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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.74) 15 octobre 2014 09:22

    @TDK1
    Je ne connais pas du tout le dossier de la persécution des juifs sous Vichy. Mais il me semble que vous proférez là de belles horreurs.
    "Les communistes furent les premiers collaborateurs et même les traîtres puisqu’ils refusèrent de combattre contre les Allemands en 39/40« 
    Nous sommes ici au coeur du révisionnisme politique. Le premier collaborateur toutes catégories confondues c’est M. Pétain qui déjà pendant le première guerre mondiale était considéré comme défaitiste par Clémenceau, Joffre et Foch (excusez du peu). Dès les années 20 il se rapproche des milieux d’extrème-droite en France. »Il reste influent dans le monde militaire et politique, est actif dans le mouvement antiparlementaire le Redressement français qui souhaite un exécutif fort« * En 34 il est nommé ministre de la Guerre en France, magistrature durant laquelle il s’ingéniera à suspendre les travaux de la ligne Maginot notamment la section couvrant les Ardennes. Offrant dès lors aux hordes germaniques une porte ouverte, une solution peu couteuse d’invasion du territoire national. »Pétain arrête les travaux de la ligne Maginot, pensant que les Ardennes sont une barrière naturelle infranchissable par les Allemands, et estime qu’il est inutile d’équiper la France en chars d’assaut« *. Nommé ambassadeur en Espagne en 39 il entretient des relations fructueuses avec Franco et facilite - ce que les autorités de la Banque de France ont toujours refusé aux républicain - à savoir le rapatriement de l’or de la République espagnole au profit des anti-républicains et putschistes. En 39 Pétain refuse la proposition du président Daladier »d’entrer au gouvernement, et il se tient prudemment à l’écart des sollicitations officielles« . »Pétain ne fait nullement mystère de son hostilité personnelle à la guerre contre Hitler, et « il est manifeste qu’il a, depuis le début, son rôle dans les calculs de Laval et de certains membres du complot de la paix« .
    Maintenant pour répondre à votre accusation contre les communistes, il faut savoir qu’il sont informés de ce »complot de la paix« avec Hitler. En quoi consiste-t-il ? Il s’agit d’un plan de l’extreme-droite pour briser à la fois les institutions de la République et des avancées sociales du Front populaire. Pour cela Pétain et ses amis ont imaginé qu’une défaite militaire contre l’Allemagne permettrait de revenir sur les réformes de 36 et d’instaurer un régime réactionnaire et anti-communiste en France en leur faisant porter la responsabilité de la défaite. Les accords de Munich de 1938 font partie de ce »complot de la paix« . Il s’agit de faire les concessions aux Nazis qui : d’une part leur offrirait avec la Tchécoslovaquie des usines d’armement performantes et en particulier une force de blindés qui leur manque pour leur projets militaires ; d’autre part leur garanti une »paix des braves« avec les nazis qui se monteraient reconnaissants en les laissant gouverner le pays après la défaite prévue, avec la promesse d’un soutien français dans l’effort de guerre et la campagne contre URSS. Lorsque vous faites allusion au traité Ribbentrop-Molotov qui justifie a vos yeux de qualifier les communistes de »traitres« pour entente avec l’ennemi, il ne faut pas oublier la déclaration Bonnet-Ribbentropp du 6 décembre 1938 qui forme la clé de voute de ce »complot de la paix« **. Sur le plan militaire il ne faut pas être sorti de St-Cyr pour constater comment le pays a été ouvert aux forces allemandes. De nombreux témoignages font état de la »disparition" du commandement devant l’avancée l’ennemie, de routes des Ardennes ouvertes : le plan du retardement du Génie n’ayant pas été mis en oeuvre. Les seuls troupes qui pouvaient efficacement s’opposer aux petits blindés tchèques (les canons de 37 étants notoirement insuffisants et les équipages massacrés) étaient (non pas les unité blindées comme l’estiment faussement les spécialistes - dont de Gaulle - qui négligent stupidement la puissance redoutable du Flak 88) les groupes de canon de 75 dont l’un se trouvait fortuitement sur la route de Rommel et qui a si bien travaillé que le brave homme a dû s’échapper de son char en flammes et courir à pied pour avertir ses divisions de prendre une autre route ! Et bien ces canons de 75 si efficaces en version anti-char étaient encore pour plus de 5000 d’entre-eux dans les hangars en attendant que les allemands en prennent livraison pour la campagne en Union soviétique...
    Vous comprenez que pour Pétain et ses amis après une si grave trahison de la France
    ce n’était plus qu’une simple formalité que de réclamer les pleins pouvoirs dans l’urgence du moment et sous de belles promesses de rétablissement. Ensuite d’aller chercher les communistes pour les accuser de défaitisme n’était plus qu’un jeu d’enfant qui fait toujours fureur !!!

