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Jean-Paul Richier

Praticien hospitalier concerné par les répercussions sur l’homme de la logique néolibérale, par les dérives de la publicité, en particulier l’emprise du complexe pharmaco-industriel sur l’information médicale, et par les mauvais traitements infligés par les hommes aux animaux (en particulier la Super-classe des Chordés Gnathostomes, pour ceux qui aiment la précision).
 

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Articles de cet auteur

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Derniers commentaires

  • Par Jean-Paul Richier (xxx.xxx.xxx.14) 20 janvier 2011 20:16
    La liste a été "rectifiée" : si on clique à présent sur le lien indiqué dans le "PS" de l’article (http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp?id_organe=xml/organes/403256.xml), les noms incriminés n’y figurent plus.
     
    Si on recherche ce lien par Google, on obtient une réponse "Assemblée nationale - Groupe d’études sur la tauromachie" :
    - en cliquant dessus, on a la liste "nettoyée" ;
    - mais en cliquant sur "En cache", on a encore (ce 20 janvier) la liste dont il est question dans l’article (http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:DgnhV6_MCR8J:www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/xml/organe.asp%3Fid_organe%3Dxml/organes/403256.xml). Avec l’indication : "Il s’agit d’un instantané de la page telle qu’elle était affichée le 12 janv. 2011 20:16:15 GMT."
  • Par Jean-Paul Richier (xxx.xxx.xxx.93) 31 mars 2010 05:36

    Je vois aujourd’hui cet article en faisant un tour sur Agoravox.
    Sans doute son auteur, et ceux qui l’on apprécié, seront-ils amusés par ce pastiche du "disease mongering" (la fabrication de maladie) telle que le dénonce Ray Monihan, cité dans l’article, et qu’on peut retrouver dans les excellents sites du Dr Dupagne ou du Dr Winckler.
    Stéphane Horel, interviewée ci-dessus, y fait référence dans la conclusion de son documentaire "Les médicamenteurs"

  • Par Jean-Paul (xxx.xxx.xxx.162) 1er janvier 2009 20:52
    « Cependant votre argument sur l’infantilisation des victimes est assez incohérent avec votre démonstration.
    Quand vous parlez de "déresponsabilisation systématique de la victime" associée à une infantilisation de celle-ci on ne comprend pas bien où vous vous situez. De quoi parlez-vous, de qui ? De cette femme qui demande réparation à un directeur de restaurant pour s’être fracturé un membre en glissant sur une peau de banane ou des réparations que pourraient demander les parents du petit Yliès ? »


    Mon propos visait effectivement le cas de la peau de banane, où le client mettrait en cause l’absence de nettoyage de la part du restaurant.
    Mais aussi il visait le cas où le client du restaurant glisserait sur un sol savonneux, et mettrait en cause l’organisation du nettoyage dans l’établissement.
    Outre la demande d’un dédommagement, il exigerait (lui, ou son avocat, ou les associations de victimes, ou les médias, ou les hommes politiques ...) la recherche active de responsables et de coupables (le technicien de surface, le chef d’équipe, le directeur, le directeur général de la chaîne de restaurants, la commission de sécurité de la préfecture de police, que sais-je...).
    Il exigerait aussi (lui, ou son avocat, ou les associations de victimes, ou les médias, ou les hommes politiques...) l’ouverture d’une enquête administrative pour contrôler la conformité de l’organisation du nettoyage dans le restaurant, l’instauration d’une agence nationale publique de contrôle de l’organisation du nettoyage dans les restaurants, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’organisation du nettoyage dans les restaurants, et la présentation d’un projet de loi relatif à l’organisation du nettoyage dans les restaurants.

