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Jason

65 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 

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Derniers commentaires

  • Par Jason (---.---.---.183) 16 mai 17:13
    Jason

    M. Koutouzis,

    Autant j’apprécie vos articles, autant je dois vous dire que vous vous égarez dans celui-ci.

    Vos premières phrases m’étonnent : vous semblez surpris du fait que la BCE ayant injecté XXX centaines de milliards d’Euros, le chômage ne baisse pas instantanément (ou presque). Ce sont là des remarques de financier qui n’est pas en contact avec la réalité des entreprises ou la micro-économie, ou qui sous-estime l’absence de pouvoir désastreuse et chronique des systèmes politiques existants.

    1. Pour faire repartir une économie il faut du temps, de la confiance de la part des investisseurs et des entrepreneurs, et une prise de risque des banques. Du moins, c’est ce qui prévaut dans notre système économique. On laissera de côté la question de la relance par l’offre ou par la demande. Ajoutons à cela des marchés favorables (encore la confiance).

    2. Les grandes banques, qui ont au passage une capitalisation équivalent au PIB français (certaines avoisinent autour de 1.200 milliards d’€), ne se foutent pas mal des entreprises hors CAC 40 et autres bourses, et continuent à parier au Grand Casino Mondial. Car ces mêmes banques ne sont toujours pas obligées de séparer banque de spéculation et banque de dépôts. Elles se font garantir les dépôts par les Etats, cela leur permettant d’emprunter sur les marchés à des taux très bas. La spéculation non productive repart de plus belle, et les profits inutiles également.

    3. Pour que le chômage baisse, il faut de l’embauche, disait M. de La Palisse. Or, pour embaucher, il faut des carnets de commande et des compte d’exploitation prévisionnels à la hauteur. Et ceux-ci ne se remplissent que grâce à la consommation intérieure ou à l’export. Et on ne voit d’embellie ni pour l’une ni pour l’autre. Et une entreprise détruite par l’incurie nationale ou européenne ne repart pas qu’avec de l’argent !

    Que faire ? La solution au niveau national est impossible, le pouvoir de régulation n’étant pas aux mains des politiques, ni même, je crois (et on le voit) au pouvoir de l’Europe qui ne veut pas, ou ne peut pas changer quoi que ce soit. Les 15.000 lobbyistes de Bruxelles y veillent. De plus, les pays européens ne s’entendant sur pas grand-chose, repliés sur eux-mêmes et jaloux du voisin, rien à faire de ce côté-là.

    Je ne vois pas de solution à l’horizon, ni même les soi-disant experts qui, depuis 30 ans n’ont rien vu venir ou n’ont pas été écoutés. Encore le pouvoir, perverti, cette fois ! L’Europe est tout bonnement blessée à mort. La résurrection se fera-t-elle par le fer ? A voir... Suite au feuilleton télévisé...

  • Par Jason (---.---.---.102) 13 mai 13:41
    Jason

    Il est bon de parler d’urbanisme et des villes. Mais je suis plutôt sceptique sur la capacité des grands ensemble à créer de la convivialité. Ce fut le rêve des architectes urbains des années 20 et de Le Corbusier et consorts servilement imités par les fabricants de cités tristes, anonymes, violentes.

    Je n’ai rien contre les volontés de créer des lieux du « vivre esemble ». Mais les grands immeubles (habilement nommés grands ensembles -sic) ne procurent pas la convivialité voulue. Cette convivialité proviendrait davantage d’une atmosphère de détente et de confiance, de sentiments de sécurité et d’écoute de la part des autres que de l’habitat seul. Et l’horreur économique s’y oppose complètement.

    Nous servir, en cette époque d’aliénation aiguë et d’économie pervertie, le genre de discours qui ferait des tours d’habitation un éden retrouvé, n’est qu’une imposture. Et des plus insupportables.

  • Par Jason (---.---.---.143) 9 mai 10:50
    Jason

    Votre article est courageux et le bienvenu.

