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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.100) 21 mars 2015 10:00

    Pour comprendre la tragédie du Cambodge, il faut au moins remonter au discours de de Gaulle à Phnon Penh du 1 septembre 1966.
    A cet époque le Cambodge est en paix et un Etat souverain, depuis la fin du protectorat français intégré à l’Indochine française qui se termine le 9 novembre 1953.

    "De part et d’autre, une histoire chargée de gloires et de douleurs, une culture et un art exemplaires, une terre féconde, aux frontières vulnérables, entourée d’ambitions étrangères et au-dessus de laquelle le péril est sans cesse suspendu. Le fait, qu’il y a un siècle, les deux nations associèrent pour un temps leurs destinées a pu, certes, aider le Cambodge à maintenir son intégrité tandis que la France y trouvait un très utile concours. Mais, ensuite, ayant, d’un commun accord, séparé leurs souverainetés et donné comme base à leurs rapports une amicale coopération, voici que l’estime et l’affection que se portent mutuellement les deux peuples sont aujourd’hui plus grandes que jamais."

    A ce moment de Gaulle dénonce la menace qui pèse sur la stabilité du pays, du fait de l’ingérence US et son intervention militaire au Vietnam :

    "Au lendemain des accords de Genève de 1954, le Cambodge choisissait, avec courage et lucidité, la politique de la neutralité, qui découlait de ces accords et qui, dès lors que ne s’exerçait plus la responsabilité de la France, aurait seule pu épargner à l’Indochine de devenir un terrain d’affrontement pour les dominations et idéologies rivales et une sollicitation pour l’intervention américaine. C’est pourquoi, tandis que votre pays parvenait à sauvegarder son corps et son âme parce qu’il restait maître chez lui, on vit l’autorité politique et militaire des États-Unis s’installer à son tour au Viêt-Nam du Sud et, du même coup, la guerre s’y ranimer sous la forme d’une résistance nationale. Après quoi, des illusions relatives à l’emploi de la force conduisirent au renforcement continuel du Corps expéditionnaire et à une escalade de plus en plus étendue en Asie, de plus en plus proche de la Chine, de plus en plus provocante à l’égard de l’Union Soviétique, de plus en plus réprouvée par nombre de peuples d’Europe, d’Afrique, d’Amérique latine, et, en fin de compte, de plus en plus menaçante pour la paix du monde.« 

    On peut y voir une revanche contre Washington qui dénoncait la politique coloniale de la France et la guerre d’Indochine. A son tour, depuis les accords de Genève et d’Evian, la France prend parti pour la défense du droit international, pour la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes et de non-ingérence dans les affaires intérieures.

     »Bref, pour longue et dure que doive être l’épreuve, la France tient pour certain qu’elle n’aura pas de solution militaire.
    A moins que l’univers ne roule vers la catastrophe, seul un accord politique pourrait donc rétablir la paix. Or, les conditions d’un pareil accord étant bien claires et bien connues, il est encore temps d’espérer. Tout comme celui de 1954, l’accord aurait pour objet d’établir et de garantir la neutralité des peuples de l’Indochine et leur droit de disposer d’eux-mêmes tels qu’ils sont effectivement, en laissant à chacun d’eux la responsabilité entière de ses affaires.« 


     »Les Américains, premiers visés par l’allocution, ne témoignèrent qu’un léger agacement et ne modifièrent en rien leur position
    sur la guerre au Viêt Nam. La période qui suit correspond à une perte progressive de l’influence de Sihanouk sur les affaires du Cambodge. Alors que la présence des troupes du Việt Cộng se faisait de jour en jour plus sentir à l’est, les élites pro-américaines prenaient une importance croissante à Phnom Penh, jusqu’à déposer le prince en 1970, choisissant l’alignement sur Washington qui allait déclencher un engrenage précipitant le pays dans la guerre« http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_Phnom_Penh

    Donc ceci donne raison à l’auteur quand il signale l’effet de l’ingérence US et intervention militaire au Cambodge sur une population fragile sur laquelle on va s’acharner. Et ceci en balayant tous les projets de développement économique et culturel envisagés par le prince Norodom Sihanouk au profit d’une stratégie extrémiste élaborée au Pentagone et à Langley.
    En poussant de simples paysans à la guerre à outrance ce sont donc les USA qui portent en premier chef la responsabilité de la solution extrémiste Kmer Rouge. Ils en récoltent surtout le bénéfice idéologique puisqu’ils pourront diaboliser »le communisme« en lui imputant les excès d’une faction inculte et abreuvée de haine , tout en occultant dans les médias les raisons objectives de son émergence et leur implication calamiteuse (sans tenir compte des  »avertissements que Paris a depuis longtemps multipliés à l’égard de Washington quand rien encore n’avait été commis d’irréparable") dans l’histoire Kmer.

