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jeanclaude

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Derniers commentaires


  • jeanclaude 27 décembre 2015 16:40

    Salutations en retour à @mmbbb. Oui la philosophie seule n’est pas la panacée.

    A @Zardoz, je ne comprends qu’une bribe, vous êtes trop elliptique.

    Le plus concret, non seulement j’ai compris, mais j’en suis d’accord à fond : ni la télé, ni internet à travers les réseaux sociaux ne sont des vecteurs d’amélioration culturelle ou politique.
    Ils mettent autant de négatif que de positif dans nos modes de vie et contribuent en tout cas à une agitation peu productive. Salutations finales pour cet article.

    A une autre occasion, je vous demanderai probablement de préciser vos points d’ancrage.


  • jeanclaude 27 décembre 2015 14:13

    @mmbbb_là je prends plus de plaisir à vous lire.
    J’ai défendu une manière « honnête » d’aborder L. Je ne partage pas pour autant toutes ses idées. Il y a toujours un gap entre la pensée théorique (même si elle se veut phénoménologique) et la réalité.

    Assurément faudrait-il contrebalancer avec d’autres penseurs. Aussi devons-nous renoncer à rencontrer l’esprit qui dévoile une pensée définitive.

    L’inconvénient avec Lévinas (outre les réserves qu’on peut légitimement avoir quant à ses positionnements politiques, tout comme Heidegger), c’est qu’il n’y a rien dans sa pensée sur les identités culturelles (à part l’élection, mais là on sort de la philo) ; chaque homme fait aussi partie d’un groupe, ou d’une communauté (St Thomas d’Aquin, ou d’une ethnie,etc, etc...

    Zardoz est dans une réflexion sur la violence. Elle aussi nécessaire. Il donne des lumières partielles sur sa position, mais je ne vois pas bien l’ensemble. Ni la liaison entre l’individuel et le collectif.


  • jeanclaude 26 décembre 2015 16:43

    @Zardoz : il suffisait de dire que vous n’y comprenez pas grand chose. Votre exposé, je le trouve non seulement hors sujet, mais déplacé. Lévinas est très concis, il a forgé son vocabulaire à lui. Il est vrai qu’on n’entre pas dans sa pensée comme dans un moulin.

    Ainsi les quelques mots que vous reprenez de manière isolée, sans essayer de les comprendre par rapport à l’ensemble de la pensée de L., vous manifestez que vous êtes passé à côté de ce qu’il veut dire. (Je ne vous comprends d’ailleurs pas mieux que L., vous avez la plume trop facile).

    Je vais essayer de commenter le passage qui fait réagir @mmbbb. Au moins de ce que j’ai compris après une première lecture.

    C’est parce qu’il y a vigilance avant l’éveil que le cogito est possible, de sorte que l’éthique est avant l’ontologie. » ("Altérité et transcendance« , 1995).

    « L »éveil« , c’est le passage d’une conscience immédiate à une conscience réfléchie.
     »Je« me rends compte de ce que je suis moi, face aux autres et au monde.
    Se démarquant de Descartes, Lévinas pose que ce »déclic« , n’est pas fondateur, comme le pose tout l’idéalisme, mais qu’il est précédé d’une »posture« qui le rend possible, la »vigilance« .

    Ne pouvant pas vérifier, je suppose que c’est la vigilance vis à vis de l’autre (humain). L’autre m’est »donné« d’emblée dans la rencontre, de façon privilégiée à partir de son visage.

    Cette façon de philosopher relève de la méthode phénoménologique, c.à d. la description de la réalité concrète, immédiate, vécue.

    Il ose ainsi dire que l’éthique est avant l’ontologie. »Est avant« n’a pas seulement un sens chronologique, mais de »valeur absolue« .

    Cela a des conséquences philosophiques ; un exemple pourrait être la condamnation de tout racisme : dès lors que je rencontre un autre homme, c’est à dire un être vivant différent de l’animal et qui a un visage, je lui reconnais automatiquement et absolument un statut d’un autre égal à moi-même. Toute différenciation, argumentant de sa race, son degré de culture et de civilisation archaïque ou moderne, relèverait d’un discours prétendant le classer sur une échelle »d’être«  ; donc du domaine de l’ontologie (voir par exemple Platon et les catégories de citoyens ; ou toutes les réflexions sur l’esclave, ou le barbare, ou l’étranger à »ma« cité de toute la philosophie antique).
    Le racisme est donc illégitime d’un point de vue »philosophique« , puisqu’il nie l’expérience phénoménologique de la rencontre/reconnaissance d’autrui dans l’altérité, antérieurement à l’agir du cogito.

    D’accord avec vous cependant que le style et le vocabulaire et la pensée de L. sont complexes, difficiles à dénouer, et qu’on ne lit pas beaucoup de pages à la fois. Même qu’on s’en lasse assez vite, et qu’il faut y revenir plus tard.

    Je souhaite à l’auteur qu’il y ait des intervenants moins pressés et plus patients sur cet article, sur des questions de fond bien loin de la superficialité commune de bien des points de vue sur ce site.

    NB : les grands philosophes ne font pas nécessairement de la vulgarisation. Et le genre intervenant médiatique est très récent. Ils ne sont donc »naturellement" compris que d’une minorité. Et cette compréhension ne peut avoir lieu que si on possède déjà une culture philosophique, car toute pensés s’inscrit dans l’histoire de la pensée. C’est comme en science, ou toute nouvelle théorie prend en compte les précédentes.


  • jeanclaude 23 décembre 2015 14:04

    Je dois préciser :
    « il m’a précédé » est traduit littéralement par Tresmontant par « il est passé devant moi ».


  • jeanclaude 23 décembre 2015 13:58

    Selon Claude Tresmontant, les textes grecs des évangiles étaient précédés de fragments en hébreu.

    Dans ce cas « il est passé devant moi » pouvait autant avoir un sens spatial que chronologique (double sens du mot hébreu original : lephanim).

    dans ce cas ce passage est très prosaïque et n’a rien à voir avec « l’être et le temps ». Il veut juste dire que Jean Baptiste reconnaît que le Christ, s’il a commencé son activité de « militant religieux » chronologiquement après le sien, est, dans l’ordre d’importance (religieuse, eu égard aux concepts hébraïques) plus grande que la sienne. Ce que dit le Maître Jésus a la primauté sur ce qu’il a pu prêcher., lui, Jean le Baptiste.
    Tout ceci étant bien évidemment une méditation, un approfondissement de faits historiques rapportées par l’évangéliste.

    Dès lors toutes les interprétation moins triviales relèvent du gnosticisme et sont étrangères à la fois au christianisme et à l’athéïsme.

    Il en est de même de réflexions mettant l’évangile de Jean et l’Apocalypse sur le même plan. On rappelera que l’Eglise officielle a mis des décennies avant d’admettre l’Apocalypse dans le corpus du Nouveau testament. C’est bien la preuve qu’il en faisait une lecture différente.







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