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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.226) 10 avril 2014 21:28

    Et sinon dans la vie vous arrivez à réfléchir par vous-même, ou est-ce que les apparences et l’argument d’autorité vous suffisent ?

    J’ai été relativement courtois dans ma description du problème de Lordon. Je mets ses erreurs sur le compte de la confusion mentale, mais après tout il ne pourrait s’agir que de malhonnêteté intellectuelle. Étant donné que la capacité d’analyse de la moyenne des gens reste relativement limitée - si on en croit votre commentaire et le nombre d’avis favorables qu’a reçu l’article - il parait aisé pour un mythomane prolixe de berner les foules, et d’être reçu chez les puissants comme « leader d’opinion »...

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.252) 9 avril 2014 20:44

    « Frédéric Lordon indique que son objectif est de faire bouger le FdG sur ses questions. »
    Cet objectif est complètement foireux. Jusqu’ici toutes les analyses du Front de Gauche ont été tronquées et biaisées, tant sur le plan juridique, économique, qu’historique. Tous ceux qui ont fait confiance à cette supercherie ont été roulés dans la farine.
    Le FdG est selon les évidences une organisation liée au plus haut niveau avec l’oligarchie européenne. Par cette organisation, le système n’a fait que gagner du temps, égaré les esprits et découragé les volontés par des faux débats, des slogans idiots, des manifestations inutiles et des stratégies électorales boiteuses. A ce sujet : Le Front de Gauche : la mystification des euro-fédéralistes
    Mais qui s’assemble se ressemble. La suspicion se porte maintenant sur la lucidité supposée de Lordon. Celui-ci est reçu aujourd’hui sur France-Culture à 12h55 (9/04/14) L’Européisme a-t-il eu raison de l’Europe ?
    Sur cette station radio il reconnaît sa prétention de refaire une autre Europe avec une monnaie commune. M. Lordon ose associer le vœux d’un espace démocratique... avec l’Europe monétaire et déclarer : « Il entre dans l’idée même d’une communauté de politique économique de se donner des règles qui encadrent les politiques économiques nationales... » (19’35)  et ce sur la base des traités tels que celui de Maastricht. Il rajoute plus loin : L’idée générale énoncée abstraitement que nous pourrions envisager quelque chose comme
    un espace politique européen, n’a rien pour me déplaire.
    (29’30)
    Il feint d’ignorer que les traités n’ont aucun fondement en droit international ni aucun effet lorsqu’ils concernent l’ingérence dans la politique intérieure économique, sociale, etc d’un État.
    Il s’agit d’une violation directe des accords d’Helsinki* en particulier du principe primordial I relatif à la Souveraineté national (a) du principe primordial VI. Non-intervention dans les affaires intérieures (b) et du principe primordial VIII Principe primordial de Egalité de droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (c) :
    (a) « Les Etats participants respectent mutuellement leur égalité souveraine et leur individualité ainsi que tous les droits inhérents à leur souveraineté et englobés dans celle-ci, y compris, en particulier, le droit de chaque Etat à l’égalité juridique, à l’intégrité territoriale, à la liberté et à l’indépendance politique. Ils respectent aussi le droit de chacun d’entre eux de choisir et de développer librement son système politique, social, économique et culturel ainsi que celui de déterminer ses lois et ses règlements. »
    (b) « Les États participants s’abstiennent de toute intervention, directe ou indirecte, individuelle ou collective, dans les affaires intérieures ou extérieures relevant de la compétence nationale d’un autre État participant, quelles que soient leurs relations mutuelles [...] » ;
    (c) « En vertu du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, tous les peuples ont toujours le droit, en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel. »
    Dommage non plus qu’il n’ait pas rappelé que les difficultés monétaires « traumatisantes » de l’Allemagne sont dus à sa manipulation inflationniste du Mark pour ne pas avoir a payer les compensations de la guerre de 14-18.
    Il ressort de ceci que la pensée du sieur Lordon constitue un joli méli-mélo de notions juridiques, historiques, politiques et économiques mal assimilées dont les contradictions sautent aussi aux yeux des journalistes qui l’interrogent et dont il n’arrive pas lui-même à démêler les paradoxes.
    C’est cela que vous voulez nous présenter comme une alternative ?
    C’est honteux.
    ---
    * TCE de Giscard : la trahison d’Helsinki mai 2005

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.171) 7 avril 2014 23:10

    Dommage que vous ne mentionnez pas dans votre texte le paradoxe que j’ai décrit dans cet article.*
    En effet depuis les accords de la Jamaïque (1976) un nouveau système monétaire s’est imposé. Précédemment « dans un régime de change fixe, les autorités monétaires s’engagent à assurer la conversion de la monnaie à un taux de change défini. Elles disposent pour cela de réserves de change. Mais si ces réserves ne suffisent pas, le taux de change n’est plus tenable. Les autorités monétaires pratiquent alors des dévaluations à titre préventif, pour éviter de perdre toutes leurs réserves de change. » Avec l’avènement du taux de change flottant "les monétaristes projettent de contrôler l’émission de la monnaie publique avec un nouveau concept de monnaie-crédit et un nouveau système financier. La monnaie ainsi créée n’est plus garantie par une encaisse ou réserve de devises mais par des créances assorties d’un taux d’intérêt.« 
    Ainsi »L’État lui-même pour ses dépenses ou pour obtenir une avance sur recettes fiscales devra se tourner vers le marché financier - supposé auto-régulateur - pour obtenir un crédit à taux variable en contrepartie d’une créance ou obligation à terme du Trésor.« 

