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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires


  • jean-jacques rousseau 27 avril 2015 13:20

    @Michel J. Cuny
    Je doute de la pertinence et de l’utilité de la question de « l’identité réelle » de De Gaulle. Comme chacun sa personnalité présente de nombreuses facettes et une certaine complexité. Ce qui serait plus interessant à observer c’est ce moment où son préjugé social, idéologique ou de doctrine vient interférer avec une rationalité propre à l’action publique. Que ce soit sur le plan de sa carrière comme militaire (théoricien ou tacticien) ou politicien on observe un fort décalage entre ses intentions, les objectifs annoncés et la qualité du résultat final.
    Par exemple dans son manifeste Vers une armée de métier en remettant en question l’armée de conscription qui a pourtant donné l’avantage militaire à la France depuis la loi Jourdan dans les guerres révolutionnaires et napoléoniennes, il s’aligne sur un préjugé aristocratique et une vieille rancoeur monarchiste contre ce pilier de la République. Ce qu’il préconise c’est une force blindée et professionelle de manoeuvre. Et en voulant tellement valoriser cette force de cavalerie blindée et mécanisée qu’il juge assez décisive et suffisante, il en vient à négliger voir dévaloriser le rôle de l’infanterie populaire et donc la question défensive en général et celui d’un dispositif défensif dans la profondeur en particulier. Analyse de la profondeur qu’il récuse sous le prétexte que la France serait « privée du nombre et dépourvue d’espaces stratégiques protecteurs ». On croit entendre François Ier se flattant à Marignan d’avoir emporté la victoire par les charges de sa cavalerie alors que les connaisseurs ont compris les rôles décisifs de l’infanterie et de l’artillerie dans l’affaire, rôles laissés dans l’ombre dans les rapports officiels. Ce préjugé lui portant à sous-évaluer le rôle d’une infanterie défensive renforcée par les tirs directs d’artillerie, l’empéchera de voir ce danger auquel il expose son offensive blindée dans le système défensif ennemi. Il sera tout déconfit à Montcornet lorsqu’on lui donnera l’occasion de mettre en pratique sa belle théorie de cavalier, en voyant ses bataillons de chars stoppés et laminés par le dispositif défensif ennemi. Or celui-ci consititué de petits groupes d’infanterie doté de petits canons anti-char abrités dans des batiments, surveillés par les anti-char de 88 mm placés sur les hauteurs : représente le modèle d’une organisation qui a fait défaut dans le système français en 1940. Aucun théoricien, ni aucun tacticien n’a vu ou n’a voulu ni pu mettre en place ce formidable système défensif contre la puissance blindée ennemie, garanti par le canon de 75 modèle 97 français adapté au tir anti-char, protégé par l’infanterie et installé en profondeur. D’ailleurs les services d’espionnage allemands suivaient de près les efforts de modernisation de cette arme anti-char et sur les +5.000 canons français bien peu avaient été déployés et moins encore utilisés contre les petits blindés allemands ou tchèques si vulnérables aux munitions anti-blindage. La plupart seront confisqués sous bache dans leurs hangars et seront acheminés vers le front russe après la défaite française à laquelle il aura contribué par la faiblesse de ses analyses et sa proximité équivoque avec la mouvance réactionnaire pétainiste.
    Sur le plan politique on peut aussi citer ce cas évoqué plus haut où le préjugé anti-ouvrier l’emporte sur la question du renforcement du consensus et de la démocratie dans l’entreprise en lui faisant opter pour le gadget de la participation au bénéfice plutot que sur le dispositif auto-régulateur de la cogestion. Même si son intention était de renforcer la puissance industrielle de la France, ses préjugés ne lui permettaient pas de contrer efficacement l’orientation du patronat vers le désarmement industriel qu’il avait lui-même pu entrevoir et vérifier : « Si vous laissez libres les industriels français, au lieu de barres d’acier ils fabriqueront des portes-clés ».
    Pour ce qui est du contrôle démocratique des institutions même s’il prétend que « La cour suprême, c’est le peuple français » et qu’il introduit le référendum pour : "tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent« . Finalement on voit bien que l’effectivité de ce contrôle démocratique est conditionnée par »le bon vouloir du prince" qui soumettra ou non à référendum par exemple la question de la privatisation des services publics ou plus grave les modifications du texte constitutionel ou la ratification des traités ! Ce qui pose le controle démocratique au rang d’une simple option facultative voir d’une affaire personnelle qui l’amènera finalement au chantage pour l’approbation et à la démission en 1969 le cas contraire. Laissant les affaires du pays dans les mains d’opportunistes encore moins scrupuleux et les moins du monde attachés à l’avenir de la Nation. Bravo !
    Est-ce révélateur qu’il soit emporté sur sa table de jeu avec en mains les cartes d’une partie de réussite qu’il n’a jamais terminée ?   