    * https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_P%C3%A9tain
    ** http://dissertatemps.blogspot.fr/2006/04/la-dclaration-bonnet-ribbentrop-6.html

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.45) 9 octobre 2014 11:45

    Ce projet de 6ieme république a tout d’un leurre, d’une escroquerie.
    On veut faire croire que la constitution de 58 est inadaptée à l’expression de la démocratie.
    Cette prétention est ridicule. Ce qui la rend caduc ce sont les traités européens. Ceux-ci par ingérence dans les affaires intérieures privent la Nation de son indépendance et de son autonomie politique. Dans ces conditions de négation de la souveraineté nationale tous les débats et tous les choix démocratiques sont devenus inutiles : puisqu’il suffit aujourd’hui d’appliquer les directives de Bruxelles et se soumettre aux recommendations du ministre des finances allemand ou des financiers de Franckfurt.
    La constitution de 58 autorise cette absurdité par l’introduction abusive l’art. 88-1 datant du 25 juin 1992 modifié en 2005 à l’occasion du TCE puis en 2007 pour le traité de Lisbonne.
    « La République participe à l’Union européenne constituée d’États qui ont choisi librement d’exercer en commun certaines de leurs compétences en vertu du traité sur l’Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, tels qu’ils résultent du traité signé à Lisbonne le 13 décembre 2007. »
    Si les gens qui s’agitent pour réclamer une 6ieme république étaient lucides et/ou de bonne foi ils auraient déjà analysé corectement cette problématique et réclameraient à minima l’annulation de cet article 88-1. Ce qui demanderait moins d’effort pour plus d’efficacité à régler la question décisive de la démocratie française et annulerait du même coup les contraintes imposées par Lisbonne dont les articles sont ceux du TCE rejeté par référendum.
    C’est ce qui démontre que cette propagande autour de la 6ieme république est un fake et que le gens derriere celle-ci n’ont nulle intention de restaurer une république souveraine en France mais créer la confusion et des disputes inutiles pour affaiblir encore d’avantage le pays et diviser les français sur un faux débat. Encore un coup des européistes soutenus par les finances de l’oligarchie !

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.251) 18 septembre 2014 13:44

    Superbe commentaire qui ouvre sur de belles perspectives...
    J’avoue que ma connaissance de la mythologie grecque souffre toujours de graves lacunes. J’ose à peine espérer de votre main un article sur ces sujets à peine esquissés mais déjà si prometteur. Que puis-je dire de plus pour vous encourager à vous lancer dans cette aventure littéraire, historique et poétique ? Nous donnerez-vous votre lecture de «  ce moment central de l’Orestie qui pose tout le débat entre Thémis et Diké », sur ces débats entre : « Athéna et Poséidon et ses implications » ; Poséidon-Héra autour des sources de la Fondation de la polis en lien avec la stabilisation du mariage [furieusement intéressant] ; ou sur ces « troublantes historiettes incestueuses à l’origine si chouette sur les monnaies athéniennes » ?
    Je reconnais aussi que le découpage chronologique impose de sérieuses censures sur les sources historiques postérieures. C’est pourquoi je ne fais qu’une allusion indirecte à Platon ou à Aristote. D’autre part l’angle d’approche et la richesse du sujet imposait des choix arbitraires, qui selon certains pourrait choquer ou servir d’argument selon lequel des biais sont introduits dans la démonstration. J’ai pourtant essayé d’être le plus ouvert possible et de bonne foi. Malgré les défauts du texte je me réjouis de voir que des lecteurs ont eu assez de tolérance et la patience de me suivre dans mes circonvolutions et autres répétitions abusives. C’est une belle récompense pour ces heures de cogitation et d’incertitude devant mon clavier... C’est un encouragement pour compléter le texte suivant sur l’age d’or grec que j’essaierai de faire plus simple et mieux écrit.
    Je note vos doutes et votre étonnement de voir si mal mis en valeur le thème de la femme grecque et je ne résiste pas à la tentation (coupable) de vous reproduire cet extrait sachant d’avance que vous saurez l’apprécier...

