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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires

  • jean-jacques rousseau (---.---.54.36) 30 octobre 2014 14:27

     L’analyse de l’auteur en elle-même sucite de l’intérêt mais la présentation pose problème. L’entame de l’article laisse supposer que le FN aurait un « discours économique » cohérent et qu’il serait favorable à une sortie de l’euro. Rien ne justifie ces affirmations plus ou moins implicites.

    En réalité l’extreme-droite française change de discours économique comme ses dirigeants de chemise. Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS le démontre sans difficulté en comparant les programmes économiques du Front depuis 1984. [1]
    Au milieu des années 80 M. Le Pen s’était fait le porte-parole des thèses monétaristes (dont celle de l’indépendance d’une Banque centrale) et se présentait comme un Reagan français. On voit aujourd’hui les conséquences de ces absurdités ultra-libérales défendues à l’époque par le FN quand il fallait les combattre. [2]
    Avant 2011 le FN faisait campagne pour « un protectionnisme européen » ce qui s’intégrait parfaitement dans le cadre de la défense d’une suposée « identité européenne » comme la majorité des groupes néo-fascistes ou plus largement des euro-fédéralistes. Ce qui était déjà -en soi- une contradiction flagrante du discours nationaliste initial.
    Depuis la fille Le Pen s’ingénie à picorer tout azimut, en particulier dans les travaux d’Emmanuel Todd. Quand ce dernier a compris les limites et l’incohérence du projet de « protectionnisme européen » pour se rapporcher du discours de souveraineté économique de J. Sapir, on a vu la Le Pen suivre le même mouvement. [3]
    "Cela n’est pas surprenant. L’économie n’est inscrite ni dans l’ADN des droites extrêmes européennes ni dans celui du Front national en particulier. L’immigration, oui, la sécurité, bien sûr, la famille et la ruralité aussi, mais le PIB, la compétitivité et les parts de marché à l’exportation, non. Définitivement non. Pour le FN, la crise économique est à la fois une formidable alliée et une redoutable ennemie. D’un côté, elle le renforce en gonflant les rangs des mécontents. De l’autre, elle révèle sa faiblesse structurelle, qui est qu’une immense majorité de Français continuent de considérer que le parti de Marine Le Pen n’est absolument pas crédible sur le terrain économique. C’est l’économie qui explique les succès électoraux actuels du FN, mais c’est aussi l’économie qui pourrait l’empêcher de conquérir le pouvoir.« [4]

    Ce qui étonne dans ce texte c’est le le biais idéologique et militant. Prétendre défendre la cohérence de slogans lancés dans le vent d’un FN qui a si souvent changé et fait la girouette sur ces questions graves est une entreprise condamnée d’avance. Pourtant l’auteur du fait de sa prétendue formation universitaire se devait d’observer un minimum d’impartialité ou d’objectivité. D’autant plus (pourrait-on dire) que »Rien n’obscurcit aussi efficacement notre vision de l’économie que le préjugé politique« .
    ---
    [1] Le seul document ici en anglais(?) Gilles Ivaldi The Front National split : party system change and electoral prospects
    [2] »Très à droite dans les années 80, le programme économique du FN s’est ainsi recentré dans les années 90.«  Depuis 2011, le FN est devenu « protectionniste au sens large »
    [3] »L’accélération de la crise des dettes souveraines nous indique que nous n’aurons pas le temps de mettre en place le protectionnisme européen avant l’explosion de l’euro. Je le regrette, car j’avais voté pour le traité constitutionnel européen et je continue de croire que c’est à l’échelle européenne que nous devons construire des protections. Accepter la sortie de l’euro, ça n’est pas être antieuropéen, c’est seulement faire cesser l’acharnement thérapeutique sur une monnaie dont la classe dirigeante sait qu’elle est condamnée. Sur ce point, je donne raison à l’économiste Jacques Sapir, qui estime depuis plusieurs mois que la France doit désormais agir seule" Entretien E. Todd 14 juillet 2014 « Le Front national est un front antinational »
    [4] La longue marche du FN... vers la gauche !