    La famille d’Yliès, pour sa part, a certainement droit à des réparations, dont le montant, que j’estime devoir être élevé, ne visera évidemment pas à compenser la perte d’un enfant, mais à constituer une reconnaissance symbolique de la gravité de cette perte. Et elle a également droit à l’explication précise et loyale du processus de ce dysfonctionnement hospitalier dramatique. Notons que les réactions de la famille, pour ce qu’en ont donné à voir les médias, ne se situaient pas dans une logique de revendication à priori.
    Le malheureux père avait été choqué non pas par l’erreur de produit, mais par ce qu’il a perçu comme un manque de réactivité de l’équipe soignante, laquelle lui aurait dit de ne pas s’affoler pour une simple somnolence de son enfant (http://www.leparisien.fr/faits-divers/enfant-mort-a-l-hopital-la-revolte-du-pere-25-12-2008-353629.php )

    Il est vrai que les soignants développent avec le temps une certaine "distance", pour ne pas dire un distance certaine, vis à vis des angoisses de l’entourage des patients. Pour inévitable que soit cette distance, les soignants doivent en reconnaître l’existence, et probablement mettre en place des stratégies pour ne pas la laisser prendre une rigidité excessive.
    L’oncle quant à lui souhaitait avec mesure qu’on élucide le dysfonctionnement à l’origine du drame, et c’est lui qui s’est indigné quelques jours plus tard de l’absence de soutien proposé à la famille. Sur ce dernier point, on ne peut que lui donner raison, vu le battage qui a été fait autour de cette affaire. Notons que les familles, en fait, donnent rarement suite dans mon expérience aux propositions de soutien qui leur sont faites. Mais l’important est de leur faire concrètement ces propositions, avec possibilité de rencontres ou de contacts téléphoniques à la demande.

    Je précise que je ne suis pas nécessairement contre les prises de position publiques en faveur des victimes, ou à l’encontre des auteurs d’infraction, même provenant de Nicolas Sarkozy. La déclaration de notre hyperprésident à propos des jeunes incendiaires de voitures, même si elles relèvent de l’effet d’annonce démagogique, ne me semblent pas absurdes : les déprédations de certains petits crétins sont d’autant plus inacceptables qu’elles s’exercent sur les biens de personnes vivant dans des quartiers peu favorisés.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20090101.FAP6094/sarkozy_ pas_de_passage_de_permis_pour_les_incendiaires_.html
    « La victime d’un viol, d’une agression n’a-t-elle pas le droit à "la désignation de responsables et de coupables" ? »

    Attention, mon propos ne vise pas les atteintes crapuleuses à la personne comme telles, mais les affaires mettant en cause des responsables "institutionnels". Ou alors, pour reprendre votre exemple, mon propos vise la dérive, en cas de viol ou d’agression, consistant à rechercher systématiquement un responsable institutionnel au vu des antécédents de l’auteur.
    On va rechercher systématiquement et bruyamment (et quand je dis "on", ce n’est pas tant la victime que Rachida Dati ou Nicolas Sarkozy) s’il n’y aurait pas un satané juge d’application des peines qui aurait accordé à l’auteur du viol ou de l’agression une libération conditionnelle ou un placement à l’extérieur. Ou s’il n’y aurait pas un damné conseiller d’insertion et de probation qui aurait laissé l’auteur du viol ou de l’agression louper plusieurs rendez-vous sans sans sonner le branle-bas de combat. Ou s’il n’y aurait pas un maudit psychiatre, un fieffé directeur d’hôpital, ou un foutu préfet qui aurait laissé sortir d’hôpital psychiatrique l’auteur du viol ou de l’agression.

    « La victime d’un accident grave survenu sur le chantier mal éclairé d’une municipalité n’a-t-elle pas le droit à "la désignation de responsables et de coupables" ? »

    Si, absolument, pour les accidents du travail sur les chantiers, il est capital de responsabiliser non seulement les employeurs directs, mais aussi les maîtres d’oeuvre et les maîtres d’ouvrage, afin que les maîtres d’ouvrage (par exemple les municipalités) ne puissent pas se décharger sur les maîtres d’oeuvre, et que les maîtres d’oeuvre ne puissent pas se décharger sur les sous-traitants. Ceci est capital dans ce secteur réputé abuser du travail au noir et exploiter les travailleurs en situation irrégulière.