    « Quand on n’a pas de génie, il faut de la méthode, » disait Camus. C’est ce qui se passe avec la gestion de la santé par notre magnifique Sécu et son ministère de tutelle. La fétichisation du chiffre, et avec cela l"élimination d’un revers de main, de tout ce qui n’a pas d’unité de compte. Car on ne peut pas comptabiliser l’attention, le soin, le conseil, le réconfort, etc. Alors, l’administration de la santé n’en parle pas.

    Il ne reste que le chiffre et l’accroissement pléthorique des bureaucrates et de leurs plans de carrière. Le résultat, c’est la production d’usines à soins, avec la polarisation entre cols blancs (les administrateurs) et les cols bleus (les médecins), et la sclérose qui s’ensuit. Et le pouvoir est du côté des bureaucrates, les médecins n’ayant qu’à bien se tenir.

    Voilà où on en est. Le temps du patient ? L’anxiété, le stress, l’angoisse même, ne se comptabilisent pas. Voulez-vous être guéris ? Alors subissez, et taisez-vous. Tel et le message d’une administration aveugle.

    J’ajouterai que certains médecins multiplient les actes. Par exemple, visite pour une auscultation, le dossier sur la pathologie existe. Le médecin ne la lit pas avant l’arrivée, sur rendez-vous, du patient. On décide de faire une échographie. Alors il faut revenir la semaine suivante, même si 2 heures de route aller-retour sont nécessaires au patient. Pour les dentistes, c’est pire, soins cadencés avec un maximum d’un quart d’heure par séance, etc. Sans parler des radios et d’autres tests que le médecin ne regarde pas. Il faut produire, que diable !

    Et comme tout ce gâchis coûte trop cher à la Sécu, elle se défausse sur les complémentaires santé (700 en France), dont les compte sont gardés secrets, et dont les marges avoisinnent les 40%.
     
    La privatisation est en marche et semble aller de soi pour tout le monde. Les soins dentaires et l’optique sont déjà un luxe en France, alors pourquoi pas le reste ?

  • Par Jason (---.---.---.4) 7 mai 09:56
    Jason

    Bonjour Alinea,

    Je vous lis avec autant de plaisir, bon anniversaire.

    Pourqoui écrit-on ? Viellle question qui appelle mille réponses. Une, entre autres, est celle de Montaigne, et elle me laisse toujours pensif. Comme il était mal venu pour un gentilhomme de son époque de se livrer à ce genre d’exercice, il disait que l"ériture était une manière de maîtriser les idées qui lui couraient sans cesse dans la tête. Arrêter cette galopade effrénée dans son grenier.

    Alors pourquoi pas ? C’est aussi le plaisir de dire, aux autres, quels qu’ils soient. Que serions-nous sans la parole ?

    Alors, bonne écriture.

    Cordialement

  • Par Jason (---.---.---.164) 4 mai 12:01
    Jason

    Bonjour Duralex,

    Les partis n’empêchent pas de penser, ils donnent la ligne du parti, un point c’est tout.

    J’admets qu’il est difficile de prendre du recul face au matraquage médiatique qui nous fait perdre nos repères. Au lieu du flot d’infos quotidiennes, des réunions d’experts, de commissions (toujours les mêmes) et des publications diverses qui ne servent que la même soupe, penchons-nous sur les rares réflexions qui démontent les rhétoriques, détruisent les à priori, et ignorent les intérêts des fantômes divers qui entretiennent l’idéologie dominante.

    Le jeu de bonnetot qui consiste à dire que quand une idée est simple, elle est trop simple, et quand elle est complexe, elle est trop,compliquée, ce jeu est épuisant et paralyse la réflexion.

    On ne peut ni écarter les faits, ni écarter les principes. Seule la dialectique entre ces deux aspects permet de se faire une idée de ce qui est faisable.

     Affirmons haut et clair ce que nos ne voulons pas. Le reste viendra de soi.

    Et puis, que diable, demandons l’impossible, soyons raisonnables !

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