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Jonathan Malentin

Doctorant en physique subatomique, militant socialiste depuis juin 2005.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/11/2006
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Derniers commentaires


  • Jonathan Malentin 14 mai 08:38

    << Tant que les législatives seront collées aux présidentielles (choix stratégique de Jacques Chirac mais aussi de son parti d’alors allié au PS), l’Assemblée restera une caisse enregistreuse du pouvoir. Elle ne fait que ça. Et si il y a un peu de « fronde », il y a le 49.3, les ordonnances, etc. >>

    En cas de cohabitation, c’est factuellement faux. Le 49-3 relève du gouvernement, donc si par exemple Macron est président et Mélenchon premier ministre, le premier ne peut pas y recourir. Quant aux ordonnances, le président peut certes y recourir, mais uniquement si l’assemblée l’y autorise préalablement : on retrouve le même problème. La 5e république a beau être peu démocratique (raison pour laquelle il faut passer à la 6e), sur ce point elle permet donc un réel contre-pouvoir... pour peu que les citoyens se mobilisent sur les législatives plutôt que de s’abstenir et de laisser le champ libre au monarque.

    << Même si le mouvement engrangeait 50 sièges (et ce serait déjà un exploit), il sera recalé au rang d’opposant sans minorité de blocage, à l’instar des « frondeurs » du PS qui, à part provoquer quelques secousses, n’ont pas fait fléchir la politique ultralibérale de François Hollande. >>

    Laissons de côté le problème des frondeurs, qui n’ont rien à voir avec FI puisqu’ils n’étaient qu’une nuance à l’intérieur du PS, des critiques bien timorés qui ne se sont jamais réellement opposés, soit rien de comparable avec ce que serait FI par rapport à EM : si les frondeurs n’ont jamais vraiment été au bout d’une motion de censure, FI n’hésiterait pas une seconde face à Macron.

    Donc, supposons un instant que vous ayez raison et que la FI ne puisse pas remporter les législatives (ah c’est sûr qu’en s’abstenant, c’est ce qui risque d’arriver - et petite remarque : c’est ne pas avoir compris le programme « L’avenir en commun » que de le résumer à la seule 6e république), supposons, donc, que la FI n’ait que les 50 sièges dont vous parlez. Supposons également que le FN ait quelques dizaines de sièges, plus quelques uns pour les restes du PS. Ce qui laisse 450 à 500 sièges à EM et à LR.

    Supposons maintenant que EM ne parvienne pas à avoir la majorité absolue, par exemple en obtenant 250 sièges contre 200 pour LR. FI aura alors bien une minorité de blocage, et Macron sera coincé. Dans l’immédiat, il n’obtiendra alors pas forcément une majorité de députés pour l’autoriser à détruire le droit du travail en procédant par ordonnances. Sur le long terme, le système sera bloqué, ingouvernable. Et c’est là que se trouve la force subversive d’un vote FI aux législatives : mettre les institutions de la 5e république en échec, les affaiblir pour détruire l’argument de ses partisans (une meilleure stabilité).

    Le seul recours d’EM sera alors de former une grande coalition avec LR. Mais dans ce cas, c’est une défaite stratégique pour ces deux partis, car la place de principal opposant sera laissée vacante par LR. Le principal mouvement d’opposition républicaine reviendra alors à... la FI, qui aura alors plus d’espace pour développer ses idées en matière d’égalité sociale, d’écologie, et... de 6e république.


  • Jonathan Malentin 14 mars 2010 04:14

    Le Modem n’a, évidemment, rien d’écolo. Il a pu tout au plus agréger quelques écolos politiquement invertébrés qui ont trouvé dans ce groupuscule la seule caisse de résonance à leur écologisme ni-droite ni-gauche (tout en évitant de laisser paraitre une ringardise lalondo-waechterien).

    Le Modem apparait de plus en plus comme une secte au service d’une ambition personnelle, bref, une sorte d’UMP bis, le messianisme en plus. Son problème - et c’est le plus amusant - c’est que, montée des Verts oblige, il a beaucoup plus besoin de Lepage que Lepage n’a besoin de lui. Car sans Lepage, le sectarisme dont je parle sauterait définitivement aux yeux de tous ceux qui votent encore pour lui.


