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Jeune personne en devenir, photographe et graphiste amateur, motard à ses heures, passionné de culture, de musique, politique, de philosophie, de sciences et zététique.. J’en oublie :)

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  • Kami Kami 8 mars 2008 10:05

    "la france est championne d’europe de la vaccination !et dans les pays avoisinant ,il ne me semble pas avoir lu qu’il avait plus d’hepatite B que chez nous !!"

    A en lire certaines, l’Hépatite B n’est qu’une petite fièvre rare des pays riche. Un petit rappel, qui n’est pourtant pas un secret militaire puisqu’une simple recherche chez l’OMS nous donne quelques clés (merci au site pseudo-medecines.org aussi) ;

    En vrac, à destinée de quelques argumentaires :

    A la maladie rare et peu dangereuse :

    L’hépatite B est l’une des principales maladies humaines et pose un sérieux problème de santé publique à l’échelle mondiale. On estime à 2 milliards le nombre de personnes infectées par le virus, dont plus de 350 millions deviennent des porteurs chroniques et peuvent transmettre le virus pendant des années. Les porteurs chroniques sont exposés à un risque élevé de décès par cirrhose du foie ou cancer du foie, maladies qui font environ un million de morts chaque année.

    Sur un vaccin qui soi-disant est inutile :

    Le vaccin contre l’hépatite B ne guérit pas les porteurs chroniques, mais il est efficace à 95% pour prévenir l’apparition d’un état de porteur chronique. C’est aussi le premier vaccin dont on dispose contre l’un des principaux cancers humains.
    En 1991, l’Organisation mondiale de la santé a recommandé de vacciner tous les enfants contre l’hépatite B.
    Depuis 1982, on peut l’éviter grâce à un vaccin sûr et efficace

     

    Parait-îl même que c’est un caprice français :

    Aujourd’hui, 116 pays ont ajouté ce vaccin à leur programme de vaccination systématique. Pourtant, ceux qui en ont le plus besoin, les enfants des pays les plus pauvres, ne bénéficient pas de ce vaccin, dont le prix est excessif pour leur gouvernement. Heureusement, le vaccin contre l’hépatite B sera bientôt disponible dans ces pays avec l’aide de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et du Fonds mondial pour les vaccins de l’enfance.

    Des chiffres "peu inquiétants", assez faibles pour qu’on crie au complot :

    Dans la plupart des pays en développement (en Afrique subsaharienne, dans une grande partie de l’Asie et dans le Pacifique) : les porteurs chroniques représentent 8% à 10% de la population. Dans ces régions, le cancer du foie causé par l’hépatite B figure parmi les trois premières causes de décès par cancer chez les hommes.

    Evidemment, en Europe et en Amérique du Nord, les porteurs chroniques ne représentent "que" 1% de la population - 300 000 en France en 2005 -.

    En France, la contamination serait de 3 000 à 6000 nouveaux cas par an.

    Je suppose qu’il faut préférer éviter quelques scléroses médiatisées plutôt que des milliers de cancers silencieux, quand on est ministre.

    En parlant de vaccin inefficace :

    Le vaccin contre l’hépatite B est extrêmement sûr et efficace. Depuis 1982, plus d’un milliard de doses ont été utilisées dans le monde. Le vaccin est administré à raison d’une série de trois doses intramusculaires. Des études ont montré que le vaccin est efficace à 95% pour éviter l’apparition de l’hépatite B chronique chez les enfants et les adultes non infectés. Dans bien des pays où 8% à 15% des enfants devenaient des porteurs chroniques, la proportion a été ramenée à moins de 1% chez les enfants vaccinés.

    Sur la maladie :

    Je rappelle que les hépatites restent très longtemps asymptomatiques.

    Conséquence 1 : nombre de personnes sont porteuses de ces affections... sans le savoir. On estime que 2 % de la population française ont été en contact avec le virus de l’hépatite B et que 5 à 10 % de ces sujets vont développer une infection chronique.

    Conséquence qui en découle et que vous aurez compris : pendant de longues années, sur un groupe de cent personnes vaccinées et non vaccinées, on ne risque pas de voir de différences, puisque l’on est encore dans cette période "incubatoire".