    [...]
    « J’insiste sur cela car vos propos déclencheront très vite des commentaires indignés sur cette américanisation des procédures judiciaires, confondant pénal et civil, sur l’encombrement des tribunaux et vous obtiendrez très exactement la mise en cause de la victime elle-même, ou la banalisation de son préjudice ; le contraire de ce que vous semblez vouloir démontrer. »


    Je veux démontrer qu’il faut un équilibre. Ma conclusion n’était peut-être pas assez explicite, comme semble le montrer votre commentaire, au demeurant réfléchi et bienvenu. Il faut dire qu’elle venait clotûrer un article déjà bavard, je n’ai pas osé la développer davantage smiley

    1° Je souhaite éviter les systèmes à la chinoise, où les droits de l’individu sont quasiment ignorés au profit du Parti, du responsable local, de l’entreprise... Je m’empresse d’ajouter que cette référence à la Chine constitue simplement le constat d’un état de fait caricatural, mais nullement une posture de donneur de leçons à son égard. Ceci d’une part, parce ce que son histoire n’a rien à voir avec celle des pays occidentaux. Et d’autre part, parce que les Occidentaux sont bien mal placés pour donner des leçons à la Chine, vu leurs comportements passés voire actuels en général, et vu leurs comportements passés envers la Chine.
    2° Et je souhaite éviter les systèmes où la victime déclenche - ou induit le déclenchement - systématiquement le grand jeu, avec l’appui du système judiciaire, des associations, des médias, ou des hommes politiques (cf l’exemple du sol savonneux plus haut), car ceci conduit à des dérives comme celles que je rappelle dans mon article.

    A propos des médias, on vient d’apprendre que le schizophrène "dangereux" ayant fugué d’un hôpital psychiatrique de Marseille vient d’être réintégré, et, alors même qu’il n’a commis aucune agression particulière, les médias continuent à livrer au public son nom et son image. No comment.

    En espérant avoir un peu éclairci ma position.
  • Par Jean-Paul (xxx.xxx.xxx.184) 2 octobre 2008 02:26

    > Notre auteur, qui se présente lui-même dans son Cv comme "Praticien hospitalier" est très gentil de
    > venir ici nous expliquer la crise financière !!


    Oh, je n’explique pas la crise (je ne suis qu’un modeste praticien), je me contente de la constater, et de constater les solutions proposées, et je les commente. C’est tout. Je laisse le soin aux experts comme vous de nous narrer en détail les effets pervers de la titrisation...

    > Il est sûrement très qualifié pour ça.

    Pour constater, vi vi, comme tout citoyen peut le faire.

    > Voici les dernières nouvelles du front :

    > Les Bourses mondiales remontent depuis hier, et encore aujourd’hui, à toute allure.


    Non non, pas aujourd’hui, faut suivre smiley

    > Le Plan Paulson sera amendée dans la bonne direction,
    ...[SNIP]...
    > L’opposition conjointe des Sénateurs Démocrates, et surtout Républicains, au plan qui leur a été
    > présenté il y a deux jours se traduit par une grande victoire pour les contribuables et pour les
    > entreprises Américaines.


    La presse américaine, moins naïve que vous pour le coup, parle d’« édulcorants » (sweeteners). Et si le projet de loi gonfle donc à vue d’oeil en nombre de pages, le fond du problème et sa logique de résolution sont toujours strictement identiques.

    Bien à vous

  • Par Jean-Paul (xxx.xxx.xxx.231) 9 août 2008 01:00
    au furtif

    D’abord, ce n’est pas un toro, que Pasiphae a aimé, c’est un taureau.
     
    Ensuite, si vous tenez absolument à vous référer à la Crête antique, les taurokathapsies minoennes n’ont rien à voir avec les corridas espagnoles, mais bien plutôt avec les concours de recortes.
     
    — 
    Jean-Paul

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