nous voici dans l’ère et l’aire “hi-tech” de tous les décloisonnements culturels”.

     “Il est temps de sentir nos œillères - culturelles, linguistiques, lexicales. Voici l’Afrique, l’Inde, la Chine et cent contrées, cent mondes nous offrant leurs poètes, leurs chantres virtuoses, leurs shamans exaltés - naïfs, conscients, lucides, maîtres de leurs moyens, inspirés dans leur art. Leurs langues, classiques, dialectales, leurs styles secs ou fleuris y portent aussi bien à l’émotion intime qu’à l’introspection ou à la transe collective. Les fioritures extrêmes du kriti, le « récitatif aux huit timbres », le « chant chuchoté » - tant d’extraordinaires particularités de tous les arts du monde, les uns traditionnels, les autres récents (y compris les concerts de l’art pop, l’art vidéo, les « performances », la « culture urbaine »…) vivent manifestement hors cadre rimbaldien, mallarméen, mais saisissent le rapport au monde et rythment l’action bien plus sensiblement qu’un poème dans son livre... " (*)
     
    N’y aurait-il donc pas d’au-delà à Rimbaud ?...


  • issmane issmane 15 avril 2010 15:59

     merci de m’avoir lu Sylvia,

    je crains que vous n’ayez pas pris le temps de consulter mes exemples via les 4 liens que je propose. (La plupart des contemporains sont si pressés !)
    Je vous résume donc :

    Fernando Gualtieri peintre, applique 60 ou 80 glacis successifs de couleurs avant de parvenir à saisir la transparence d’un verre sur la toile, voyez ses « Larmes de cristal ».

    Olivier Messiaen compositeur, passe des semaines, des mois, des années à arpenter la nature dans tous les pays du monde, pour noter des chants d’oiseaux, écoutez sa « Fauvette des jardins ». 
     
    Louis Latourre poète, passe neuf ans de 5h du matin à midi tous les jours sur 1200 vers alexandrins, lisez son « Adonis ».

    Bien entendu, « Ce n’est pas le temps passé à les faire qui prouve la qualité des oeuvres ; ce sont les qualités des oeuvres, qui prouvent ce qu’elles ont coûté de temps » comme l’écrit le poète devançant la critique rituelle.

    Mais ne s’agit-il, chez ces trois artistes, d’un engagement physique autant qu’intellectuel ? Messiaen profond théoricien n’en a pas moins constamment et explicitement donné sa préférence à l’oeuvre, sur la théorie.

     Quant au fond du débat que vous soulevez, l’une des inscriptions du fronton du palais du Trocadéro à Paris, illustre pertinemment le propos :

    Dans ces murs voués aux merveilles

    J’accueille et garde les ouvrages

    De la main prodigieuse de l’artiste

    Egale et rivale de sa pensée

    L’une n’est rien sans l’autre


    (Je ne dénoncerai pas l’auteur de ce tag doré, tout le monde ne l’aime pas comme vous le savez)


  • issmane issmane 15 avril 2010 14:53

    Ah, la critique de l’art contemporain !


    Mais lorsque vous vous intéressez à l’art plastique, à l’art pictural, et que vous voulez des conseils et un enseignement pratique, le temps n’est plus où tout jeune apprenti vous deviez passer des années dans l’atelier d’un maître à balayer la salle, à porter les pierres, à broyer les couleurs en regardant faire l’artiste, avant de pouvoir toucher un pinceau.


    Ce n’est pas seulement que les supports esthétiques ont récemment changé, ni les vecteurs médiatiques. Cela a changé, car depuis longtemps déjà l’art ne s’apprend plus sur le chantier, mais il s’apprend par la parole, la lecture, l’histoire de l’art, la critique, et principalement à l’école publique et à l’université. Le chantier ne vient qu’ensuite. L’appareil littéraire exégétique prend le pas sur la concrétisation par l’acte. Le faire est relégué au second plan, et même souvent déprécié. L’idée, le concept domine et remplace la concrétisation.


    L’artiste moderne propose des « pièces » fruits de ces réflexions.


    Si l’on garde à l’esprit cette évolution (donc si elle n’est plus inconsciente) je crois que l’on ne condamne plus les propositions artistiques actuelles.


    Il n’est pas rare que la performance ou l’installation moderne se fonde sur l’ébauche, l’entassement, la scorie, le déchet, l’état larvaire ou la décomposition. Peut-être s’agit-il de rétablir un équilibre avec un enseignement artistique qui, ignorant des odeurs et des poussières d’atelier, comme de la patiente acquisition du métier, permet d’accéder quasi instantanément à la maturité de production. L’artiste produirait comme par compensation certaine image du doute, de l’échec...


    Mais Duchamp est plus que centenaire. Qui sait si, aujourd’hui, un renouvellement expressif efficace n’appartiendrait pas à une création qui tiendrait compte de cette évolution légitime, mais sans lui sacrifier pour autant une leçon plus ancienne.


    Il existe des signes


    http://www.gualtierimuseum.com/tras_fra.htm


    http://www.gualtierimuseum.com/gualtieri_fra.htm


    http://www.theatreartproject.com/soncouleur.html


    http://www.theatreartproject.com/langage.html







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