Je me permets de répondre brièvement à ce commentaire :
Sihanouk au pouvoir avant d’être déposé par les républicains pratiquait une politique très répressive, avec un certain nombre d’assassinats politiques, ce qui d’ailleurs a poussé de nombreux cambodgiens dans les rangs de l’insurrection khmère rouge mais aussi des républicains.
Il n’y a pas un procès de l’ambassade de France mais du gouvernement français de l’époque. Cela ne semble pas odieux aux yeux de magistrats français qui ont instruit une plainte au pénal à ce sujet, confirmée le mois dernier par la cour de cassation (voir le communiqué de la ligue des droits de l’homme à ce sujet)
Ce petit mot pour te dire que j’ai apprécié ton article. Effectivement mystère de BK, mais finalement pas tant que cela... En tous cas, nouvel éclairage in vivo le concernant. Et sur le sujet, j’ai publié samedi dernier sur Agora : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51265 qui a suscité pas de mal de débat-lecteurs (et qq insultes) !
Nonobstant votre mépris, je ne vois pas en quoi je me substitue à la justice concernant un quelconque conflit d’intérêt sanctionnable pénalement. J’oppose justement celui-ci à un autre qui nous intéresse tous puisqu’il concerne notre ministre des affaires étangères donc représentant notre pays, c’est le conflit entre morale et cupidité. Comme je l’ai écrit, personne ne peut reprocher à B.Kouchner d’aimer l’argent, mais ce qui est hautement condamnable, sur le plan non judiciaire mais morale, c’est qu’il monnaye sciemment sa stature d’homme irréprochable en matière de défense des victimes pour des causes criminogènes, telle que, j’insiste, Total en Birmanie. Concernant le reste de sa carrière, par exemple son rôle d’administrateur civile en Bosnie ou ses interventions en Afrique (Rwanda et autres), ceux qui ont eu à connaître ces tragédies savent fort bien ce qui peut lui être reproché, selon, bien entendu, des critères moraux, engageant sa responsabilité. Je ne me situe pas dans une approche affective, d’aimer ou de ne pas aimer B.Kouchner, mais je m’attribue le droit d’appréciation d’un homme publique qui prétend porter à bout de bras la morale d’un pays et qui, soutenant la présence de Total en Birmanie, a une part de responsabilité sur les meurtres perpétrés en masse là-bas, avec des armes financées par les fonds versés à la junte par cette compagnie. (voir mon article encore en ligne sur Agoravox aujourd’hui sur la Birmanie : quand le silence se fait complice...)