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Jérôme Vignat

Jérôme Vignat

Depuis le 20 décembre 1974, je suis un habitant de notre planète parmi les 6,5 milliards qu’elle compte aujourd’hui. Mais pas n’importe lequel, un des plus nantis, au même titre que tous ceux qui liront ce message, qui dorment sous un toit, qui tournent un bouton pour avoir plus chaud ou un robinet pour avoir de l’eau...
Depuis les 09 septembre 2003 et 28 mars 2006, je suis papa de deux merveilleux enfants. Le bonheur d’être parent est à l’image de la responsabilité qui en incombe : immense. Jules et Lola sont désormais habitants de notre planète parmi les 9 milliards qu’elle comptera demain...

Tableau de bord

  • Premier article le 18/12/2006
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Derniers commentaires


  • Jérôme Vignat Jérôme Vignat 11 janvier 2007 22:49

    Oui, les organismes de presse et les journalistes ont un role essentiel dans l’affaire. Les moyens que les gouvernements pourront mettre en place pour réagir au défi du changement climatique dépendent de l’acceptabilité de l’opinion publique, notamment vis-à-vis de la Taxe Carbone. Avant d’aborder les solutions à mettre en oeuvre, cette « Lettre ouverte aux journalistes sur les changements climatiques » est un outil pour présenter le diagnostic du dérèglement climatique et de ses conséquences :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16756


  • Jérôme Vignat Jérôme Vignat 11 janvier 2007 00:48

    Une hypothèse est une supposition que l’on fait d’une chose possible ou non. Mon article ne s’appuie donc sur aucune hypothèse mais sur des faits et des conclusions préalablement reconnues par des personnes compétentes en la matière.

    Je n’ai pas encore lu le rapport 2007 du GIEC pour la simple raison qu’il n’est pas encore publié.

    Concernant le climat passé : sur les 400.000 dernières années, le maximum de la moyenne annuelle de la température est de 1 à 2°C au dessus de la moyenne actuelle (16 à 17 °C au lieu de 15) ; la dernière fois était il y a 130.000 ans. Le rythme des évolutions les plus rapides est en effet de quelques degrés en 5 à 10.000 ans, alors que l’évolution à venir est de l’ordre de plusieurs degrés en 1 siècle. C’est 50 à 100 fois plus rapide, et le problème est bien-là, puisque les écosystèmes n’ont pas le temps de s’adapter à ce changement aussi brutal dont la principale cause résulte des activités humaines. Source : Petit & al., Nature, Juin 1999 Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (CEA) http://www-lsce.cea.fr/

    La variation de climat qui nous intéresse maintenant se situe sur une échelle de temps très courte au regard de l’âge de la Terre. En tentant de sensibiliser l’opinion publique à travers la responsabilité des journalistes, l’objectif à atteindre n’est pas de « stabiliser le climat » à l’échelle des temps géologiques, mais de réduire la perturbation anthropique du climat.


  • Jérôme Vignat Jérôme Vignat 1er janvier 2007 21:59

    Un petit commentaire à propos de ceux qui mettent en doute le fait que l’homme soit le principal responsable de l’augmentation de l’effet de serre. Dans mon article, je cite en source le dernier rapport du GIEC (2001), mais l’un des commentaires juge cela insuffisant voire erroné. Voilà donc la phrase exacte tiré de ce rapport (http://www.ipcc.ch/pub/un/giecgt1.pdf) : De nouvelles preuves, mieux étayées que par le passé, viennent confirmer que la majeure partie du réchauffement observé ces 50 dernières années est imputable aux activités humaines

    Les membres du GIEC (climatologues, astrophysiciens, géographes, chimistes, biologistes, géologues, océanographes, glaciologues, vulcanologues, historiens, économistes, sociologues, démographes...), nommés par les gouvernements, sont des personnes qui publient des articles dans des revues reconnues et soumis à comité de lecture... ce qui n’est pas le cas quand quiconque écrit un bouquin... n’importe qui peut écrire ce qu’il veut dans un bouquin... et la presse fait la part belle à ce genre de littérature (l’écho fait à cette dernière s’explique peut-être parce qu’elle aide à se donner bonne conscience ou se rassurer). Oui, la contestation est normale et nécessaire. Notons toutefois qu’il y a des scientifiques qui encore récemment écrivaient que les cancers dû au tabac étaient un mythe, pareil pour l’amiante, les têtus ont toujours existés.

