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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.251) 18 septembre 2014 13:44

    Superbe commentaire qui ouvre sur de belles perspectives...
    J’avoue que ma connaissance de la mythologie grecque souffre toujours de graves lacunes. J’ose à peine espérer de votre main un article sur ces sujets à peine esquissés mais déjà si prometteur. Que puis-je dire de plus pour vous encourager à vous lancer dans cette aventure littéraire, historique et poétique ? Nous donnerez-vous votre lecture de «  ce moment central de l’Orestie qui pose tout le débat entre Thémis et Diké », sur ces débats entre : « Athéna et Poséidon et ses implications » ; Poséidon-Héra autour des sources de la Fondation de la polis en lien avec la stabilisation du mariage [furieusement intéressant] ; ou sur ces « troublantes historiettes incestueuses à l’origine si chouette sur les monnaies athéniennes » ?
    Je reconnais aussi que le découpage chronologique impose de sérieuses censures sur les sources historiques postérieures. C’est pourquoi je ne fais qu’une allusion indirecte à Platon ou à Aristote. D’autre part l’angle d’approche et la richesse du sujet imposait des choix arbitraires, qui selon certains pourrait choquer ou servir d’argument selon lequel des biais sont introduits dans la démonstration. J’ai pourtant essayé d’être le plus ouvert possible et de bonne foi. Malgré les défauts du texte je me réjouis de voir que des lecteurs ont eu assez de tolérance et la patience de me suivre dans mes circonvolutions et autres répétitions abusives. C’est une belle récompense pour ces heures de cogitation et d’incertitude devant mon clavier... C’est un encouragement pour compléter le texte suivant sur l’age d’or grec que j’essaierai de faire plus simple et mieux écrit.
    Je note vos doutes et votre étonnement de voir si mal mis en valeur le thème de la femme grecque et je ne résiste pas à la tentation (coupable) de vous reproduire cet extrait sachant d’avance que vous saurez l’apprécier...

    "— Mais alors, Ischomachus, lui dis-je, j’éprouverais un grand plaisir à savoir si c’est toi qui, par tes leçons, as rendu ta femme ce qu’elle est, ou bien si tu l’as reçue de son père et de sa mère tout instruite de ses devoirs.

    [5] — Eh ! Socrate, comment aurais-je pu la recevoir tout instruite ? Elle n’avait pas quinze ans quand elle entra chez moi ; elle avait vécu tout ce temps soumise à une extrême surveillance, afin qu’elle ne vît, n’entendît et ne demandât presque rien. [6] Pouvais-je souhaiter plus, dis-le-moi, que de trouver en elle une femme qui sût filer la laine pour en faire des habits, qui eût vu de quelle manière on distribue la tâche aux fileuses ? Pour la sobriété, Socrate, on l’y avait tout à fait bien formée ; et c’est, à mon avis, une excellente habitude pour l’homme et pour la femme.

    [7] — Et sur les autres points, Ischomachus, lui dis-je, est-ce encore toi dont les leçons ont rendu ta femme capable des soins qui la regardent ?

    — Oui, par Jupiter, dit Ischomachus, mais non pas avant d’avoir offert un sacrifice et prié le ciel de m’accorder à moi la faveur de bien l’instruire et à elle celle de bien apprendre ce qui pouvait le mieux assurer notre bonheur commun."

    CHAPITRE VII. Comment Ischomachus est le type de l’homme de bien et du père de famille. XENOPHON L’Economique [La suite...]

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.173) 17 septembre 2014 21:02

