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jeanbecq

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  • jeanbecq 12 septembre 2009 16:34

    Ce qui est frappant dans cet article, c’est qu’à aucun moment il n’y est question de politique. On y parle de manœuvres politiciennes, mais de politique à aucun moment.

    Alors que l’auteur commence son papier en parlant des « révélations » faites par le livre d’André et Rissouli, ce n’est vraiment pas surprenant. De quelles révélations s’agit-il ? « Le livre d’André et Rissouli met donc au jour l’évidence : Aubry est devenue Premier secrétaire du PS à l’issue d’un scrutin serré sur lequel de nombreux doutes pèsent », je ne suis pourtant pas un analyste hors pair, mais ça je l’avais déjà compris au soir même du congrès de Reims. Le livre non seulement ne révèle rien, mais il soulève des questions auxquelles personne ne pourra jamais répondre, devant ou hors les tribunaux.
    En réduisant le Parti socialiste à des querelles de chefs, on fait l’impasse sur le réel travail attendu et souvent mis en chantier par nombre de militants. Un travail de définition d’un réel projet de société et d’un programme politique ambitieux. On fait aussi l’impasse sur les qualités et le travail dont malgré tout les chefs font preuve, et qu’ils oublient trop souvent de mettre devant leurs petites phrases destinés aux seuls médias.

    Ce qui met réellement la démocratie en danger c’est ce spectacle des manœuvres politiciennes qui prend la pas sur la politique. Les acteurs en sont responsables, autant que les spectateurs et les chroniqueurs.

    L’auteur de cet article devrait relire Jaurès, car s’il en a retenu la lettre, il a en complètement négligé l’esprit : Jaurès ne parlait que de politique, jamais de manœuvres politiciennes.


  • jeanbecq 12 septembre 2009 16:08

    Cet article, très superficiel, dénote une très mauvaise connaissance des tensions qui agitent le PS. 

    « Le Parti socialiste (…) replonge dans ses vieux travers », la sortie d’un livre, qui au demeurant n’apporte aucune information nouvelle, ne suffit quand même pas à provoquer une telle réaction collective. Il serait plus juste d’écrire que des journalistes ressortent une histoire déjà ancienne et que de fait, c’est la presse qui replonge dans ses vieux travers.
    « Les fidèles lieutenants de Martine Aubry tentent d’étouffer l’affaire », de quelle affaire s’agit-il ? Pas ce qui est révélé par le livre puisqu’il ne rapporte rien de nouveau… L’affaire en question pourrait donc juste être la sortie de ce livre dont on parle finalement bien peu… là encore, rien à étouffer…
    « Du côté de Ségolène Royal, on se dit que ce serait l’occasion rêvée et opportune pour mettre fin à la pseudo union sacrée décrêtée depuis La Rochelle ». Il n’a d’abord jamais été question d’union sacrée, tout au plus de réconciliation, voire d’entente fragile… et aucune des deux n’a d’intérêt à rompre ce fragile équilibre. Martine Aubry au moment de lancer le vaste chantier la rénovation, Ségolène Royal juste avant les élections régionales où elle joue sa légitimité.
    L’auteur de l’article semble ignorer qu’il y a les phrases qu’on dit à chaud comme des signaux envoyés à ses partisans d’une part, et les positions que les stratégies exigent d’autre part. Il ne s’agit d’ailleurs pas là de dualité, mais d’un positionnement qui tient compte de la complexité d’une société démocratique.
    « Ségolène est autant, si ce n’est plus, coupable dans cette fraude massive qui gangrène depuis toujours l’ensemble des partis politiques français ». A quoi sert ce jeu du plus corrompu ? Sinon à dénigrer, au delà même du seul PS, la classe politique tout entière, et ainsi d’ouvrir la porte au mieux à un poujadisme malsain, au pire à un régime populiste et pré-totalitaire ? Des fraudes, il y en a bien sûr, mais dans les proportions que laisse entendre l’auteur de cet article, c’est beaucoup moins certain…
    Et à l’UMP, nuls besoin de fraudes, quand le chef a crié, les talons claquent, et tous parlent d’une même voix. Quittes à s’assassiner dans les antichambres.


    Si l’auteur connaissait l’état d’esprit de la plupart des militants du Parti socialiste, il saurait que ce qu’ils attendent le plus c’est de travailler sur un projet de société et un programme politique ambitieux. Et s’il avait un réel souci d’analyse, il pourrait se demander pourquoi, quand les socialistes tentent de recoller les morceaux, il se trouve quelqu’un pour ressortir une histoire que tout le monde connaît et que personne ne tranchera.






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