    Petit historique :

    Lorsque la campagne est lancée, l’adhésion du public est telle que les stocks de vaccin se font insuffisants. Seulement, suite à des troubles liés à la vaccination (comme il est de mise et précisé et hélas normal pour un soin médicamenteux), une réaction relayée par les groupes anti-vaccination et les médias prend rapidement de l’ampleur.

    On pourrait taxer les médias d’objectivité totale et sérieuse, voire même qu’ils se soient informés tout aussi sérieusement : mais cela paraît étrange ! Rappelons juste que ces années sont curieusement celles traumatisantes de l’affaire du sang contaminé. Imaginez, si peu après, une telle affaire se reproduisant !

     

    Quinze millions de Français ont été vaccinés en 3 ans. C’est la première fois qu’une vaccination aussi massive est réalisée en aussi peu de temps et à une période de la vie (11/12 ans) qui voit naturellement le démarrage de nombreuses maladies (tendinites, maladies auto-immunes…).

    Par mesure de prudence, la survenue de manifestations neurologiques a conduit la direction générale de la Santé et l’Agence du médicament à renouveler la recommandation faite en 1995 aux praticiens de peser les facteurs de risque de contamination par le VHB avant de vacciner des sujets ayant des antécédents personnels de sclérose en plaque.


    Or on estime que l’actuelle campagne anti-vaccination risque d’entraîner la non-vaccination de 50000 nourrissons, mettant en péril l’avenir de la protection de l’ensemble de la population.

    "N’oublions pas qu’avant la vaccination il y avait chaque année plusieurs cas d’hépatites fulminantes nécessitant une greffe de foie en urgence sous 24 heures et que l’hépatite B tue encore environ 1000 personnes par an par cirrhose et cancer.
    Rien que dans le personnel de santé, il y avait, avant la vaccination, 300 à 500 cas d’hépatite B aiguës par an pour un demi-million de personnels de soins, ce qui en faisait la troisième maladie professionnelle."

    On aurait pu faire avec l’hépatite B ce qu’on a pu réaliser avec la polyomélite et la variole.

    "Nul ne peut certifier aujourd’hui que la vaccination contre l’hépatite B est sure à 100%. Comme dans la majorité des actes médicaux, c’est le rapport efficacité/risque qui est déterminant. En un an le REVAHB, association réseau hépatite B, qui recense les accidents supposés attribuables à la vaccination, a recueilli 692 dossiers et l’agence du médicament environ 500. La plupart de ces accidents sont bénins et jamais une relation de cause à effet n’a pu être établie."

    En guise de conclusion :

    Dans une note du 30 septembre 1998 adressée au Ministre , Gilles Brücker, Président du Comité Technique des Vaccinations et de la section " maladies transmissibles " du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France, résume ainsi la situation :

    "Au total, en prenant ces hypothèses donnant un risque maximal pour le vaccin et un bénéfice minimal en terme de complications liées aux hépatites, on peut avancer que :

    Si l’on vaccine à 11 ans toute une classe d’âge, on observe dans la pire des hypothèses 1 à 2 affections demyelinisantes imputables au vaccin ;

    Si l’on ne vaccine pas (et que l’on ne vaccine plus ces enfants) il se produira sur 20 ans dans chacune de ces cohortes :

    3 hépatites fulminantes
    60 à 150 infections chroniques cirrhogènes
    12 à 30 cancers du foie

    On peut émettre l’hypothèse que, en l’absence de la poursuite des programmes de vaccination, l’incidence de la maladie aura tendance à remonter, rendant les risques de non vaccination plus élevés."

    De son coté, Le professeur Ian McDonald, président du conseil médical consultatif de la Fédération internationale des organismes de sclérose en plaques a déclaré :

    " Les personnes atteintes de SP devraient être rassurées au sujet de la possibilité d’une relation entre le vaccin contre l’hépatite B et la SP. Après plus de un milliard de vaccins inoculés depuis 1981, on ne peut plus douter de son innocuité et de son efficacité. "

    En dépit d’un rapport bénéfices/risques très favorable à la prévention systématique (1), le 1er octobre 1998, Bernard Kouchner a annoncé la suspension de la campagne de vaccination en direction des adolescents. Cette attitude a été clairement critiquée par l’OMS, qui a tenue à préciser qu’il n’y a pas de " justification scientifique à la suspension de l’immunisation contre l’hépatite B ".