    Je vous remercie de partager vos impressions.
    En effet c’est bien l’intérêt de ces articles de repérer ces « schémas » (ces « paterns » disent les anglophones) au travers différentes périodes. Qu’ils s’agissent des comportement communautaires claniques et familiaux comme nous le voyons depuis une époque préhistorique, jusqu’à ces crises urbaines et modernes autour des notions de bien public ou de res publica comme dans la Cité-Etat grecque, plus tard l’Empire romain ou la période féodale : on voit bien que les mêmes situations se reproduisent, les mêmes questions sur intérêts et privilèges agitent les débats, marquent les époques.
    Fondamentalement je suis persuadé que l’humanité n’a pas changé depuis ces époques lointaines et ce qui ne change pas non plus c’est la mécanique de ces systêmes à l’origine mis en place par un effort de civilisation pour améliorer l’existence humaine. Ce qui peut changer par contre c’est la capacité de prendre conscience de ces forces, de ces « engrenages » sociaux, politiques, économiques, etc. D’autant plus ces « mécanismes » échappent à l’attention et à la conpréhension du public, d’autant plus ils sont dangereux et portent atteinte au bien être du plus grand nombre. Car lorsque les leviers de ces « machines », « systèmes » ou « dispositifs » sont laissés à la disposition d’administrateurs sans réel attachement envers l’intérêt général ou dépassés par des conflits d’intérêt entre puissants : il ne faut pas s’attendre qu’il en ressorte spontanément stabilité et progrès collectif.
    Ce qui est inquiétant c’est que les hommes attribuent souvent - par manque d’éducation ou d’information - les dysfonctionnements « du système » ou « la crise » à la fatalité. Sinon, même s’ils arrivent à critiquer les priorités, programmes ou les responsables d’un systeme politique défectueux (et les désigner comme inadaptés, nocifs ou incompétents) : ils n’envisagent pas sérieusement de proposer une alternative réaliste, consensuelle et efficace ou n’arrivent pas à s’entendre sur les questions les plus élémentaires faute peut-être d’un schéma explicatif ou d’une sorte de mode d’emploi rationel.
    Mais ce qui peut rendre optimiste c’est que chaque époque peut produire ses solutions, ses bonds qualitatifs qui permettent le progrès, l’adaptation collective aux contraintes, la mise en valeur d’opportunités nouvelles. Ce système social que l’humanité construit, elle peut aussi le modifier et l’améliorer pour peu qu’elle prenne conscience de ces ressorts internes et mécanismes, qu’elle retrouve confiance en son génie créateur. 

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.173) 17 septembre 2014 20:22

    Merci pour votre appréciation positive.
    A vrai dire je me méfie des « lieux de mystères » Puisque sur le plan de la méthode ils constituent des « boites noires » qu’il est difficile de décrire. J’y fais indirectement allusion lorsque je rappelle que le culte de Delphes était originellement lié à celui de la déesse mère Gaïa, des rites très anciens liés à la culture minoenne aussi bien que celle indo-européenne (au sujet de la transmission d’un savoir poètique par la classe des prêtres : " tradition qui s’est perpétuée par exemple dans les védas hindoues, ou dans la tradition des bardesscales et autres aèdes. Ce savoir, qui avait une grande importance dans la société, était détenu par la classe des prêtres, qui s’est perpétuée par exemple avec les druides. De plus, comme chez ces derniers, la religion se pratiquait généralement dans des sanctuaires naturels plutôt que dans des temples« note 17).
    Ce qu’il en ressort c’est cette tradition de consultation des oracles ou de la pythie avant toute entreprise personelle ou collective. Tradition que je relie à la croyance en un ordre spirituel ou surnaturel qui dirige le monde et donne à chaque existence sa place dans l’univers ou le sens de sa destinée. Je pense qu’il fallait y faire allusion pour comprendre les bases idéologiques qui fondent l’ordre social et légal et pourquoi les grecs de l’antiquité accordent tant d’importance dans la vie sociale aux rites, aux sacrifices. Comment aussi chaque entreprise était soumise aux auspices pour en vérifier la légitimité et les chances de succès.
    Ces questions ne doivent pas rester dans l’ombre puisqu’elles viennent jusqu’à nous sous différentes formes souvent insoupçonnées. Les notions de guerre sainte, de juste cause imprègnent toujours nos représentations collectives et nos pratiques. Elles seront transmisent jusqu’à notre époque par exemple par la cérémonie de l’inauguration d’ouvrages publics : » inauguration (du bas latin inauguratio « consécration d’un lieu ou d’une personne par une cérémonie solennelle », du latin augur, « augure  » [*]) est une cérémonie solennelle destinée à marquer le début du mandat d’un homme (sacre, investiture, intronisation de souverains, élection d’un magistrat, mandat politique d’un dirigeant), à célébrer l’achèvement d’un monument ou à mettre officiellement en service un lieu public (aéroport, exposition).« http://fr.wikipedia.org/wiki/Inauguration Au sens ancien l’inauguration était une cérémonie de divination pendant laquelle on interrogeait les auspices c’est à dire : »Présages envoyés par les dieux via le vol, le chant des oiseaux ou par la manière dont mangeaient les poulets sacrés." Les romains consultaient les entrailles d’animeaux sacrifiés lors de ces cérémonies. A l’origine le pontifex etait un représentant de la magistrature romaine chargé de surveiller le pont sacré sur le Tibre. En général la construction d’ouvrages était placé sous l’autorité sacerdotale qui veillait à ce que ces entreprises ne dérangent pas l’ordre divin et en consacrer aux dieux le bon achèvement.