    "— Mais alors, Ischomachus, lui dis-je, j’éprouverais un grand plaisir à savoir si c’est toi qui, par tes leçons, as rendu ta femme ce qu’elle est, ou bien si tu l’as reçue de son père et de sa mère tout instruite de ses devoirs.

    [5] — Eh ! Socrate, comment aurais-je pu la recevoir tout instruite ? Elle n’avait pas quinze ans quand elle entra chez moi ; elle avait vécu tout ce temps soumise à une extrême surveillance, afin qu’elle ne vît, n’entendît et ne demandât presque rien. [6] Pouvais-je souhaiter plus, dis-le-moi, que de trouver en elle une femme qui sût filer la laine pour en faire des habits, qui eût vu de quelle manière on distribue la tâche aux fileuses ? Pour la sobriété, Socrate, on l’y avait tout à fait bien formée ; et c’est, à mon avis, une excellente habitude pour l’homme et pour la femme.

    [7] — Et sur les autres points, Ischomachus, lui dis-je, est-ce encore toi dont les leçons ont rendu ta femme capable des soins qui la regardent ?

    — Oui, par Jupiter, dit Ischomachus, mais non pas avant d’avoir offert un sacrifice et prié le ciel de m’accorder à moi la faveur de bien l’instruire et à elle celle de bien apprendre ce qui pouvait le mieux assurer notre bonheur commun."

    CHAPITRE VII. Comment Ischomachus est le type de l’homme de bien et du père de famille. XENOPHON L’Economique [La suite...]

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.173) 17 septembre 2014 21:02

    Je vous remercie de partager vos impressions.
    En effet c’est bien l’intérêt de ces articles de repérer ces « schémas » (ces « paterns » disent les anglophones) au travers différentes périodes. Qu’ils s’agissent des comportement communautaires claniques et familiaux comme nous le voyons depuis une époque préhistorique, jusqu’à ces crises urbaines et modernes autour des notions de bien public ou de res publica comme dans la Cité-Etat grecque, plus tard l’Empire romain ou la période féodale : on voit bien que les mêmes situations se reproduisent, les mêmes questions sur intérêts et privilèges agitent les débats, marquent les époques.
    Fondamentalement je suis persuadé que l’humanité n’a pas changé depuis ces époques lointaines et ce qui ne change pas non plus c’est la mécanique de ces systêmes à l’origine mis en place par un effort de civilisation pour améliorer l’existence humaine. Ce qui peut changer par contre c’est la capacité de prendre conscience de ces forces, de ces « engrenages » sociaux, politiques, économiques, etc. D’autant plus ces « mécanismes » échappent à l’attention et à la conpréhension du public, d’autant plus ils sont dangereux et portent atteinte au bien être du plus grand nombre. Car lorsque les leviers de ces « machines », « systèmes » ou « dispositifs » sont laissés à la disposition d’administrateurs sans réel attachement envers l’intérêt général ou dépassés par des conflits d’intérêt entre puissants : il ne faut pas s’attendre qu’il en ressorte spontanément stabilité et progrès collectif.
    Ce qui est inquiétant c’est que les hommes attribuent souvent - par manque d’éducation ou d’information - les dysfonctionnements « du système » ou « la crise » à la fatalité. Sinon, même s’ils arrivent à critiquer les priorités, programmes ou les responsables d’un systeme politique défectueux (et les désigner comme inadaptés, nocifs ou incompétents) : ils n’envisagent pas sérieusement de proposer une alternative réaliste, consensuelle et efficace ou n’arrivent pas à s’entendre sur les questions les plus élémentaires faute peut-être d’un schéma explicatif ou d’une sorte de mode d’emploi rationel.
    Mais ce qui peut rendre optimiste c’est que chaque époque peut produire ses solutions, ses bonds qualitatifs qui permettent le progrès, l’adaptation collective aux contraintes, la mise en valeur d’opportunités nouvelles. Ce système social que l’humanité construit, elle peut aussi le modifier et l’améliorer pour peu qu’elle prenne conscience de ces ressorts internes et mécanismes, qu’elle retrouve confiance en son génie créateur. 