    "Il est vrai que cette décision met nos hommes politiques à l’abri d’un future mise en examen sur plainte d’une quelconque association de victimes de la vaccination. Comme d’ailleurs de toute action de la part des futures victimes de la maladie, puisque la vaccination est toujours possible... en secteur privé, et à condition d’être bien informé. (Jean Brissonnet, membre de l’AFIS) "


  • Kami Kami 7 mars 2008 15:43

    Merci pour ce commentaire, c’est exactement ça. Corrélation n’est pas conséquence ; les gens ne comprennent pas non plus le rapport bénéfice/risque inhérent à tout soin. Il vaut mieux, hélas, même si c’est difficile à admettre, à tenter que ce fût d’ailleurs vrai, 100 accidents de ce type et l’éradication d’une maladie (ce qui épargne donc des centaines de milliers d’autres personnes d’autant de douleur) que le contraire.

    L’argent n’a rien à voir avec la capacité qu’on aura à soigner sans risque, c’est impossible. Il suffit de comprendre les mécanismes physiologiques et la manière d’agir de substances thérapeutiques pour être "vacciné" de ces théories complotistes...


  • Kami Kami 27 juin 2007 12:31

    Boileau, je lis dans vos propos : « La science occidentale, ce que je lui reproche le plus, c’est outre d’avoir transformé la planète en merdier, c’est d’avoir été incapable de produire un art, une musique, une architecture, une littérature et un art de vivre qui soient comparables à ce que les Anciens avaient. »

    Ne confondez-vous pas science et technique ? La science ne fait rien, elle observe, elle cherche.


  • Kami Kami 15 juin 2007 13:34

    Je ne comprends pas bien. Vous dites avec raison : « Le premier principe du journaliste est de vérifier ses sources et de ne publier une information que lorsque celle-ci a été dûment contrôlée » Mais où est votre source prouvant qu’il s’agit d’un canular, d’un truquage ? Je ne lis ici qu’un journaliste qui s’excuse, et j’oserais rajouter, « de peur de flinguer sa carrière ».. Pour le reste, je ne vois pas..


  • Kami Kami 3 juin 2007 10:23

    J’aurais souhaité avoir le rapport d’expertise sous les yeux, lorsque je lis certaines choses. Par simple soucis d’exactitude, ce qui n’est pas la moindre des choses lorsque l’on parle de cet affaire ; j’ai lu en diagonale : « contrairement à ce que Cantat a dit », « des dizaines de coups violents », « une volonté délibérée », et j’en passe.

    Voilà ce que l’on peut trouver assez rapidement, avec la moindre des recherches, sur Internet :

    « Fin Octobre 2003 dans un rapport complémentaire d’expertise, (...) les blessures observées sont »compatibles" avec les déclarations de Bertrand Cantat.

    « C’est l’ensemble des traumatismes et surtout les mouvements violents de va et vient de la tête qui ont été responsables des lésions mortelles observées », notent les deux médecins.

    « Par ailleurs l’examen toxicologique confirme qu’au moment des faits le chanteur était sous l’emprise de l’alcool (circonstance aggravante en droit lituanien -là aussi, lorsque je lis : ça devrait être plus grave ; en droit lituanien, ça l’était justement - ) mais ne confirme pas l’absorption de médicaments ou de drogues, contrairement à la victime qui avait consommé de manière régulière du cannabis durant les six derniers mois de sa vie. »

    Quant à ceux que l’esprit de vengeance, de haine déchaînée, revendiquant jusqu’à la peine de mort, je me demande de quelle sorte de branche d’humanisme ils se réclament, pour énoncer au paragraphe précédent des propos devenant douteux de sincérité.. ou de logique ?







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