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.100) 17 mars 2015 13:42

    Merci pour cette jolie ballade

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.131) 9 mars 2015 13:12

    @MAIBORODA

    Affirmatif
    Il y a certaines coquilles à corriger ex : "M. Lamberto Zannier, un diplomate italien, ancien réprésentant spécial pour les Nations-Unies au Kosovo entre juin 2008 et juin 2011"
    voir : http://democratie-directe.blogspot.fr/2015/03/ukraine-hysterie-occidentale-et.html

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.36) 30 octobre 2014 17:26

    Je vous remercie de vouloir m’aider à discerner mes « manquements et déficiences ». Et de le faire avec tant de charme puisque le ton candide et la légereté enfantine de vos propos sont rafraichissants.
    Hélas monde cruel ! Que de désillusions attendent l’innocence de vos doux enfants ! Tels ces naïfs qui s’immaginent qu’un parti comme le FN n’ait d’autre utilité pour ses créanciers que de diviser les français et « pourrir » comme le dit si bien Todd le débat sur la souveraineté nationale.
    Pauvres égarés qui ne comprennent pas que la clique Le Pen n’est là que pour se faire une petite place dans le système. Puisque le but de cette clique consiste simplement à dégoter quelques sièges de députés européens et autres primes de servilité. Pourtant cette « adaptabilité » de leur discours économique devrait mettre la puce à l’oreille et les aider à ouvrir les yeux sur la réalité ? Non loin de là l’immaturité politique et la désinformation sont les plus forts. Ces gens ont besoin de s’imaginer que le FN financé dès le départ par le secte Moon et la CIA via des comptes UBS en Suisse est là pour sauver la France ! Ceci en entretenant la haine et menancant l’unité nationale de toutes leurs forces de faux patriotes pétainistes en détournant la colère des gens simples dans l’impasse du fascisme.
    Quel aveuglement ! Quel joli fond de commerce que cette ignorance et cette haine qu’il s’agit d’entretenir pour finir de ruiner la nation !

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.36) 30 octobre 2014 14:27

     L’analyse de l’auteur en elle-même sucite de l’intérêt mais la présentation pose problème. L’entame de l’article laisse supposer que le FN aurait un « discours économique » cohérent et qu’il serait favorable à une sortie de l’euro. Rien ne justifie ces affirmations plus ou moins implicites.

    En réalité l’extreme-droite française change de discours économique comme ses dirigeants de chemise. Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS le démontre sans difficulté en comparant les programmes économiques du Front depuis 1984. [1]
    Au milieu des années 80 M. Le Pen s’était fait le porte-parole des thèses monétaristes (dont celle de l’indépendance d’une Banque centrale) et se présentait comme un Reagan français. On voit aujourd’hui les conséquences de ces absurdités ultra-libérales défendues à l’époque par le FN quand il fallait les combattre. [2]
    Avant 2011 le FN faisait campagne pour « un protectionnisme européen » ce qui s’intégrait parfaitement dans le cadre de la défense d’une suposée « identité européenne » comme la majorité des groupes néo-fascistes ou plus largement des euro-fédéralistes. Ce qui était déjà -en soi- une contradiction flagrante du discours nationaliste initial.
    Depuis la fille Le Pen s’ingénie à picorer tout azimut, en particulier dans les travaux d’Emmanuel Todd. Quand ce dernier a compris les limites et l’incohérence du projet de « protectionnisme européen » pour se rapporcher du discours de souveraineté économique de J. Sapir, on a vu la Le Pen suivre le même mouvement. [3]
    "Cela n’est pas surprenant. L’économie n’est inscrite ni dans l’ADN des droites extrêmes européennes ni dans celui du Front national en particulier. L’immigration, oui, la sécurité, bien sûr, la famille et la ruralité aussi, mais le PIB, la compétitivité et les parts de marché à l’exportation, non. Définitivement non. Pour le FN, la crise économique est à la fois une formidable alliée et une redoutable ennemie. D’un côté, elle le renforce en gonflant les rangs des mécontents. De l’autre, elle révèle sa faiblesse structurelle, qui est qu’une immense majorité de Français continuent de considérer que le parti de Marine Le Pen n’est absolument pas crédible sur le terrain économique. C’est l’économie qui explique les succès électoraux actuels du FN, mais c’est aussi l’économie qui pourrait l’empêcher de conquérir le pouvoir.« [4]

    Ce qui étonne dans ce texte c’est le le biais idéologique et militant. Prétendre défendre la cohérence de slogans lancés dans le vent d’un FN qui a si souvent changé et fait la girouette sur ces questions graves est une entreprise condamnée d’avance. Pourtant l’auteur du fait de sa prétendue formation universitaire se devait d’observer un minimum d’impartialité ou d’objectivité. D’autant plus (pourrait-on dire) que »Rien n’obscurcit aussi efficacement notre vision de l’économie que le préjugé politique« .
    ---
    [1] Le seul document ici en anglais(?) Gilles Ivaldi The Front National split : party system change and electoral prospects
    [2] »Très à droite dans les années 80, le programme économique du FN s’est ainsi recentré dans les années 90.«  Depuis 2011, le FN est devenu « protectionniste au sens large »
    [3] »L’accélération de la crise des dettes souveraines nous indique que nous n’aurons pas le temps de mettre en place le protectionnisme européen avant l’explosion de l’euro. Je le regrette, car j’avais voté pour le traité constitutionnel européen et je continue de croire que c’est à l’échelle européenne que nous devons construire des protections. Accepter la sortie de l’euro, ça n’est pas être antieuropéen, c’est seulement faire cesser l’acharnement thérapeutique sur une monnaie dont la classe dirigeante sait qu’elle est condamnée. Sur ce point, je donne raison à l’économiste Jacques Sapir, qui estime depuis plusieurs mois que la France doit désormais agir seule" Entretien E. Todd 14 juillet 2014 « Le Front national est un front antinational »
    [4] La longue marche du FN... vers la gauche !







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