    Alors le problème qui se pose c’est que : »Cette monnaie n’existe que par la dette qu’elle crée et la réduction de cette dette ne peut se faire que par la réduction de la masse monétaire et donc la réduction des échanges, c’est à dire le ralentissement de la production et l’augmentation du chômage. Un phénomène accéléré par le mécanisme des taux d’intérêt assortis au crédit qui soustraient à chaque paiement la quantité de monnaie disponible pour les échanges.« 

    C’est cette démonstration qui a fait fermer le bec de Mme Lagarde qui déplorait il y a peu de temps encore le niveau exceptionnel d’endettement mondial. Quelques conseillers ont du lui faire comprendre que cette »dette« était la condition sine qua non sur laquelle repose tout le système financier actuel. Sans dette et sans obligations financières des Etats envers les banques et leurs clients milliardaires : il n’y aurait plus de liquidités, ni spéculation financière possible. L’exigence de réduction de cette dette implique non seulement de priver les économies réelles de circulation monétaire* : puisque la monnaie serait retirée de son utilité d’échange vers un rôle exclusif de réserve de valeur mais fait plus grave ; ne signifierait plus rien ni comme symbole, ni comme valeur. La nature ayant horreur du vide... il faudrait créer une autre monnaie pour remplacer celle-là et il faudrait mettre en place un nouveau système monétaire ! Projet nécessaire dont le FMI (comme instrument de l’oligarchie ultra-libérale) se garde bien de démontrer l’évidence ou hâter sa réalisation... Puisqu’il reviendrait à mettre tous les comptes à zero et effacer les obligations en même temps que les créances ! 

    * L’origine de la crise : le monétarisme et école de Chicago
    Agoravox 11 fevrier 2013
    ** Avec 2000 Mds de »dette" [une monnaie échappant au contrôle des autorités monétaires et qui sert de fonds spéculatifs.] la France n’a besoin en réalité que d’une fraction de cette masse monétaire pour assurer son activité économique. Mais si le pays « remboursait » il n’aurait plus rien pour produire et échanger.

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.83) 15 décembre 2013 19:21

    Rêveur ou pas n’est pas la question. Le fait est que nous avons de soit-disants « responsables politiques » qui sont incapables de poser une analyse correcte sur une problématique précise, ni même de s’entourer de conseillers bien informés. Qui égarent dès lors l’opinion publique avec des discours oiseux sans queue ni tête. Prétendre que l’on peut trouver la croissance (avec des gadgets onéreux tel le CICE ou coûteux en emplois ou en bien-être social tels les efforts de compétitivité), sans mettre en cause la politique monétaire déflationniste initiée avec Raymond Barre et poursuivie avec la BCE et dire que l’on voit de la lumière au bout du tunnel : c’est de la pure mythomanie. « Sans la sortie de l’Europe nos élus resteront prisonniers de leurs rêves et nos vies deviendront des cauchemars ! » nous dit  eau-du-robinet et je l’approuve. Bien que pour ma part je ne vois aucune rêverie mais une prise de position criminelle délibérée qui ne peut que décevoir et pousser les gens vers la solution sans issue de l’extreme-droite xénophobe mettant en cause l’unité nationale. C’est pourquoi j’insiste sur le terme de stratégie de déstabilisation de cette République qui ne supportera pas longtemps tant d’incompétence et tant de déficit.
    Certains des commentaires prouvent que ce message est passé. Plus aucun pseudo-prophète de la croissance ne sera désormais crédible sans une analyse économique correcte*, sans l’exigence du rétablissement des marges de manœuvre d’une politique monétaire souveraine.
    Ensuite les conditions du plein-emploi doivent être posées par une politique économique volontariste. Une politique républicaine exigeant des partenaires étrangers le respect du principe de réciprocité dans les échanges commerciaux et financiers, c’est un premier point. D’autres initiatives et innovations seront alors possibles. Il faut certainement envisager la coexistence d’un secteur industriel évolué avec des entreprises artisanales ou coopératives moins performantes mais socialement utiles. Ayons toutefois a l’esprit que pour gagner la bataille économique il nous faut une opinion mieux informée et moins sujette à la manipulation.
    Dernier point. La félonie de ces dirigeants politiques est aggravée par le fait qu’ils doivent leur réussite à l’école et toute l’institution républicaine. Or une fois arrivé au sommet il se révèle qu’ils ont décidé de se retourner contre cette République qui les a élevé pour se mettre au service d’intérêts d’oligarques qui ont plutôt intérêt à garder les gens dans l’ignorance et la diversion, dans l’insouciance des principes et des nécessités de l’institution démocratique. C’est impardonnable. « Aussi vrai que Biron fut traître » 
    ---
    * Je renvoie à ce sujet à mon précédent article L’origine de la crise : le monétarisme et école de Chicago où je démontre entre autre par la formule M x V = P x T, qu’il est nécessaire d’augmenter la masse monétaire en circulation pour favoriser l’activité et atteindre l’objectif du plein emploi. Les mesures concernant le fonds de roulement des entreprises et l’accélération de la vitesse de circulation sont insuffisantes.              

  • jean-jacques rousseau (---.---.---.51) 6 septembre 2013 20:41

    La question n’est pas de savoir s’il y a des bons ou des méchants mais d’appliquer les règles du droit international. On apprécie que vous ayez pris la peine de donner votre avis mais votre réponse est hors sujet. Nous laissons ce genre de considérations simplistes et manichéennes aux tenants de la désinformation et autres reflets.info. Veuillez contacter Olivier Laurelli (@bluetouff) & consort qui ne se feront pas prier pour vous publier.







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