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JMH

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  • JMH 17 janvier 2008 20:24

    Beaucoup de réactions à cet article témoignent d’une grande méconnaissance des enjeux. L’enseignement de l’économie (plus précisément : des sciences économiques et sociales) en lycée est organisé par des programmes, auxquels s’adaptent les manuels. Ces derniers ne décident en aucun cas de la place accordée à l’entreprise. Ils répercutent des analyses de diverses tendances : libérale, institutionnaliste, keynesienne, marxiste (mais rarement, dans les manuels actuels). Ils n’ont pas vocation à développer un parti pris doctrinal, ni à faire "aimer l’entreprise" (ni à la faire détester, d’ailleurs). On peut les trouver bons ou mauvais, mais pour celà il faudrait sortir des formules à l’emporte-pièce et argumenter sur leur réel contenu, pas sur des extraits tendancieux sortis de leur contexte.
    Ceci étant dit, je vois dans l’article du Figaro et dans certains commentaires deux évolutions détestables :

    - la prétention du MEDEF à vouloir régir l’enseignement de l’économie, pour lequel il n’a aucun titre. De même qu’un pompiste n’a pas vocation à animer un cours de sciences sur l’énergie, ou une personne âgée à enseigner l’histoire. Les patrons sont des acteurs de l’économie, comme les salariés ou les consommateurs. Mais ils n’en sont pas des spécialistes ; il est légitime que l’enseignement soit d’abord l’affaire des scientifiques, des universitaires et des enseignants. par ailleurs, un prof d’économie serait sûrement un piètre chef d’entreprise : ce n’est pas le même métier, tout simplement.

    - la contestation infondée de l’enseignement de l’économie en lycée par certains universitaires partisans d’une économie mathématisée. Ce point de vue théorique a toute sa place dans le débat scientifique, mais ne couvre pas tout le champs de la recherche et de la connaissance en économie. D’autres approches existent chez les économistes et les cours en lycée n’ont pas vocation a être monopolisés par une chapelle, quelle qu’elle soit. Il s’agit seulement de fournir une culture générale et des connaissance de bases nécessaires pour commencer à s’y retrouver dans le débat économique (j’insiste sur ce terme de "débat" : les économistes prônent des solutions très diverses aux problèmes de leur temps).







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