    Donc le mystère en lui-même chacun peut en avoir une libre appréciation même s’il est difficile d’en préciser objectivement la portée on ne peut en nier la fascination et la force émotionelle. Ce qui importe ici c’est de constater que le modèle culturel antique se base sur ces traditions anciennes, sur cette hiérarchie stricte, sur ces valeurs spirituelles qui auront une influence réelle sur les représentations et pratiques sociales, qui vont déterminer des contraintes et des priorités plus ou moins diffuses au sein de cette civilisation (dont nous sommes aussi héritiers et qui nous détermine à notre insu). Le risque étant de s’enfoncer dans une sorte de mystique, une irrationnalité qui nous priverait d’une certaine capacité de prise de distance et d’observer les autres éléments du système culturel en particulier et l’interaction de ces éléments pour expliquer le dynamisme et l’efficience du modèle social en général.

    ---
    [1] L’augure, divination qui consistait primitivement dans l’observation du chant et du vol des oiseaux (l’ornithomancie), de la manière dont ils mangeaient ainsi que l’interprétation des phénomènes célestes, tels que la foudre (la brontoscopie), et des prodiges, leur venait de l’Etrusca disciplina, l’ensemble des pratiques divinatoires étrusques. http://fr.wikipedia.org/wiki/Augure

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.73) 5 juin 2014 19:11

    @ CN46400
    "le 10 mai 40, jour de l’intronisation de Churchill à la place de Chamberlain, fût pour Hitler une vraie catastrophe qui ne serait pas compensée par la Kollaboration française. Il en vint même à sacrifier son bras droit, Rudof Hess, pour essayer d’obtenir, contre l’URSS, la neutralité anglaise.« 

    Attention vous tombez dans ce piège grossier de l’historiographie occidentale qui consiste à mettre Hitler comme grand manitou et responsable de tout. Cette version tronquée de l’histoire permet d’exonérer les responsabilités de beaucoup de monde dans la montée du nazisme mais jamais d’en comprendre les tenants et les aboutissements qui restent dans l’ombre.

    Rudolf Hess n’était pas le bras droit de Hitler mais son mentor, après Karl Meyr et Ludendorff (dont les amis se sont chargés d’écrire Mein Kampf puisque l’auteur présumé en aurait été bien incapable n’ayant pas fait d’études et dans l’impossibilité d’avoir une conversation cohérente de plus de 5 mn) puis H. Göring.

    Vous trouverez toutes ces informations et d’autres encore (comme le rôle de Etat-Major du Reich allemand qui cherchait une figure charismatique pour remobiliser le peuple allemand & préparer la revanche de 1918) dans le texte  »I was Hilter’s boss«  du capitaine Karl Meyr.

    Celui-ci a recruté en 1919 et formé le caporal Hitler comme agent des services secrets de l’armée allemande. Ceci avant qu’il ne soit repéré par Ludendorff qui cherchait une »Jeanne d’Arc" pour réveiller le nationalisme germanique. A tout moment de son parcours il a recu le soutien de la haute hiérarchie militaire qui l’a utilisé comme une marionette. 

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.226) 10 avril 2014 21:28

    Et sinon dans la vie vous arrivez à réfléchir par vous-même, ou est-ce que les apparences et l’argument d’autorité vous suffisent ?

    J’ai été relativement courtois dans ma description du problème de Lordon. Je mets ses erreurs sur le compte de la confusion mentale, mais après tout il ne pourrait s’agir que de malhonnêteté intellectuelle. Étant donné que la capacité d’analyse de la moyenne des gens reste relativement limitée - si on en croit votre commentaire et le nombre d’avis favorables qu’a reçu l’article - il parait aisé pour un mythomane prolixe de berner les foules, et d’être reçu chez les puissants comme « leader d’opinion »...







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