  • jean-jacques rousseau (---.---.107.74) 15 octobre 2014 09:22

    @TDK1
    Je ne connais pas du tout le dossier de la persécution des juifs sous Vichy. Mais il me semble que vous proférez là de belles horreurs.
    "Les communistes furent les premiers collaborateurs et même les traîtres puisqu’ils refusèrent de combattre contre les Allemands en 39/40« 
    Nous sommes ici au coeur du révisionnisme politique. Le premier collaborateur toutes catégories confondues c’est M. Pétain qui déjà pendant le première guerre mondiale était considéré comme défaitiste par Clémenceau, Joffre et Foch (excusez du peu). Dès les années 20 il se rapproche des milieux d’extrème-droite en France. »Il reste influent dans le monde militaire et politique, est actif dans le mouvement antiparlementaire le Redressement français qui souhaite un exécutif fort« * En 34 il est nommé ministre de la Guerre en France, magistrature durant laquelle il s’ingéniera à suspendre les travaux de la ligne Maginot notamment la section couvrant les Ardennes. Offrant dès lors aux hordes germaniques une porte ouverte, une solution peu couteuse d’invasion du territoire national. »Pétain arrête les travaux de la ligne Maginot, pensant que les Ardennes sont une barrière naturelle infranchissable par les Allemands, et estime qu’il est inutile d’équiper la France en chars d’assaut« *. Nommé ambassadeur en Espagne en 39 il entretient des relations fructueuses avec Franco et facilite - ce que les autorités de la Banque de France ont toujours refusé aux républicain - à savoir le rapatriement de l’or de la République espagnole au profit des anti-républicains et putschistes. En 39 Pétain refuse la proposition du président Daladier »d’entrer au gouvernement, et il se tient prudemment à l’écart des sollicitations officielles« . »Pétain ne fait nullement mystère de son hostilité personnelle à la guerre contre Hitler, et « il est manifeste qu’il a, depuis le début, son rôle dans les calculs de Laval et de certains membres du complot de la paix« .
    Maintenant pour répondre à votre accusation contre les communistes, il faut savoir qu’il sont informés de ce »complot de la paix« avec Hitler. En quoi consiste-t-il ? Il s’agit d’un plan de l’extreme-droite pour briser à la fois les institutions de la République et des avancées sociales du Front populaire. Pour cela Pétain et ses amis ont imaginé qu’une défaite militaire contre l’Allemagne permettrait de revenir sur les réformes de 36 et d’instaurer un régime réactionnaire et anti-communiste en France en leur faisant porter la responsabilité de la défaite. Les accords de Munich de 1938 font partie de ce »complot de la paix« . Il s’agit de faire les concessions aux Nazis qui : d’une part leur offrirait avec la Tchécoslovaquie des usines d’armement performantes et en particulier une force de blindés qui leur manque pour leur projets militaires ; d’autre part leur garanti une »paix des braves« avec les nazis qui se monteraient reconnaissants en les laissant gouverner le pays après la défaite prévue, avec la promesse d’un soutien français dans l’effort de guerre et la campagne contre URSS. Lorsque vous faites allusion au traité Ribbentrop-Molotov qui justifie a vos yeux de qualifier les communistes de »traitres« pour entente avec l’ennemi, il ne faut pas oublier la déclaration Bonnet-Ribbentropp du 6 décembre 1938 qui forme la clé de voute de ce »complot de la paix« **. Sur le plan militaire il ne faut pas être sorti de St-Cyr pour constater comment le pays a été ouvert aux forces allemandes. De nombreux témoignages font état de la »disparition" du commandement devant l’avancée l’ennemie, de routes des Ardennes ouvertes : le plan du retardement du Génie n’ayant pas été mis en oeuvre. Les seuls troupes qui pouvaient efficacement s’opposer aux petits blindés tchèques (les canons de 37 étants notoirement insuffisants et les équipages massacrés) étaient (non pas les unité blindées comme l’estiment faussement les spécialistes - dont de Gaulle - qui négligent stupidement la puissance redoutable du Flak 88) les groupes de canon de 75 dont l’un se trouvait fortuitement sur la route de Rommel et qui a si bien travaillé que le brave homme a dû s’échapper de son char en flammes et courir à pied pour avertir ses divisions de prendre une autre route ! Et bien ces canons de 75 si efficaces en version anti-char étaient encore pour plus de 5000 d’entre-eux dans les hangars en attendant que les allemands en prennent livraison pour la campagne en Union soviétique...
    Vous comprenez que pour Pétain et ses amis après une si grave trahison de la France
    ce n’était plus qu’une simple formalité que de réclamer les pleins pouvoirs dans l’urgence du moment et sous de belles promesses de rétablissement. Ensuite d’aller chercher les communistes pour les accuser de défaitisme n’était plus qu’un jeu d’enfant qui fait toujours fureur !!!