  • jean-jacques rousseau 25 avril 2015 13:05

    @Michel J. Cuny
    Bien sûr le consensus de 1945 basé sur un gouvernement d’union nationale et le programme
    CNR méritait d’être mieux structuré pour se maintenir. Or de nombreuses forces politiques s’agitaient déjà en coulisse pour le faire éclater. On peut parler de l’ingérence de l’administration Truman mais aussi des manoeuvres politiques soviétiques qui envisagaient certainement un coup de force des milices FTP etc. Sans oublier la vieille garde vichiste bien établie dans l’armée coloniale, dans la magistrature et dans l’industrie. Lorsqu’aprés sa rencontre avec Ho-chi Min, Leclerc est laché par de Gaulle au bénéfice d’un d’Argenlieu, on devine que c’est la faction colonialiste et vichyste qui prend un rôle prépondérant. Cette coterie veut rompre les accords Hô-Sainteny déjà signés le 6 mars 1946 par lesquels « la France reconnaît la République du Viêt Nam comme un État libre ayant son gouvernement, son Parlement, son armée et ses finances ».
    Ce basculement - auquel ne survivra pas Leclerc qui disparait en novembre 1947- était déjà inscrit dans la répression de Sétif en 1945 et ensuite celle de Madagascar en 1947 qui ont manifesté la maitrise du terrain par les forces colonialistes comme un fait accompli.
    Ce sont des évènements qui ne pouvaient que fragiliser ce consensus politique métropolitain et marquer la perte d’influence des mouvements issus de la résistance marqué par l’esprit révolutionnaire, de l’idéal socialiste et humaniste.
    Dès ce moment le processus de la « guerre coloniale » au profit des banquiers et des négociants influents dans les milieux politique et journalistique est enclenchée. Il est parti pour durer. Si les accords de Genève ou d’Evian ont pu mettre fin aux « opérations de police » en Indochine et en Algérie, une guerre secrête se met en place dans les anciennes colonies africaines, où la déstabilisation de la Guinée (pour avoir réclamé son indépendance en 1958) servira de cas d’école pour la nouvelle politique africaine de la France. Le nouveau terrain de chasse des réseaux « gaullistes » et des futures interventions désastreuses de la France-Afrique.
    Ce climat de guerre coloniale induit alors la réactivation d’une guerre sociale rampante. Au même moment où l’on transporte, grace aux moyens du fond Marshall, les jeunes résistants et autres combattants aveuglés par les mirages de l’aventure et de la fraternité vers les pistes coloniales pour s’en débarasser, se dissous en France l’enthousiame populaire. Ce sentiment de libération et d’espoir fait place a celui d’une trahison d’une oppression post-vichyste dont on imagine que de Gaulle pourra bientôt triompher ?


  • jean-jacques rousseau 25 avril 2015 11:26

    Il est regrettable que De Gaulle ait finalement été un homme de droite, alors qu’il prétendait oeuvrer pour la France et se situer au-dessus des partis.
    On voit bien aujourd’hui que toutes ses options anti-syndicalistes et anti-sociales ont été des erreurs graves.
    Lorsque par exemple il propose la participation des salariés aux bénéfices de l’entreprise, c’est pour éviter et contourner l’autre option mise en place par la social-démocratie allemande de co-gestion plaçant les travailleurs à égalité avec les investisseurs dans le Conseil d’administration des entreprises. Au final les entreprises allemandes armée de ce dispositif auto-régulateur ont résisté aux sirènes de la délocalisation, ont pris en compte les évolutions techniques proposées par les travailleurs et ont permis un avantage industriel décisif du pays. Alors qu’en France nous voyons que l’industrie n’a plus cessé de décliner tant en qualité des produits, qu’en nombre depuis cette réforme. Cette politique anti-syndicaliste est revenu à donner pour place à la France ce rôle subalterne imaginé par l’Allemagne dans les années trentes de pays agricole (agro-industrie) ou de villégiature (tourisme).
    Cette politique anti-sociale était pourtant au coeur du projet pétainiste de collaboration et de répression sociale et De Gaulle qui ne pouvait pas l’ignorer l’a pourtant cautionné et mise en oeuvre aprés 1958, en rupture avec le consensus politique de 1945, perdant constament dès lors un large soutien populaire. En clivant ainsi la société française, il a permis aux opportunistes de droite comme de gauche de prendre le pouvoir et pousser le pays vers la fiction européenne et la perte de souveraineté et d’indépendance.


