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Jean-Michel Tengang-Bogogam

Jean-Michel Tengang-Bogogam

J’ai passé ma vie à m’interroger sur des tas de sujets, rêvant de pouvoir contribuer à "changer le monde", rédigeant souvent des réflexions extrêmement audacieuses, remontant parfois jusqu’aux origines de l’univers pour chercher des réponses aux comportements les plus ordinaires d’un de ses produits : l’humain. J’ai ainsi exploré de façon totalement inédite des domaines aussi variés que le mensonge, le vol, les réactions à la musique, les modes de reproductions des espèces, les écarts entre diverses formes de civilisations, la transmission des connaissances, le futur très lointain des humains, le rôle du vivant dans le but de l’univers, etc.

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  • Premier article le 15/02/2006
  • Modérateur depuis le 18/12/2007
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Derniers commentaires


  • Jean-Michel Tengang-Bogogam Jean-Michel Tengang-Bogogam 22 décembre 2007 12:36

    Le réussite du clonage d’un être vivant est selon moi, bien avant les fantastiques progrès de la physique, l’évènement scientifique le plus important de tous les temps pour l’homme. « Important » ne veut pas dire que je l’approuve. Ce qui m’inquiéte par contre c’est que cela n’ait pas soulevé un débat sans précédent sur le vivant, ses modes de reproduction, les raisons pour lesquelles la reproduction par le sexe a été privilégiée par la nature, etc. Quand on a annoncé le clonage de Doly, l’évènement scientifique n’a été mis en avant que quelques jours, puis on est vite passé au débat éthique, alors que cet évènement soulevait des questions pour les sociétés humaines et leur mode de fonctionnement, dont auraient dû s’emparer, les philosophes, les sociologiques, les historiens, les théologiens et bien d’autres. Car, pour les églises chrétiennes par exemple, qu’est-ce qui venait d’être annoncé : que Dieu aurait pu permettre à la vie humaine de se perpétuer sans avoir besoin de créer à la fois l’homme et la femme, sans Adam et Eve. Le fait que toutes 100% des religions se soient emparées du rapport homme-femme, le plaçant très souvent au centre de leur préoccupation est dû au fait qu’il était à la base du mode de reproduction de l’espèce. Et, ceci dépasse le cadre des religions (même s’il n’y a pas longtemps encore, il était presque impossible de trouver une société humaine dont les règles ne soient pas dictées par la religion), les sociétés humaines ont été construites autour du rapport de reproduction entre l’homme et la femme par le sexe, de nombreuses règles ont été édictées sur cette base, et aujourd’hui encore, des millions d’années plus tard, les rapports entre ces deux parties de l’humanité sont presque totalement régi par elles. La porte ouverte par la clonage venait remettre en cause la piste de reproduction imposée par la nature dont on était tous convaincus qu’elle était unique.

    Je pourrais continuer longtemps à citer des questions capitales que la réussite du clonage aurait du soulever, car bien loin du fait de pouvoir cloner du vivant, le problème était que les lois de la nature ait pu permettre une telle possibilité.

    On aurait dû débattre dans tous les pays et dans tous les sens pour savoir ce que cette nature nous réserve encore, ce que nous sommes réellement, ce que les humains sont destinés à devenir. Mais ce silence inquiétant qui couvre la secousse terrible que va subir les sociétés humaines ne se limite pas au clonage, et frappe notamment de nombreux progrès de la génétique (sauf quand on veut les critiquer).

    Un professeur américain réputé a annoncé il y a quelques années (c’était à la suite de Doly) que l’homme qu’un jour pourrait vivre 5000 ans et en bonne santé (comme certains arbres). Bon nombre de scientifiques sérieux annoncent que le vieillissement sera un jour convaincu, etc... Et personne n’en parle, l’homme continue à vivre sur la base de règles vieilles parfois de plusieurs millions d’années, et ignore ce qui se prépare dans les laboratoires du monde. Tout ce passe comme s’il était doté d’un instinct qu’il le pousse à se maintenir dans son état physique du moment, même si celui-ci le conduisait au pire, la maladie et la mort. C’est un fait qui m’étonne terriblement. On voit dans des émissions de télévision, l’animateur faire siffler des personnes d’un certain âge qui aimeraient retrouver une seconde jeunesse. La vieillesse, la pire maladie de l’homme est glorifiée. La réalité est ignorée. Et quand j’entends parler de retraite, d’un avenir de l’homme dans lequel on a totalement gommé ce que la science prépare, je suis plus qu’abasourdi.


