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Derniers commentaires

  • Par Jean-Pierre (---.---.---.70) 14 mai 17:26
    Jean-Pierre

    « Il n’y a qu’un peuple qui a pour seule morale l’obéissance. » Je pense que l’on ne peut plus utiliser le terme « peuple ». On a à faire à une « masse ». Hannah Arendt dit des choses intéressantes sur le totalitarisme, qui éclairent ce qu’est devenu le monde aujourd’hui. La société de consommation aussi engendre des masses. 

    Je n’ai pas vu le film, mais peut-être aurais-je l’occasion de le voir. Cependant pour connaître Hannah Arendt, ou plutôt sa pensée, il vaut mieux lire ce qu’elle a écrit. Même pour quelqu’un comme moi c’est lisible, autant que de bons polars. 

    Hannah Arendt est morte, et dans ce film on ne peut rencontrer qu’un personnage de fiction que nous offre Margaret von Trotta.

    J’apprécie le travail de Margaret von Trotta. C’est du bon cinéma.

  • Par Jean-Pierre (---.---.---.107) 22 avril 14:08
    Jean-Pierre

    De quoi peut-on accuser cet homme ? Il se comporte comme tous les gens de son milieu. C’est par un petit accident de téléphone qu’il s’est retrouvé avec un journaliste aux fesses, mais la justice, ses amis politiques ne lui en voulaient pas, tant que cela restait discret.

    Les politiques sont là pour gérer un État au bénéfice des classes dominantes, ils savent tout, et il est juste qu’ils touchent une commission pour leur travail de pacificateurs, de dispensateurs de confort pénard.

    C’est ainsi que fonctionnent les sociétés occidentales, c’est ainsi qu’elles exploitent tous les peuples de la planète, pour leur bonheur bien sûr.

    Cet homme est jeté aux lions pour amuser le bon peuple, pas pour changer l’histoire, elle est parfaite. Quand je dis au lion, il ne faut pas rêver non plus. Ce n’est qu’un petit spectacle à deux balles avec lions en carton.

    Pendant ce temps-là, les affaires, les vraies, continuent. Le spectacle de la « crise », des « affaires » louches, n’est qu’un fumigène qui éloigne les regards de la manipulation, de la réalité des exploits de la finance.

    Et soyons heureux qu’ils aient besoin de nous pour faire la claque, pour faire de la figuration, sinon nous serions déjà morts.

    Bavardons, bavardons, bavardons et n’oublions jamais d’applaudir, sinon, à quoi servirions-nous ?


  • Par Jean-Pierre (---.---.---.196) 19 février 11:31
    Jean-Pierre

    Je ne pense pas qu’on puisse parler de famille sociale. Je crois qu’il s’agit plus de faire disparaître la famille qui peut être un obstacle à la société de consommation. On a déjà opposé les enfants aux parents, les hommes aux femmes. 

    S’il y a totalitarisme, il n ’est plus politique mais économique. Tout doit pouvoir faire marchandise et générer des profits. Comme dans la vieille forme du totalitarisme il n’y a plus de peuple mais une masse d’individus qui sont soumis à une idéologie qui les tient en esclavage.

     Je ne pense pas que l’on puisse parler de gouvernement socialiste. Ce n’est qu’un gouvernement après un autre, qui gère pour le pouvoir économique et qui donc ne peut rien changer sans que les individus qui le composent perdent leurs petits avantages dans la hiérarchie totalitaire. 

    Les électeurs n’ont pas élu des gens sur ce qu’ils faisaient, sur les changements qu’ils pratiquaient dans leur quotidien, sur un espoir de transformation du monde, mais pour chasser le président précédent qui ne leur plaisait plus. 

    Il faut peut-être mieux parler de dépolitisation, de marchandisation, que de totalitarisme en fait… On se déshumanise et l’enfant n’est plus qu’un objet, comme ses parents, il peut être acheté ou choisi. Ça a peut-être toujours été ainsi, mais maintenant on rejette l’humain, le hasard, la création, pour la marchandise, l’objet, la transaction, l’animal, la propriété. 

