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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires

  • jean-jacques rousseau (---.---.253.173) 17 septembre 2014 20:22

    Merci pour votre appréciation positive.
    A vrai dire je me méfie des « lieux de mystères » Puisque sur le plan de la méthode ils constituent des « boites noires » qu’il est difficile de décrire. J’y fais indirectement allusion lorsque je rappelle que le culte de Delphes était originellement lié à celui de la déesse mère Gaïa, des rites très anciens liés à la culture minoenne aussi bien que celle indo-européenne (au sujet de la transmission d’un savoir poètique par la classe des prêtres : " tradition qui s’est perpétuée par exemple dans les védas hindoues, ou dans la tradition des bardesscales et autres aèdes. Ce savoir, qui avait une grande importance dans la société, était détenu par la classe des prêtres, qui s’est perpétuée par exemple avec les druides. De plus, comme chez ces derniers, la religion se pratiquait généralement dans des sanctuaires naturels plutôt que dans des temples« note 17).
    Ce qu’il en ressort c’est cette tradition de consultation des oracles ou de la pythie avant toute entreprise personelle ou collective. Tradition que je relie à la croyance en un ordre spirituel ou surnaturel qui dirige le monde et donne à chaque existence sa place dans l’univers ou le sens de sa destinée. Je pense qu’il fallait y faire allusion pour comprendre les bases idéologiques qui fondent l’ordre social et légal et pourquoi les grecs de l’antiquité accordent tant d’importance dans la vie sociale aux rites, aux sacrifices. Comment aussi chaque entreprise était soumise aux auspices pour en vérifier la légitimité et les chances de succès.
    Ces questions ne doivent pas rester dans l’ombre puisqu’elles viennent jusqu’à nous sous différentes formes souvent insoupçonnées. Les notions de guerre sainte, de juste cause imprègnent toujours nos représentations collectives et nos pratiques. Elles seront transmisent jusqu’à notre époque par exemple par la cérémonie de l’inauguration d’ouvrages publics : » inauguration (du bas latin inauguratio « consécration d’un lieu ou d’une personne par une cérémonie solennelle », du latin augur, « augure  » [*]) est une cérémonie solennelle destinée à marquer le début du mandat d’un homme (sacre, investiture, intronisation de souverains, élection d’un magistrat, mandat politique d’un dirigeant), à célébrer l’achèvement d’un monument ou à mettre officiellement en service un lieu public (aéroport, exposition).« http://fr.wikipedia.org/wiki/Inauguration Au sens ancien l’inauguration était une cérémonie de divination pendant laquelle on interrogeait les auspices c’est à dire : »Présages envoyés par les dieux via le vol, le chant des oiseaux ou par la manière dont mangeaient les poulets sacrés." Les romains consultaient les entrailles d’animeaux sacrifiés lors de ces cérémonies. A l’origine le pontifex etait un représentant de la magistrature romaine chargé de surveiller le pont sacré sur le Tibre. En général la construction d’ouvrages était placé sous l’autorité sacerdotale qui veillait à ce que ces entreprises ne dérangent pas l’ordre divin et en consacrer aux dieux le bon achèvement.

    Donc le mystère en lui-même chacun peut en avoir une libre appréciation même s’il est difficile d’en préciser objectivement la portée on ne peut en nier la fascination et la force émotionelle. Ce qui importe ici c’est de constater que le modèle culturel antique se base sur ces traditions anciennes, sur cette hiérarchie stricte, sur ces valeurs spirituelles qui auront une influence réelle sur les représentations et pratiques sociales, qui vont déterminer des contraintes et des priorités plus ou moins diffuses au sein de cette civilisation (dont nous sommes aussi héritiers et qui nous détermine à notre insu). Le risque étant de s’enfoncer dans une sorte de mystique, une irrationnalité qui nous priverait d’une certaine capacité de prise de distance et d’observer les autres éléments du système culturel en particulier et l’interaction de ces éléments pour expliquer le dynamisme et l’efficience du modèle social en général.

    ---
    [1] L’augure, divination qui consistait primitivement dans l’observation du chant et du vol des oiseaux (l’ornithomancie), de la manière dont ils mangeaient ainsi que l’interprétation des phénomènes célestes, tels que la foudre (la brontoscopie), et des prodiges, leur venait de l’Etrusca disciplina, l’ensemble des pratiques divinatoires étrusques. http://fr.wikipedia.org/wiki/Augure

  • jean-jacques rousseau (---.---.193.73) 5 juin 2014 19:11

    @ CN46400
    "le 10 mai 40, jour de l’intronisation de Churchill à la place de Chamberlain, fût pour Hitler une vraie catastrophe qui ne serait pas compensée par la Kollaboration française. Il en vint même à sacrifier son bras droit, Rudof Hess, pour essayer d’obtenir, contre l’URSS, la neutralité anglaise.« 

    Attention vous tombez dans ce piège grossier de l’historiographie occidentale qui consiste à mettre Hitler comme grand manitou et responsable de tout. Cette version tronquée de l’histoire permet d’exonérer les responsabilités de beaucoup de monde dans la montée du nazisme mais jamais d’en comprendre les tenants et les aboutissements qui restent dans l’ombre.