  • Jean-Michel Tengang-Bogogam Jean-Michel Tengang-Bogogam 19 décembre 2007 15:58

    « POUR EN FINIR AVEC LE DÉBAT SUR LA MAO »


  • Jean-Michel Tengang-Bogogam Jean-Michel Tengang-Bogogam 19 décembre 2007 00:04

    POUR EN FINIR AVEC LE DÉBAT SUR LA MAO et permettre aux non initiés de s’y retrouver un peu.

    Malgré les explications que j’ai données plus haut, certains défenseurs de la MAO s’obstinent à dévier le fond de ce que j’ai voulu dénoncer. Humblement, j’ai botté en touche pour éviter de polémiquer, mais comme ils insistent, je me sens obligé de remettre les choses à leur place en défendant le choix de mon exemple.

    J’ai fini le premier paragraphe par « Pour le produit musical, il y a simplement eu à un moment donné, un transfert d’une complexité à une autre, de la complexité de formation des musiciens, à la complexité de création des ordinateurs et des logiciels musicaux ». OK, vous me dites que la programmation en MAO fait elle aussi appel à une certaine complexité, je n’ai jamais prétendu le contraire, et cela ne contredit pas ce que j’ai dit. Cette programmation est très souvent (j’insiste sur le « très souvent » pour éviter d’autres polémiques inutiles, car je sais très bien qu’on peut faire appel à plusieurs programmeurs pour les différentes parties d’une chanson) réalisée par une seule personne, là où avant il fallait de nombreux musiciens (voir de très nombreux musiciens pour réaliser des sections de cuivres ou de cordes), et dont de multi-apprentissages de plusieurs années. Les complexités qui conduisent d’un côté, de la formation d’une multitude d’instrumentistes, aux répétitions (complexes, ne serait-ce que par la synchronisation des musiciens, leur capacité à reproduire sur la longueur un riff par exemple, le sens du rythme, le groove, la gestion des erreurs (il faut souvent tout recommencer) avec les nervosités que cela entraîne, etc.), puis à la mise en forme d’une chanson, et de l’autre côté, de la formation d’un programmateur musical, jusqu’à sa mise en forme de la même chanson, ne sont en rien comparables (si on veut rester un tout petit peu honnête).

    Et pour en finir une fois pour toute (je l’espère) avec ce faux débat, je dois dire que je n’ai pas choisi l’exemple musical au hasard. Je suis guitariste, pianiste, auteur-compositeur, et je maitrise totalement la MAO. Je fais partie de ses musiciens qui ont été frustrés par l’arrivée de ce dernier outil, j’avais mis de nombreuses années à apprendre la guitare et les claviers, je sais comment il était difficile de rassembler des musiciens compétents pour créer un morceau et comment la MAO a nettement facilité les choses (même s’il faut apprendre à utiliser un logiciel musical). Ceci a permis de « démocratiser » la création de certains types de musique, parfois à l’extrême, car dans certains cas il n’est même plus vraiment question de création, mais de mise en boucle d’une extrême facilité de samples (extraits de parties -parfois entièrement orchestrées- de chansons jouées par des musiciens -très prisés par le RAP et la Techno-) que l’on se contente de mélanger. La MAO permet à des gens qui n’ont aucun sens du rythme de réaliser des parties de batterie et de basse totalement régulières (Il a fallu qu’ils apprennent sur quel bouton il fallait appuyer pour « quantizer » -placer les notes au bon endroit- la partie rythmique d’une chanson entière en UN click de souris. Quelle complexité !).


  • Jean-Michel Tengang-Bogogam Jean-Michel Tengang-Bogogam 18 décembre 2007 19:35

    Un détail que j’ai oublié au sujet de L’EXEMPLE CONCERNANT LA MUSIQUE, il s’agissait surtout d’expliquer ce que je considère comme un « TRANSFERT de COMPLEXITÉS ». Et puis, j’ai surtout parlé de l’utilisation de la MAO en STUDIO pour certaines musiques. Mais, je reconnais que la résistance des musiciens a été (est encore) largement soutenue par bon nombre de gens et qu’elle n’est en rien comparable aux résistances malsaines que je dénonce par la suite. A ce titre, je comprends que certains aient mal interprétés le rôle de cet exemple. J’aurais dû rajouter quelques précisions à ce paragraphe avant de continuer.


  • Jean-Michel Tengang-Bogogam Jean-Michel Tengang-Bogogam 18 décembre 2007 17:29

    Vous avez bien remarqué que je regrettais moi-même cet exemple qui a focalisé certaines attentions, les éloignant de l’essentiel. Quand vous dites : « Cher auteur, je me demande comment mettre en valeur votre réflexion sans la ramener à une banale analyse des enjeux de pouvoirs corporatistes ou communautaristes ? », je n’ai qu’un souhait, que vous trouviez une idée pour développer dans un commentaire ce qui vous a paru important dans l’article.