Je crois que le sens de cette parabole vous a échappé. Relisez l’histoire de manière moins terre à terre (imaginer une locomotive folle lancée à toute vitesse, sans chauffeur).
Afin de ne pas frustrer les francophones (je suis Suisse et habitué au plurilinguisme , voici le lien vers un article de Singer datant des années 70, qui reprend exactement la même structure argumentative : http://www.utilitarianism.com/peter...
Il est intéressant de constater que vous utilisez un mélange des arguments 1 et 2 évoqués dans mon article.
La question se pose toutefois : cela nous libère-t-il d’une obligation morale de soulager les souffrances les plus crasses et les plus immédiates (mortalité enfantine par ex.) ? Nous connaissons les données du problème et avons les moyens d’agir. Alors, faut-il mettre la Bugatti sur les voies ?
Sur la base d’un argument similaire à celui présenté dans la "parabole d’Augustin", Peter Singer appelle chacun à se délester de 200$ en faveur d’une ONG sérieuse travaillant à soulager la pauvreté la plus crasse. Selon lui, c’est l’organisation OXFAM qui répond le mieux à cette exigence.
Le coeur de mon article se trouvent plutôt être l’intuition morale et l’argumentaire simple et efficace qui l’accompagne.
Merci pour votre réponse que l’on qualifiera d’"engagée". Je ne crois pas que le coeur de mon article soit de porter un jugement sur la qualité des mouvements de révolte en Iran. Je cherche plutôt à tirer une sorte de parallèle. Mon premier constat : la théocratie iranienne est un Etat profondément injuste et illibérale. Mon deuxième constat : les mouvements qui cherchent à modifier et rendre plus "justes" le régime m’apparaissent comme intéressants. L’objet de mon article était au fond plutôt la méthode employée par les dits-mouvements et la question de savoir quels moyens de lutte contre un Etat injuste sont légitimes ou non.