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  • Par karil (xxx.xxx.xxx.120) 1er mai 2007 02:11

    Je comprends l’agacement des UMPistes quand le discours de la facilité associe Sarkozy aux initiales du national-socialisme.

    Il faut néanmoins considérer qu’un conseil constitutionnel UMP, une assemblée UMP, un sénat UMP, un CSA UMP et un président UMP c’est un tout petit peu abusé ... Surtout quand on passe d’une dépression idéologique chiraquienne à une dèbauche activiste et populiste propre à l’ère sarkozy. Lorsque l’on croise les données institutionnlles aux relations personnelles qu’entretient Sarkozy avec les magnats de la finance et des médias, il y a comme un parfum d’une histoire malsaine, ce qui se traduit par des violentes réactions de rejet.Une réaction épidermique à une histoire génétiquement intègrée ? Car la domination d’un seul parti sur l’Etat ne renvoie pas l’image d’un pays démocratique, bien au contraire. Pour autant, l’Etat UMP est une construction historique dont les représentants ont été légalement élus. Comme quoi, la démocratie ce n’est pas (que) le vote et qu’il n’y a pas a priori de verrou institutionnel contre le basculement vers un nouveau type d’Etat dés lors que les institutions sont charpentées par un même parti qui se substitue à la tête de l’Etat ; un Etat non pas de type "parti unique" mais au moins à "domination unique". Et c’est insupportable bien que légalement institué et instituable. Or, qui peut prédire ce qui arrive quand les institutions flanchent, que la démocratie se réduit à une dictature de la majorité ? On ne peut pas évacuer d’un revers de la main la possibilité que le pacte républicain puisse se rompre, laissant libre cours aux minorités actives qui ne peuvent plus se reconnaitrent dans l’Etat. Si les minorités estiment que la majorité est illégitime, la démocratie est contestée d’abord sur ses marges ... Et si le feu prend, attisé par les vents de la colère, il n’y pas que les voitures qui brûleront car c’est l’ordre républicain qui est contesté, au moins dans sa forme. Et malheureusement, quand on voit la détestation que nous nous vouons, ce qui se profile peut être une guerre civile(! !!) tellement l’écart qui nous sépare est irréductible. C’est peut être plus plausible que la fusion de nos visions du monde qui dépassent largement nos clivages politiques franco-français (crise de la modernité...). Avec la crise du CPE, on a peut-être eu une première répétition générale : à plusieurs reprises les étudiants se sont battus entre eux dans les universités.La violence fut la seule réponse à des positions irréductibles entre gens sensés être intelligents. Aucun peuple n’est violent par nature mais la peur, les croyances politiques et la passion des citoyens engendrent des circonstances politiques au destin insondable. Or, les passions populaires se nourrisent de symbole que la flamboyance de Nicolas Sarkozy pourrait bien terriblement galvaniser.C’est définitivement le candidat de la rupture mais certainement pas tranquille.Décidément, comme il le dit lui-même, "ensemble tout est possible".Et ce qui se trame derrière l’antisarkozysme primaire, son analogie avec les systèmes totalitaires d’un autre âge etc c’est peut être ni plus ni moins qu’un appel plus ou moins conscient à la sécession le cas échéant. Peut-être que comme le disait Bayrou au moment de l’investiture ( ou plutôt intrônisation en CDD pour un noble qui méprise le suffrage universel) de Dominique de Villepin, avant les émeutes et les couvre-feux , "il est peut être plus tard que vous ne le pensez".

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