  • Jonathan Malentin 16 juin 2009 15:27

    Je ne suis pas vraiment du même bord que vous, Julien (je suis encore officiellement membre du PS, mais plus vraiment militant, et j’ai voté Front de Gauche). En tout cas, je vous rejoins dans votre analyse. Je vous rejoins également lorsque vous pointez la prétention de celui qui se fait appeler « Voltaire » et dont le style est incroyablement ampoulé (il exprime souvent en 15 lignes ce qui devrait s’énoncer en 3). Ne faites pas attention à lui : en général il en fait trois tonnes pour faire illusion mais répond rarement au fond de ce qu’on lui écrit.


  • Jonathan Malentin 10 avril 2009 13:34

    Assez d’accord avec vous, maxim, sur la différence de traitement des risques liés au nucléaire et aux autres sources d’énergie, de la part des anti-nucléaires. Un incident dans une centrale soviétique pourrie fait quelques centaines, tout au plus quelques milliers de morts ? Scandale d’état, milliers d’articles, mode de production discréditée à tout jamais, etc. Un coup de grisou fait plusieurs centaines de morts en Chine (évèvement fréquent) ? Pas un mot de nos bonnes âmes contre les énergies fossiles. Et si ce n’était que les coups de grisou... Les énergies fossiles, c’est des milliers de morts par pays et par an en raison de la pollution automobile ; c’est des marées noires qui ruinent des régions entières ; c’est la perspective de bouleversements climatiques majeurs pouvant mener à l’écroulement de civilisations entières. Voilà de quoi les anti-nucléaires sont aujourd’hui les complices objectifs. Les lobbies pétroliers leur disent un grand merci.

    Car arrêtons l’hypocrisie. Le principale concurrent du nucléaire, ce n’est ni l’éolien, ni le solaire, ni le géothermique - avancées technologiques formidables, mais largement insuffisantes pour prendre en charge la totalité de la production d’un pays développé, même avec des économies d’énergie. Le vrai concurrent du nucléaire, c’est le carbone, et pas autre chose. Jean-Marc Jancovici, l’un des vulgarisateurs les plus talentueux dans le domaine du climat et de l’énergie, l’explique très bien dans sa conférence n°6 à l’écoles des Mines.

    Vous prenez l’exemple du Danemark. Parlons-en, du Danemark, érigé en modèle avec ses magnifiques éoliennes. Ce pays émet 8.9 tonnes de CO2 par habitant et par an. La France, 6.2 tonnes (source). Pourquoi ? Simple. Le Danemark, c’est 20% d’éoliennes. 20%, ça fait pas une majorité d’énergie sans C02. Ca veut dire que même un petit pays n’est pas capable de remplacer les énergies fossiles par du renouvelable. La France, c’est 80% de nucléaire. Ajoutez à cela l’hydrolique, et vous avez un production d’énergie sans CO2 pour l’essentiel. Génial, le modèle du Danemark !

    Là où je ne vous suis plus, maxim, c’es quand on opposez énergies renouvelables et nucléaire. Et sur ce point, je renvoie dos à dos productivistes et anti-nucléaires. Les deux ne sont aucunement contradictoires, et doivent être développés en bonne harmonie.
    Qualité du nucléaire : énergie efficace, bon marché et non polluante.
    Défaut du nucléaire : manque de souplesse, incapacité à répondre aux fluctuations de la consommation.
    Qualité des renouvelables : grandes souplesse, production modulable.
    Défaut des renouvelables : rendement limité.

    Le bon mix énergétique serait donc, à mon avis, le suivant :
    - le gros de la production assuré par le nucléaire
    - les variations (pics de consommation en hiver, etc) pris en charges par le renouvelable

    En espérant, à long terme, que l’humanité pourra enfin maitriser la fusion.


  • Jonathan Malentin 10 avril 2009 08:07

    Vous parlez d’argument, mais je constate que vous ne répondez pas aux questions posées, vous préférez vous défiler. Je repose donc ma question : avez-vous honte de vos écrits précédents, pour vous sentir dénigré lorsqu’on ne fait que les citer ?

    Vous devriez vous sentir flaté.

    Comme le dit Philippe Geluck : « un vieux proverbe chinois dit que, quand on n’a rien à dire, on cite un vieux proverbe chinois. »

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