    * https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_P%C3%A9tain
    ** http://dissertatemps.blogspot.fr/2006/04/la-dclaration-bonnet-ribbentrop-6.html

  • jean-jacques rousseau (---.---.49.45) 9 octobre 2014 11:45

    Ce projet de 6ieme république a tout d’un leurre, d’une escroquerie.
    On veut faire croire que la constitution de 58 est inadaptée à l’expression de la démocratie.
    Cette prétention est ridicule. Ce qui la rend caduc ce sont les traités européens. Ceux-ci par ingérence dans les affaires intérieures privent la Nation de son indépendance et de son autonomie politique. Dans ces conditions de négation de la souveraineté nationale tous les débats et tous les choix démocratiques sont devenus inutiles : puisqu’il suffit aujourd’hui d’appliquer les directives de Bruxelles et se soumettre aux recommendations du ministre des finances allemand ou des financiers de Franckfurt.
    La constitution de 58 autorise cette absurdité par l’introduction abusive l’art. 88-1 datant du 25 juin 1992 modifié en 2005 à l’occasion du TCE puis en 2007 pour le traité de Lisbonne.
    « La République participe à l’Union européenne constituée d’États qui ont choisi librement d’exercer en commun certaines de leurs compétences en vertu du traité sur l’Union européenne et du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, tels qu’ils résultent du traité signé à Lisbonne le 13 décembre 2007. »
    Si les gens qui s’agitent pour réclamer une 6ieme république étaient lucides et/ou de bonne foi ils auraient déjà analysé corectement cette problématique et réclameraient à minima l’annulation de cet article 88-1. Ce qui demanderait moins d’effort pour plus d’efficacité à régler la question décisive de la démocratie française et annulerait du même coup les contraintes imposées par Lisbonne dont les articles sont ceux du TCE rejeté par référendum.
    C’est ce qui démontre que cette propagande autour de la 6ieme république est un fake et que le gens derriere celle-ci n’ont nulle intention de restaurer une république souveraine en France mais créer la confusion et des disputes inutiles pour affaiblir encore d’avantage le pays et diviser les français sur un faux débat. Encore un coup des européistes soutenus par les finances de l’oligarchie !

  • jean-jacques rousseau (---.---.139.251) 18 septembre 2014 13:44

    Superbe commentaire qui ouvre sur de belles perspectives...
    J’avoue que ma connaissance de la mythologie grecque souffre toujours de graves lacunes. J’ose à peine espérer de votre main un article sur ces sujets à peine esquissés mais déjà si prometteur. Que puis-je dire de plus pour vous encourager à vous lancer dans cette aventure littéraire, historique et poétique ? Nous donnerez-vous votre lecture de «  ce moment central de l’Orestie qui pose tout le débat entre Thémis et Diké », sur ces débats entre : « Athéna et Poséidon et ses implications » ; Poséidon-Héra autour des sources de la Fondation de la polis en lien avec la stabilisation du mariage [furieusement intéressant] ; ou sur ces « troublantes historiettes incestueuses à l’origine si chouette sur les monnaies athéniennes » ?
    Je reconnais aussi que le découpage chronologique impose de sérieuses censures sur les sources historiques postérieures. C’est pourquoi je ne fais qu’une allusion indirecte à Platon ou à Aristote. D’autre part l’angle d’approche et la richesse du sujet imposait des choix arbitraires, qui selon certains pourrait choquer ou servir d’argument selon lequel des biais sont introduits dans la démonstration. J’ai pourtant essayé d’être le plus ouvert possible et de bonne foi. Malgré les défauts du texte je me réjouis de voir que des lecteurs ont eu assez de tolérance et la patience de me suivre dans mes circonvolutions et autres répétitions abusives. C’est une belle récompense pour ces heures de cogitation et d’incertitude devant mon clavier... C’est un encouragement pour compléter le texte suivant sur l’age d’or grec que j’essaierai de faire plus simple et mieux écrit.
    Je note vos doutes et votre étonnement de voir si mal mis en valeur le thème de la femme grecque et je ne résiste pas à la tentation (coupable) de vous reproduire cet extrait sachant d’avance que vous saurez l’apprécier...