    Rudolf Hess n’était pas le bras droit de Hitler mais son mentor, après Karl Meyr et Ludendorff (dont les amis se sont chargés d’écrire Mein Kampf puisque l’auteur présumé en aurait été bien incapable n’ayant pas fait d’études et dans l’impossibilité d’avoir une conversation cohérente de plus de 5 mn) puis H. Göring.

    Vous trouverez toutes ces informations et d’autres encore (comme le rôle de Etat-Major du Reich allemand qui cherchait une figure charismatique pour remobiliser le peuple allemand & préparer la revanche de 1918) dans le texte  »I was Hilter’s boss«  du capitaine Karl Meyr.

    Celui-ci a recruté en 1919 et formé le caporal Hitler comme agent des services secrets de l’armée allemande. Ceci avant qu’il ne soit repéré par Ludendorff qui cherchait une »Jeanne d’Arc" pour réveiller le nationalisme germanique. A tout moment de son parcours il a recu le soutien de la haute hiérarchie militaire qui l’a utilisé comme une marionette. 

  • jean-jacques rousseau (---.---.227.226) 10 avril 2014 21:28

    Et sinon dans la vie vous arrivez à réfléchir par vous-même, ou est-ce que les apparences et l’argument d’autorité vous suffisent ?

    J’ai été relativement courtois dans ma description du problème de Lordon. Je mets ses erreurs sur le compte de la confusion mentale, mais après tout il ne pourrait s’agir que de malhonnêteté intellectuelle. Étant donné que la capacité d’analyse de la moyenne des gens reste relativement limitée - si on en croit votre commentaire et le nombre d’avis favorables qu’a reçu l’article - il parait aisé pour un mythomane prolixe de berner les foules, et d’être reçu chez les puissants comme « leader d’opinion »...

  • jean-jacques rousseau (---.---.126.252) 9 avril 2014 20:44

    « Frédéric Lordon indique que son objectif est de faire bouger le FdG sur ses questions. »
    Cet objectif est complètement foireux. Jusqu’ici toutes les analyses du Front de Gauche ont été tronquées et biaisées, tant sur le plan juridique, économique, qu’historique. Tous ceux qui ont fait confiance à cette supercherie ont été roulés dans la farine.
    Le FdG est selon les évidences une organisation liée au plus haut niveau avec l’oligarchie européenne. Par cette organisation, le système n’a fait que gagner du temps, égaré les esprits et découragé les volontés par des faux débats, des slogans idiots, des manifestations inutiles et des stratégies électorales boiteuses. A ce sujet : Le Front de Gauche : la mystification des euro-fédéralistes
    Mais qui s’assemble se ressemble. La suspicion se porte maintenant sur la lucidité supposée de Lordon. Celui-ci est reçu aujourd’hui sur France-Culture à 12h55 (9/04/14) L’Européisme a-t-il eu raison de l’Europe ?
    Sur cette station radio il reconnaît sa prétention de refaire une autre Europe avec une monnaie commune. M. Lordon ose associer le vœux d’un espace démocratique... avec l’Europe monétaire et déclarer : « Il entre dans l’idée même d’une communauté de politique économique de se donner des règles qui encadrent les politiques économiques nationales... » (19’35)  et ce sur la base des traités tels que celui de Maastricht. Il rajoute plus loin : L’idée générale énoncée abstraitement que nous pourrions envisager quelque chose comme
    un espace politique européen, n’a rien pour me déplaire.
    (29’30)
    Il feint d’ignorer que les traités n’ont aucun fondement en droit international ni aucun effet lorsqu’ils concernent l’ingérence dans la politique intérieure économique, sociale, etc d’un État.
    Il s’agit d’une violation directe des accords d’Helsinki* en particulier du principe primordial I relatif à la Souveraineté national (a) du principe primordial VI. Non-intervention dans les affaires intérieures (b) et du principe primordial VIII Principe primordial de Egalité de droits des peuples et droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (c) :
    (a) « Les Etats participants respectent mutuellement leur égalité souveraine et leur individualité ainsi que tous les droits inhérents à leur souveraineté et englobés dans celle-ci, y compris, en particulier, le droit de chaque Etat à l’égalité juridique, à l’intégrité territoriale, à la liberté et à l’indépendance politique. Ils respectent aussi le droit de chacun d’entre eux de choisir et de développer librement son système politique, social, économique et culturel ainsi que celui de déterminer ses lois et ses règlements. »
    (b) « Les États participants s’abstiennent de toute intervention, directe ou indirecte, individuelle ou collective, dans les affaires intérieures ou extérieures relevant de la compétence nationale d’un autre État participant, quelles que soient leurs relations mutuelles [...] » ;
    (c) « En vertu du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, tous les peuples ont toujours le droit, en toute liberté, de déterminer, lorsqu’ils le désirent et comme ils le désirent, leur statut politique interne et externe, sans ingérence extérieure, et de poursuivre à leur gré leur développement politique, économique, social et culturel. »
    Dommage non plus qu’il n’ait pas rappelé que les difficultés monétaires « traumatisantes » de l’Allemagne sont dus à sa manipulation inflationniste du Mark pour ne pas avoir a payer les compensations de la guerre de 14-18.
    Il ressort de ceci que la pensée du sieur Lordon constitue un joli méli-mélo de notions juridiques, historiques, politiques et économiques mal assimilées dont les contradictions sautent aussi aux yeux des journalistes qui l’interrogent et dont il n’arrive pas lui-même à démêler les paradoxes.
    C’est cela que vous voulez nous présenter comme une alternative ?
    C’est honteux.
    ---
    * TCE de Giscard : la trahison d’Helsinki mai 2005

