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Jim Selouane

Jim Selouane

Dans le cadre que je m’emploie de conter, on perçoit un véritable décor lunaire. Un paysage formé de vallons à perte de vue, de collines qui rivalisent entre elles pour planter leurs dorsales dans le ciel. Ici, les chaumes jaunis par un soleil sempiternel couvent la perspective, et les figueraies de barbarie étreignent les îlots d’habitations. Seuls les monts du Rif délimitent, au loin, les étendues quasi désertiques, d’apparence inhospitalière. Muraille naturelle infranchissable, les massifs enclavent les populations disséminées parmi les gorges et plaines.
Le tour des mondes
Selon les érudits locaux, un reste du monde doit pourtant bien exister, là-bas, derrière ces hauteurs qui ceinturent les villages. « Assurément ! diraient les pèlerins voyageurs. Mais plutôt de l’autre côté de la Méditerranée. Là où vont et viennent les remous impurs avant de se réfugient sur nos plages. »
Les superstitieux, eux, parlent de microcosmes sans nombre qui évolueraient à mille lieues sous nos pieds. Ces humanités s’étageraient sur différents niveaux de la couche terrestre, dans l’ignorance totale les unes des autres.
Les gardiens de la mémoire collective, enfin, plus terre-à-terre, affirment que des civilisations se trouvent au dessus de nos têtes. Dans le bleu vide. Plus haut que les nuages. Là où se terre Anzar, dieu de la pluie. Celui-là même qui, en représailles, quelques millénaires auparavant, envoya la sécheresse aux Hommes refusant de lui faire offrande de leurs filles.
La sagesse populaire enseigne que, dans les airs ou les sous-sols, les sociétés peuvent s’apparenter, se jouxter ou se superposer sans pour autant se rencontrer.

Tableau de bord

  • Premier article le 23/11/2007
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