    Ceci étant dit, revendiquons le droit au doute : admettons que tous les articles scientifiques étudiés par le GIEC se trompent à ce sujet, ce qui est un peu gros, mais après tout, mettons nous au niveau des déclarations de certains pour tenter un raisonnement par l’absurde. L’homme ne serait donc pas le PRINCIPAL responsable du réchauffement climatique. En revanche, ce qui est 100% sur et que PERSONNE ne conteste est que :
    - la température moyenne de la planète augmente
    - les émissions de CO2 participent à cette augmentation de température par le biais de l’accroissement artificiel de l’effet de serre Ne rien faire sous prétexte qu’il y a un doute sur le fait que l’homme soit le PRINCIPAL responsable du réchauffement climatique reviendrait à une situation de ce style : Vous êtes accompagnateur d’une sortie scolaire dans un bus rempli d’enfants, dont vos propres enfants, et vous constatez manifestement que le chauffeur alcoolique est ivre et fonce tout droit dans un ravin... mais vous ne réagissez pas, parce qu’après tout, vous doutez de votre responsabilité étant donné que ce n’est pas à votre santé que le chauffeur a bu, ou que ce n’est pas vous qui ait couché avec la femme du chauffeur (peut-être la raison pour laquelle le chauffeur est tombé dans l’alcool), que ce n’est pas vous qui conduisez le bus ou encore que ce n’est pas vous qui avez creusé le ravin.... c’est absurde.

    Ce que j’aimerais faire comprendre, c’est qu’il est dommage de perdre du temps sur cela. Je préfèrerais que le débat se porte sur les solutions à mettre en œuvre et non sur le diagnostic. Quand bien même certains pensent que la science est encore trop ignorante pour expliquer la totalité des phénomènes impliqués dans la problématique du réchauffement climatique, arrêtons de croire que l’ignorance est une police d’assurance.

    La solution que j’évoque dans mon article est la taxe Carbone. Il faut de toutes façons se faire à l’idée que l’énergie doit et va coûter de plus en plus cher. Sans parler du côté désagréable pour le budget des ménages, il faut bien comprendre que les aberrations de nos modes de vies actuels (urbanisme, architecture, lignes de chemins de fer fermées car non rentables, trajets en avion parfois moins cher qu’en train, remplacer ses équipements électroménagers, son ordinateur, son appareil photo ou sa chaîne hi-fi plutôt que de les faire réparer, racheter un nouveau téléphone portable ou lecteur mp3 plutôt que de remplacer sa batterie, construction de maison en béton plutôt qu’en bois ou en pierre, composants du panier de la ménagère venant du fin fond d’un pays dont elle ne situe même pas l’emplacement sur un globe, ingrédients nécessaires à la fabrication d’un plat surgelé parcourant des milliers de kilomètres avant d’être réunis, acheter des fraises et des tomates en hiver, avoir sur les étals de nos marchés des fruits locaux et d’Afrique du Sud au même prix alors qu’il y a une différence de facteur 1000 au niveau des émissions de GES) sont précisément le résultat de plusieurs décennies d’énergie abondante et très peu chère.

    De toutes façons, avec la fin des énergies fossiles, les prix du marché vont forcément augmenter. L’intérêt d’une taxe permet d’atténuer les fluctuations du marché (éviter le chaos social, sachant que dans notre société actuelle, le taux de chômage est étonnamment corrélé avec le prix du baril de pétrole, avec 2 ou 3 ans de décalage), de permettre aux entreprises de miser sur des technologies plus propres et surtout d’investir l’argent récolté dans des mesures de maîtrise de l’énergie... plutôt que de donner l’argent directement à Vladimir Poutine, Hugo Chavez ou autres princes Saoudiens.

    Enfin, pour les détracteurs de la taxe Carbone, par exemple ceux qui pensent qu’elle risque de pénaliser les plus modestes, ce qui ne paraît inégalitaire qu’à ceux qui croient que nous pourrons continuer de vivre demain sans rien changer de nos habitudes (cf la référence 6 de mon article), je leur propose de se poser cette question : quelle est l’alternative à la taxe Carbone ?







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