    "— Mais alors, Ischomachus, lui dis-je, j’éprouverais un grand plaisir à savoir si c’est toi qui, par tes leçons, as rendu ta femme ce qu’elle est, ou bien si tu l’as reçue de son père et de sa mère tout instruite de ses devoirs.

    [5] — Eh ! Socrate, comment aurais-je pu la recevoir tout instruite ? Elle n’avait pas quinze ans quand elle entra chez moi ; elle avait vécu tout ce temps soumise à une extrême surveillance, afin qu’elle ne vît, n’entendît et ne demandât presque rien. [6] Pouvais-je souhaiter plus, dis-le-moi, que de trouver en elle une femme qui sût filer la laine pour en faire des habits, qui eût vu de quelle manière on distribue la tâche aux fileuses ? Pour la sobriété, Socrate, on l’y avait tout à fait bien formée ; et c’est, à mon avis, une excellente habitude pour l’homme et pour la femme.

    [7] — Et sur les autres points, Ischomachus, lui dis-je, est-ce encore toi dont les leçons ont rendu ta femme capable des soins qui la regardent ?

    — Oui, par Jupiter, dit Ischomachus, mais non pas avant d’avoir offert un sacrifice et prié le ciel de m’accorder à moi la faveur de bien l’instruire et à elle celle de bien apprendre ce qui pouvait le mieux assurer notre bonheur commun."

    CHAPITRE VII. Comment Ischomachus est le type de l’homme de bien et du père de famille. XENOPHON L’Economique [La suite...]

  • jean-jacques rousseau (---.---.253.173) 17 septembre 2014 21:02

    Je vous remercie de partager vos impressions.
    En effet c’est bien l’intérêt de ces articles de repérer ces « schémas » (ces « paterns » disent les anglophones) au travers différentes périodes. Qu’ils s’agissent des comportement communautaires claniques et familiaux comme nous le voyons depuis une époque préhistorique, jusqu’à ces crises urbaines et modernes autour des notions de bien public ou de res publica comme dans la Cité-Etat grecque, plus tard l’Empire romain ou la période féodale : on voit bien que les mêmes situations se reproduisent, les mêmes questions sur intérêts et privilèges agitent les débats, marquent les époques.
    Fondamentalement je suis persuadé que l’humanité n’a pas changé depuis ces époques lointaines et ce qui ne change pas non plus c’est la mécanique de ces systêmes à l’origine mis en place par un effort de civilisation pour améliorer l’existence humaine. Ce qui peut changer par contre c’est la capacité de prendre conscience de ces forces, de ces « engrenages » sociaux, politiques, économiques, etc. D’autant plus ces « mécanismes » échappent à l’attention et à la conpréhension du public, d’autant plus ils sont dangereux et portent atteinte au bien être du plus grand nombre. Car lorsque les leviers de ces « machines », « systèmes » ou « dispositifs » sont laissés à la disposition d’administrateurs sans réel attachement envers l’intérêt général ou dépassés par des conflits d’intérêt entre puissants : il ne faut pas s’attendre qu’il en ressorte spontanément stabilité et progrès collectif.
    Ce qui est inquiétant c’est que les hommes attribuent souvent - par manque d’éducation ou d’information - les dysfonctionnements « du système » ou « la crise » à la fatalité. Sinon, même s’ils arrivent à critiquer les priorités, programmes ou les responsables d’un systeme politique défectueux (et les désigner comme inadaptés, nocifs ou incompétents) : ils n’envisagent pas sérieusement de proposer une alternative réaliste, consensuelle et efficace ou n’arrivent pas à s’entendre sur les questions les plus élémentaires faute peut-être d’un schéma explicatif ou d’une sorte de mode d’emploi rationel.
    Mais ce qui peut rendre optimiste c’est que chaque époque peut produire ses solutions, ses bonds qualitatifs qui permettent le progrès, l’adaptation collective aux contraintes, la mise en valeur d’opportunités nouvelles. Ce système social que l’humanité construit, elle peut aussi le modifier et l’améliorer pour peu qu’elle prenne conscience de ces ressorts internes et mécanismes, qu’elle retrouve confiance en son génie créateur. 



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