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Jean-Pascal JEDREC

Anesthésiste
MBA du groupe HEC
Responsable d’un réseau de soin Ville-Hôpital développé au sein d’une association de soignants, en cours d’extension sur plusieurs régions.

Tableau de bord

  • Premier article le 26/10/2007
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Derniers commentaires


  • Jean-Pascal JEDREC 13 novembre 2007 13:42

    Les premiers éléments d’informations accessibles à propos du DMP en font surtout une atteinte au bon sens, bien plus qu’aux Droits de l’Homme. L’inquiétude entretenue à propos de la confidentialité des données et leur stockage est à l’origine d’une hérésie qui retire tout intérêt pratique à cet outil : le principe du « masquage du masquage ». La possibilité de faire disparaître certaines données du DMP et de supprimer toute trace de la manoeuvre représente pour les patients comme pour les équipes soignantes un véritable danger, et une source de surcoût non négligeable. Inutile de se leurrer, personne ne songe à faire disparaître un antécédent de grippe ou une fracture de jambe du dossier. Les pathologies concernées sont toutes autres : séropositivité, épilepsie, diabète.... en fonction des craintes de chacun, quelle qu’en soit la raison. Or, à moins de prendre les soignants pour de parfaits imbéciles, cela suppose de supprimer la pathologie concernée, et tous les traitements et explorations en rapport. Le risque d’interaction médicamenteuse, la surveillance des traitements prescrits, voire les choix thérapeutiques concernant d’autres maladies sont autant de dangers pour les patients, tandis que les explorations complémentaires sont appelées à être répétées au fur et à mesure de la disparition des précédentes.

    Cet impact sera directement lié à la crédibilité des informations contenues et laissées accessibles dans le DMP. Autant avouer qu’un médecin raisonnable hésitera à s’y fier, dans l’intérêt immédiat de son patient. La seule certitude dont on puisse actuellement faire état à propos du DMP est un coût de conception et de mise en oeuvre prohibitif, pour un outil qui risque fort de se limiter à son versant purement administratif.


  • Jean-Pascal JEDREC 13 novembre 2007 13:07

    En ce qui concerne l’ulcer gastrique, il est difficile de passer sous silence le fait que la responsabilité avérée d’une bactérie (helicobacter pylori) dans de nombreux cas et son traitement par antibiotique a permis de guérir les patients concernés, ce que ne permettent pas les cornichons. Certes, le coût d’un traitement ne garantit en rien son efficacité, mais on ne peut non plus faire l’impasse sur les facteurs qui déclenchent ou aggravent cette pathologie : le tabac, entre autres. La suppression de ces facteurs est indispensable au traitement de la maladie, et le plus souvent sans incidence sur le budget de l’Assurance Maladie. Mais le risque est d’ouvrir un débat sans fin sur la responsabilité individuelle et ses conséquences, médicales et financières.

    A propos des laboratoires pharmaceutiques, la situation est paradoxale : ils investissent lourdement en communication pour déclencher ou améliorer la prescription de leurs molécules respectives, mais n’osent pas évoquer le problème de l’observance des traitements prescrits. La crainte d’un surcoût initial, et d’une réaction défavorable de l’Assurance Maladie les en dissuade, quel que soit le bénéfice à moyen et long terme pour les patients. Malheureusement, une ordonnance ne suffit pas au succès d’un traitement, aider nos patients pendant leur traitement, et en assurer la surveillance éventuelle sont deux conditions essentielles, trop souvent irréalisables dans de bonnes conditions.


  • Jean-Pascal JEDREC 13 novembre 2007 12:16

    La suite, bien entendu, est avant tout pratique, sur le terrain. La situation est suffisamment grave pour que nous ne puissions perdre de temps. Nous nous sommes assurés que le Ministère de la Santé, les organismes de tutelle, et l’Elysée ne puissent ignorer cette situation, et notre démarche. C’est le seul objectif des aticles et reportages dont nous avons fait l’objet. A défaut de voir réagir les « responsables » politiques, nous poursuivons l’extension de ce réseau et la mise à disposition des outils développés.

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