    Je ne sais pas si c’est intéressant ou dangereux. Moi j’aspire à autre chose.

  • Par Jean-Pierre (---.---.---.96) 16 janvier 18:59
    Jean-Pierre

    Dans mon cas, la retraite complémentaire c’est 33 % de ma retraite totale qui est de 1 000 € mensuels. J’arrive à vivre correctement n’étant pas seul. L’indexation me rapporte quelques euros supplémentaires chaque année. J’ai travaillé depuis l’âge de 16 ans. J’estime avoir été utile. Sinon, pourquoi m’aurait-on payé ?

    Une façon de faire des économies ? Ramener tous les salaires et retraites dans ce pays à 1 000 € net par mois. Puisque j’arrive à vivre avec ça et que je suis largement privilégié par rapport à d’autres, ceux qui vont me prendre quelques euros devraient y arriver, et ceux qui ont peu et auxquels on va encore prendre seront bien contents. Ça en ferait des économies, et ça ferait baisser les prix et augmenter la consommation en la rendant accessible à tous.

    Mais la base de l’économie aujourd’hui, c’est d’aller voler quelques euros à beaucoup de personnes pour enrichir encore plus des entités virtuelles et des actionnaires. Tous les gros groupes financiers fonctionnent ainsi, ce qui est très mesquin. L’État ne se comporte pas autrement qu’un groupe financier. Dommage.


    Excusez cette plaisanterie. C’était juste parce que 60 à 70 % de retraite complémentaire dans la retraite globale, je ne comprends pas. Ce serait une belle affaire pour moi, et pour beaucoup sans doute.  smiley

  • Par Jean-Pierre (---.---.---.91) 9 janvier 13:09
    Jean-Pierre
    Effectivement la première phrase de l’article est mensongère, mais la réalité est mentionnée en fin d’article. (Ce n’est pas une erreur puisque l’auteur connaît le document et le mentionne.)

    Vers la fin de l’article également il est question de jeu. Mais dans l’événement rapporté, il ne s’agit pas d’un jeu. L’homme qui pilote le drone et obéit aux ordres ne joue pas. C’est un opérateur, un employé de bureau. Comme beaucoup d’autres personnes dans nos sociétés, il obéit à des ordres qui détruisent des milliers de vies humaines.

    Les jeux d’écrans comportent beaucoup plus de risques dans leur déroulement. Le joueur peut perdre. D’ailleurs le but est de gagner en échappant aux risques, en maîtrisant la technique du jeu.
    À aucun moment l’employé américain ne met sa vie en jeu, à aucun moment il ne peut perdre la partie. Au pire il pourra être licencié.
    Par contre, il est possible qu’à un moment il prenne conscience des conséquences de son travail, de ce que coûte sont petit confort quotidien à l’humanité, à son humanité.

    Chacun de nous en est là et devrait peut-être se poser un peu plus de questions sur ce que coûte son petit confort personnel à l’humanité. Mais l’idéologie que véhicule cette société marchande est très performante dans la mise en veille de nos facultés de penser. Elle nous réduit à des individus noyés dans une masse.

    L’employé américain a commencé à réaliser, affectivement, qu’il avait perdu son humanité. Si ça n’avait pas été un enfant, il n’aurait peut-être pas été touché…
    Ses supérieurs eux savent pourquoi ils tuent. Ils se foutent de l’humanité, Obama également. Il a été élu pour le job, et il a eu le prix Nobel… 
    La réponse du supérieur « c’était un chien » visait peut-être à rassurer l’employé, mais c’était peut-être, hélas, une forme d’humour et de mépris.

    Dans ce monde de bêtes, d’illusions et de propagandes, il va être dur de retrouver des petits morceaux d’humanité. On en trouve quand même.

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