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.173) 17 septembre 2014 20:22

    Merci pour votre appréciation positive.
    A vrai dire je me méfie des « lieux de mystères » Puisque sur le plan de la méthode ils constituent des « boites noires » qu’il est difficile de décrire. J’y fais indirectement allusion lorsque je rappelle que le culte de Delphes était originellement lié à celui de la déesse mère Gaïa, des rites très anciens liés à la culture minoenne aussi bien que celle indo-européenne (au sujet de la transmission d’un savoir poètique par la classe des prêtres : " tradition qui s’est perpétuée par exemple dans les védas hindoues, ou dans la tradition des bardesscales et autres aèdes. Ce savoir, qui avait une grande importance dans la société, était détenu par la classe des prêtres, qui s’est perpétuée par exemple avec les druides. De plus, comme chez ces derniers, la religion se pratiquait généralement dans des sanctuaires naturels plutôt que dans des temples« note 17).
    Ce qu’il en ressort c’est cette tradition de consultation des oracles ou de la pythie avant toute entreprise personelle ou collective. Tradition que je relie à la croyance en un ordre spirituel ou surnaturel qui dirige le monde et donne à chaque existence sa place dans l’univers ou le sens de sa destinée. Je pense qu’il fallait y faire allusion pour comprendre les bases idéologiques qui fondent l’ordre social et légal et pourquoi les grecs de l’antiquité accordent tant d’importance dans la vie sociale aux rites, aux sacrifices. Comment aussi chaque entreprise était soumise aux auspices pour en vérifier la légitimité et les chances de succès.
    Ces questions ne doivent pas rester dans l’ombre puisqu’elles viennent jusqu’à nous sous différentes formes souvent insoupçonnées. Les notions de guerre sainte, de juste cause imprègnent toujours nos représentations collectives et nos pratiques. Elles seront transmisent jusqu’à notre époque par exemple par la cérémonie de l’inauguration d’ouvrages publics : » inauguration (du bas latin inauguratio « consécration d’un lieu ou d’une personne par une cérémonie solennelle », du latin augur, « augure  » [*]) est une cérémonie solennelle destinée à marquer le début du mandat d’un homme (sacre, investiture, intronisation de souverains, élection d’un magistrat, mandat politique d’un dirigeant), à célébrer l’achèvement d’un monument ou à mettre officiellement en service un lieu public (aéroport, exposition).« http://fr.wikipedia.org/wiki/Inauguration Au sens ancien l’inauguration était une cérémonie de divination pendant laquelle on interrogeait les auspices c’est à dire : »Présages envoyés par les dieux via le vol, le chant des oiseaux ou par la manière dont mangeaient les poulets sacrés." Les romains consultaient les entrailles d’animeaux sacrifiés lors de ces cérémonies. A l’origine le pontifex etait un représentant de la magistrature romaine chargé de surveiller le pont sacré sur le Tibre. En général la construction d’ouvrages était placé sous l’autorité sacerdotale qui veillait à ce que ces entreprises ne dérangent pas l’ordre divin et en consacrer aux dieux le bon achèvement.

    Donc le mystère en lui-même chacun peut en avoir une libre appréciation même s’il est difficile d’en préciser objectivement la portée on ne peut en nier la fascination et la force émotionelle. Ce qui importe ici c’est de constater que le modèle culturel antique se base sur ces traditions anciennes, sur cette hiérarchie stricte, sur ces valeurs spirituelles qui auront une influence réelle sur les représentations et pratiques sociales, qui vont déterminer des contraintes et des priorités plus ou moins diffuses au sein de cette civilisation (dont nous sommes aussi héritiers et qui nous détermine à notre insu). Le risque étant de s’enfoncer dans une sorte de mystique, une irrationnalité qui nous priverait d’une certaine capacité de prise de distance et d’observer les autres éléments du système culturel en particulier et l’interaction de ces éléments pour expliquer le dynamisme et l’efficience du modèle social en général.

    ---
    [1] L’augure, divination qui consistait primitivement dans l’observation du chant et du vol des oiseaux (l’ornithomancie), de la manière dont ils mangeaient ainsi que l’interprétation des phénomènes célestes, tels que la foudre (la brontoscopie), et des prodiges, leur venait de l’Etrusca disciplina, l’ensemble des pratiques divinatoires étrusques. http://fr.wikipedia.org/wiki/Augure







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