  • jean-jacques rousseau 24 avril 2015 12:44

    @Jean Keim
    Je ne suis qu’en partie d’accord avec vous. Car quand vous dites "Pour tenter de comprendre Jésus il nous faut s’ouvrir à son message et là rien de compliqué, pas d’histoire alambiquée [...] Nous pouvons nous intéresser au message et nous pouvons également nous perdre dans des considérations toutes autres et ne rien capter d’essentiel.«  ; pourquoi donc ensuite faire le contraire en suppossant qu’ »un « Jésus actuel » parlerait d’ego au lieu de démons, etc.«  ? Ne craignez-vous pas dès lors de tronquer ce »message« et même en allant plus loin de le priver de son contexte religieux ?
    Soit, vous n’avez  »jamais compris même quand j’étais enfant élevé dans un milieu catholique, le besoin qu’on les gens de vouloir absolument le rattacher à une tradition antérieure.« Mais si vous ne l’avait »jamais compris« cela veut-il dire que vous ne le comprendrait jamais ?
    Bien sûr il y a une part évidente de déconditionnement dans le message de Jésus et vous en faites à juste titre une qualité importante, une condition nécessaire à notre compréhension  »c’est se libérer de ce qui nous conditionne.« Mais est-ce pour autant une condition suffisante en elle-même ?
    Je ne pense pas qu’isoler dans le message de Jésus, ce qui vous semble proche de l’universalité pour rejeter le reste désigné comme  »contexte culturel et religieux de son époque«  soit acceptable en terme de compréhension. Puisque vos critères de sélection et d’acceptabilité viennent en fait interférer dans votre approche cognitive. Cette universalité telle que nous la concevons depuis notre »modernité", c’est à dire un discours sur le déconditionnement, la liberté créative, la recherche intérieure, l’autonomie de la volonté, l’intelligence personnelle, etc. ne serait-elle pas un autre conditionnement culturel et néo-religieux ?
    Lorsque Jésus se soumet au rite de purification baptismale de Jean le Baptiste fils de grand-prêtre et héritier de la tradition des prophètes d’Israël, lorsqu’il dit au tout début de sa vie publique « je ne suis pas venu abolir la loi, mais l’accomplir », lorsqu’à douze ans on rapporte qu’il répond à ses parents qui le cherchaient et le retrouvent dans le Temple à discuter avec les scribes : « je m’occupe des affaires de mon père », lorsqu’il est reconnu par les uns comme « le Messie », par les autres comme « le Christ » : n’avez-vous pas l’impression qu’il assume indirectement et directement la tradition religieuse hébraïque ?
    Je considère que ce milieu catholique avec « ce besoin qu’on les gens de vouloir absolument le rattacher à une tradition antérieure » n’est pas une entreprise de reconstruction ou une falsification totale de l’authenticité du message de Jésus. Au contraire. Cela pose alors une interrogation d’une grande acuité, une question fondamentale : Et si Jésus était la perle qui ne peut être mieux visible que grace à l’écrin de la doctrine religieuse hébraïque ? Ainsi que le souligne l’Evangile de Jean « La Loi nous a été donnée par Moïse, la grace et la vérité par Jésus-Christ. » Ce qui ferait de la révélation messianique l’aboutissement de la tradition judaïque, dans un corpus indissociable.
    Et c’est dérangeant. Cela invaliderait la construction universaliste sur l’autonomie de la volonté ou la liberté par exemple : « Je ne suis pas venu faire ma volonté mais celle de mon père », « Que ta volonté soit faite et non la mienne », « que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel », etc. Cela affecterait notre sens de l’histoire comme une suite d’évènements fortuits pour un faire un projet divin et messianique à partir duquel l’humain n’aurait à exercer son libre arbitre que pour se positionner entre l’alternative du Bien divin ou de l’opposition maléfique. Grand malaise !


  • jean-jacques rousseau 19 avril 2015 19:21

    @edouard
    Dire que Jésus condamné à mort par les romains ait survécu au supplice est assez ridicule. Presque autant que de dire qu’il aurait été remplacé sur la croix par un sosie...
    Les légionnaires romains n’étaient pas des plaisantins mais plutôt des spécialistes dans l’art de donner la mort sur ordre de leur hiérarchie. Il n’y a aucune raison de douter de la mort physique du supplicié, ni dans les évangiles, ni dans l’affirmation de Tacite. Si vous prenez cet auteur au sérieux, pourquoi inventer autre chose que ce qu’il écrit et inventer une vie de Jésus au Mont Carmel après sa condamnation par Ponce Pilate à Jérusalem ? L’historicité de Jésus implique qu’en tant qu’homme il ait une naissance et une mort. Si on nie celle officielle par le supplice à Jérusalem, c’est nier une grande part de son historicité et se retrouver en plein dans une nouvelle construction mythiste.
     



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