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jean-charles

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  • jean-charles 22 novembre 2013 16:33

    Lorsque je parle de Dieu jouant au dés, je reconnais implictement qu’il a vraiment peu de chance d’exister...et en tout cas surement pas sous la forme dirigiste et omnipotente décrite par les religions....

    Quant à l’imprévu, notre univers étant infini, toutes les combinaisons possibles finiront par etre observables. Ce qui est important ici est le nombre d’évènements (peu importe l’échelle de temps ici) mais cs évènements auront tout de meme lieu dans un cadre de lois à minima. C’est dans ce sens que les dés sont tout de même pipés.



  • jean-charles 22 novembre 2013 13:34

    Face aux limites du matérialisme, il évoque la solution théiste avec l’hypothèse d’un (f)acteur transcendant pour s’en démarquer aussitôt et plaider plutôt pour une métaphysique de l’immanence. Plus précisément, derrière la matière extrêmement complexe on trouverait un ordre encore plus compliqué. Néanmoins, cet ordre n’est pas forcément accessible à l’expérimentation. Ce qui signifie qu’il faut l’élaborer par spéculation et extrapolation

     

    Le problème d’une spéculation et d’une extrapolation se dissociant de l’expérimentation, c’est la perte d’objectivité qui en découle. C’est déjà vrai lorsque l’on parle de la solution théiste ou de la « métaphysique de l’immanence ». Dans ce cas, une croyance est prise comme postulat ou cette croyance est remplacée une vison de l’esprit qui est de toute façon entachée de sa propre culture et de ses propres subjectivités. Finalement, avec la meilleure volonté du monde, on finit toujours par voir ce que l’on veut voir si une formalisation objective n’est pas appliquée.

    Et c’est bien un des grands mérites de la science, créer un formalisme se dissociant d’un raisonnement purement basé sur des mots et qui ne tient que par le sens que l’on veut bien donner à ces mêmes mots.

     

    Par ailleurs, les conjectures posées sont des mystères qui s’estomperont par des approches probalistiques et statistiques. Einstein avait tord… Dieu joue aux dés - même s’ils sont parfois pipés- et c’est particulièrement vrai en biologie.



  • jean-charles 9 octobre 2013 15:07

    Je ne comprend pas votre prose et pour avoir lu quelques uns de vos articles sur votre passé, je crois comprendre que vous entretenez une certaine aigreur par rapport à ce qu’a été votre parcours personnel. Même si tout n’est pas parfait (loin de là), votre commentaire sur la qualité de la recherche biologique/médicale française est une généralisation abusive, teintée de la subjectivité de votre propre vécu.

    La France occupe la place qu’elle doit occuper par rapport à la taille de sa population et des moyens qu’elle engage dans sa recherche, soit la 5eme place mondiale (parfois mieux, parfois moins bien en fonction des spécialités considérées).

    Concernant le prix Nobel, il récompense ce qui a été découvert et non pas ce qui le sera ... donc lui reprocher de récompenser la science du 20ieme siècle est un non sens. Ces trois personnes ont été des chercheurs qui ont été des leaders dans leurs domaines : la compréhension du trafique cellulaire. Il s’agit avant tout d’une recherche fondamentale qui permet de comprendre dans son ensemble, le fonctionnement cellulaire. Les références faites aux pathologies sont en partie marketing même si certaines d’entre elles sont en effet associées à des erreurs d’aiguillage de certains composants cellulaires.

    La biologie du futur et les ruptures que vous appelez de tous vos vœux, ne s’appuieront de toute manière que sur les connaissances que les équipes de ces hommes ont patiemment récoltés pour comprendre les règles de la communication cellulaire. La vraie critique que l’on peut faire à ce genre de prix, est de peut-être mettre trop en avant des individus alors qu’il s’agit d’un travail pour beaucoup, collectif.



  • jean-charles 11 octobre 2012 13:54

    Cher Monsieur Degué,

     

    Je crois que vous n’avez pas vraiment appréhendé la portée des travaux entre autre développés par l’équipe de S Yamanaka.

    Au delà de l’exploit technique et méthodologique que vous reconnaissez bien volontiers, le développement de cellules non différenciées à partir de fibroblastes, puis amenées à se redifférencier en d’autres types cellulaires, a nécessité l’acquisition de nombreuses données en recherches fondamentales et la compréhension des mécanismes sous-jacent à ces dé-différentiation/re-différentiation.

    Quant aux implications, elles sont particulièrement importantes au niveau fondamentale et risquent de changer grandement notre approche de la recherche bio-médicale et à plus long terme notre façon d’être soigné (car nous parlons bien là du principe encore un peu flou mais visionnaire de la médecine personnalisée).