  • jean-jacques rousseau (---.---.96.171) 7 avril 2014 23:10

    Dommage que vous ne mentionnez pas dans votre texte le paradoxe que j’ai décrit dans cet article.*
    En effet depuis les accords de la Jamaïque (1976) un nouveau système monétaire s’est imposé. Précédemment « dans un régime de change fixe, les autorités monétaires s’engagent à assurer la conversion de la monnaie à un taux de change défini. Elles disposent pour cela de réserves de change. Mais si ces réserves ne suffisent pas, le taux de change n’est plus tenable. Les autorités monétaires pratiquent alors des dévaluations à titre préventif, pour éviter de perdre toutes leurs réserves de change. » Avec l’avènement du taux de change flottant "les monétaristes projettent de contrôler l’émission de la monnaie publique avec un nouveau concept de monnaie-crédit et un nouveau système financier. La monnaie ainsi créée n’est plus garantie par une encaisse ou réserve de devises mais par des créances assorties d’un taux d’intérêt.« 
    Ainsi »L’État lui-même pour ses dépenses ou pour obtenir une avance sur recettes fiscales devra se tourner vers le marché financier - supposé auto-régulateur - pour obtenir un crédit à taux variable en contrepartie d’une créance ou obligation à terme du Trésor.« 

    Alors le problème qui se pose c’est que : »Cette monnaie n’existe que par la dette qu’elle crée et la réduction de cette dette ne peut se faire que par la réduction de la masse monétaire et donc la réduction des échanges, c’est à dire le ralentissement de la production et l’augmentation du chômage. Un phénomène accéléré par le mécanisme des taux d’intérêt assortis au crédit qui soustraient à chaque paiement la quantité de monnaie disponible pour les échanges.« 

    C’est cette démonstration qui a fait fermer le bec de Mme Lagarde qui déplorait il y a peu de temps encore le niveau exceptionnel d’endettement mondial. Quelques conseillers ont du lui faire comprendre que cette »dette« était la condition sine qua non sur laquelle repose tout le système financier actuel. Sans dette et sans obligations financières des Etats envers les banques et leurs clients milliardaires : il n’y aurait plus de liquidités, ni spéculation financière possible. L’exigence de réduction de cette dette implique non seulement de priver les économies réelles de circulation monétaire* : puisque la monnaie serait retirée de son utilité d’échange vers un rôle exclusif de réserve de valeur mais fait plus grave ; ne signifierait plus rien ni comme symbole, ni comme valeur. La nature ayant horreur du vide... il faudrait créer une autre monnaie pour remplacer celle-là et il faudrait mettre en place un nouveau système monétaire ! Projet nécessaire dont le FMI (comme instrument de l’oligarchie ultra-libérale) se garde bien de démontrer l’évidence ou hâter sa réalisation... Puisqu’il reviendrait à mettre tous les comptes à zero et effacer les obligations en même temps que les créances ! 

    * L’origine de la crise : le monétarisme et école de Chicago
    Agoravox 11 fevrier 2013
    ** Avec 2000 Mds de »dette" [une monnaie échappant au contrôle des autorités monétaires et qui sert de fonds spéculatifs.] la France n’a besoin en réalité que d’une fraction de cette masse monétaire pour assurer son activité économique. Mais si le pays « remboursait » il n’aurait plus rien pour produire et échanger.



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