    Au niveau fondamental, nous allons pouvoir disséquer puis reconstruire par approche systémique, les étapes qui font que chacune de nos cellules présente tant de caractéristiques différentes alors qu’à la base, elles ont presque tout en commun. C’est un domaine qui va s’avérer être passionnant.

    Au niveau de la recherche bio-médicale, l’accès en culture cellulaire à des cellules neuronales ou autres (jusqu’ici inaccessible) de patients souffrant de pathologie va nous permettre là-aussi d’observer de façon plus réelle, moins biaisée (par rapport à un modèle de souris par exemple ou à l’utilisation de lignées humaines cancéreuses), la réalité du développement pathologique. Cela a déjà commencé pour l’étude de maladies monogéniques, le modèle étant plus « simple » dans ce cas mais ces approches vont être très rapidement étendues à des pathologies multifactorielles complexes. Là aussi, ces cellules souches vont s’avérer être des outils particulièrement puissants.

    Au niveau pharmacologique, ces outils vont là-aussi permettre le criblage de molécules d’intérêt sur des cellules provenant directement de personnes ayant développées la pathologie ciblée par ces molécules. Les conséquences sur la pertinence des molécules finalement sélectionnés sur ce type de modèles, sont assez évidentes en terme d’efficacité et de temps de développement.

    A plus long terme, ces cellules pourront être utilisées pour se réparer soi-même. Ce n’est pas de la science-fiction mais de l’anticipation. Nous en sommes juste au début mais peu à peu nous maîtriserons de mieux en mieux ces outils et seront capables de gérer les risques. Lorsque le coût bénéfice/risque sera acceptable, il est probable que des traitements seront développés en particulier pour les maladies dégénératives. En effet, il n’y aura dans ce cas, aucun risque de rejet puisque les cellules proviendront de soi.

    Et pour finir sur une considération éthique, en effet, le fait de ne plus avoir à travailler sur des cellules embryonnaires permettra d’éviter un débat compliqué où tout point de vue peut être finalement raisonnablement accepté ou en tout cas entendu.


    cordialement


    jean-charles



  • jean-charles 20 septembre 2007 08:55

    bonjour,

    je me permettrais de réagir à deux niveaux en précisant que je suis chargé de recherche à l’INSERM, que j’ai été recruté en 2001 et que je suis responsable d’une équipe. Ma première étudiante en thèse va d’ailleurs soutenir aujourd’hui. Je précise ces points pour reconnaître une part de subjectivité dans mes propos.

    Tout d’abord au niveau du recrutement, il est nécessaire de distinguer les organismes de recherche (EPST) et les universités. Les modalités de recrutement ne sont pas du tout équivalentes. Par exemple, intégrer l’INSERM actuellement représente une réelle difficulté puisque seul 10% des candidats obtiendront un poste après un concours national. Une censure existe de plus en amont du dépôt de dossier puisque généralement seuls les dossiers les plus compétitifs seront présentés. De façon plus qu’implicite, il est nécessaire d’avoir fait au moins un stage post-doctoral à l’étranger (voir deux) avant de pouvoir candidater. La sélection est donc sévère et parler d’un recrutement médiocre est à mon avis, plus lié à une méconnaissance des critères actuels de recrutement au sein des EPSTs. Concernant les universités, c’est par contre beaucoup plus hétérogène et en effet, copinage, mandarinat et passe-droit de tout ordre sont encore malheureusement d’actualité. Le concours étant local, toutes les dérives sont à envisager.

    Concernant la façon dont est décrit le travail dans un laboratoire et plus particulièrement en biologie, je suis assez dubitatif. La façon de faire de la recherche a fortement évolué depuis de nombreuses années et la culture du résultat est rentrée de plein pied dans un monde qui avait probablement tendance à s’autojustifier de l’importance de son travail. C’est peut-être ce basculement de ‘mœurs’ qui peut déplaire. Je ne dis pas que cela est bien ou mal, il s’agit juste d’un constat. Le travail s’organise alors en mission, intégrée dans des projets généralement ambitieux et pluridisciplinaires. Pour un étudiant en thèse, toute la difficulté est de trouver une mission qui soit valorisante intellectuellement tout n’étant pas trop risquée en terme de productions scientifiques pour ne pas hypothéquer son avenir professionnel. Comme cela a été fort justement dit dans une autre post, la chance n’est pas le moindre des acteurs d’une thèse. Au delà de cette organisation de travail inhérente aux budgets mis en jeu et à la complexité des travaux, il existe une problématique de managment et d’interactions des différents acteurs. C’est ma foi comme partout ailleurs et la qualité humaine des personnes sera prépondérante.

    En conclusion étudiant en thèse... Ouvriers spécialisés de la recherche... non chercheur en devenir qui se professionnalise dans un contexte de plus en plus compétitif et régi par une logique de production. Que ce soit bien ou mal... c’est un autre débat....







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