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Derniers commentaires

  • Par kueny (xxx.xxx.xxx.89) 13 janvier 05:56

    Tous les professeurs ne sont pas aveugles et savent que c’est du bidon. Le problème, c’est que dans ce système soviétiforme on les tient. Il n’ont pas la liberté de ne pas appliquer les réformes qui viennent d’en haut

  • Par kueny (xxx.xxx.xxx.219) 9 janvier 21:12

    J’ai oublié de mettre le lien de la page web de D. Willingham.

    http://www.danielwillingham.com/

  • Par kueny (xxx.xxx.xxx.219) 9 janvier 21:04

    La réflexion avance humblement et seulement en respectant l’interlocuteur. Les anathèmes ne font pas avancer la réflexion. C’est une méthode utilisée pour discréditer l’autre. Je me méfie des vraies "sectes". Je suis prêt à échanger sérieusement en avançant des arguments sensés et prêt à modifier mon jugement si l’on me démontre de manière convaincante et vérifiée par les faits que je me trompe. Permettez moi d’arrêter là discussion. Pour ceux qui s’intéressent aux recherches sur les problèmes d’apprentissage et de compréhension, et cela au niveau mondial, quelques liens concernant le professeur D.Willingham de l’université de Virginie, département de Psychologie.

    http://www.virginia.edu/psychology/people/detail.php?id=176

    http://www.youtube.com/watch?v=HV4bnC2GfxM

  • Par kueny (xxx.xxx.xxx.123) 8 janvier 20:29

    Réponse à NOJ qui déclare :"Je pensais que Kueny ne connaissait rien à l’enseignement et qu’il était seulement un "théoricien en chambre". Je lui conseillais donc de s’informer.

    Son dénigrement des méthodes pédagogiques me laisse à penser qu’il doit être un piètre enseignant. Si "travail, répétition, effort" ne s’accompagnent pas de développement de l’esprit d’analyse, de synthèse, de comparaison et d’esprit critique, son enseignement s’apparente au gavage des oies.
    Son système ne pourrait fonctionner que dans des villes importantes en période de reconstruction après une guerre.
    Kueny ne serait-il pas un nostalgique de l’organisation de l’enseignement avant les lois de Jules Ferry ?"
    Je ne vous connais pas et il m’est difficile de porter un jugement sur vous. Et même si je vous connaissais ce serait forcément subjectif car il est toujours plus facile de voir les défauts des autres que les siens propres.
    Je suis parfaitement favorable à l’analyse, qui étaient largement pratiquée par les instituteurs avant les réformes des années soixante.L’analyse de texte est très importante.
    Concernant la synthèse et l’esprit critique, leur développement n’est possible qu’après avoir acquis des connaissances. Sinon sur quoi applique t-on son esprit d’analyse ou son esprit critique ? Je vous encourage vivement à lire l’ouvrage de D.T. Willingham : "Why don’t students like school" aux éditions Jossey-bass. En se basant sur les études scientifiques du cerveau humain il montre notamment que chercher à enseigner aux élèves l’analyse ou la synthèse est impossible sans une connaissance élargie des faits et que la connaissance des faits doit précéder l’analyse et la synthèse.
    Il montre que l’on ne mémorise que ce sur quoi l’on a réfléchit. Il précise que l’on n’apprend de nouvelles choses qu’en relation avec ce que l’on sait déjà. L’efficacité dans une tâche mentale requiert beaucoup de pratique. C’est par le travail et les répétitions que l’on acquiert les connaissances et les compétences. Notre mémoire de travail ayant peu d’espace, il faut la libérerer en mémorisant à long terme les connaissances. Les étudiants ne peuvent raisonner comme des experts car ce que connaissent les étudiants est organisé différement dans leur cerveau que celui d’experts qui raisonnent de manière abstraite en voyant la structure profonde des problèmes. Les exemples qu’ils donnent sont très intérressants.
    Son message principal c’est que l’intelligence et les capacités des élèves ne sont améliorées que par un travail intense et soutenu. Je vous encourage à lire cet ouvrage en anglais mais vous pouvez lire sa traduction "Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école" Ed. la librairie des écoles.
    Vous comprendrez mieux pourquoi travail, répétition, effort ne sont pas opposés à analyse, synthèse, esprit critique...
    C’est la raison pour laquelle je suis attaché aux méthodes dites traditionnelles et éprouvées, et modernes puisque sans cesse perfectionnées, qui privilégient l’analyse, l’acquisition des connaissances, la progression linéaire dans les apprentissages, les répétitions, l’apprentissage par coeur pour libérer la mémoire de travail limitée en espace de stockage, la chronologie, la méthode alphabétique de lecture, le fait de faire réfléchir les élèves sur le contenu que je veux leur faire mémoriser etc....
    Je ne suis pas nostalgique, je cherche simplement et humblement à permettre à tous les élèves de progresser. Car aujourd’hui seuls les élèves issus de milieux favorisés ou aisés réussissent. il n’y a jamais eu si peu d’élèves de milieux moins favorisés dans les grandes écoles françaises. Sophie Coignard le souligne également dans son excellent ouvrage le Pacte immoral.
    Nos connaissances actuelles sur le fonctionnement du cerveau, bien qu’encore imparfaites et ne nous livrant qu’une petite partie de la réalité, associées à l’observation des résultats des méthodes et pédagogies employées avec les élèves, nous permettent de choisir des méthodes et des pédagogies efficaces et éprouvées. Ce n’est pas le cas de la plupart des méthodes modeernes et récentes qui vont à l’encontre des récentes connaissances sur le fonctionnement du cerveau humain.
  • Par kueny (xxx.xxx.xxx.27) 7 janvier 21:57

    L’auteur de cet article qui connaît bien le système, puisqu’il y travaille depuis plus de 30 ans a ouvert les yeux depuis fort longtemps. L’école va mal, très mal même. Il suffit de lire "Le pacte immoral" de Sophie Coignard qui jette un regard extérieur et lucide sur le système. Cette école a été détruite par ceux là-même qui se targuent de la défendre. Les pédagogues modernes qui prônent des méthodes pédagogiques ludiques et inefficaces oublient que les apprentissages impliquent travail, répétition et effort.

    Il ne faut pas confondre service public et statut public. Un service public peut être rendu par une entreprise privée. L’Etat n’a aucune obligation à s’occuper de l’instruction des élèves, il doit garantir l’accès à tous les élèves à une instruction de qualité. Il peut pour cela verser le coût de la scolarité d’un élève à l’établissement choisi par les parents. Dans ce cas là il n’y aura pas d’école pour riches ou pauvres mais des écoles de qualité adaptées aux aptitudes de chacun. Car l’offre d’instruction s’adaptera à la demande variée d’instruction. Je suis persuadé que se créeront d’excellentes écoles de formation à des métiers qui éviteront le gâchis actuel. Je suis heureux de pouvoir tous les jours manger de l’excellent pain. Heureusement que la création de boulangerie est libre pour ceux qui possèdent les qualifications requises. Personne ne m’impose le choix de ma boulangerie, sauf si j’habite dans un endroit reculé où je n’ai pas le choix. S’il le pain n’est vraiment pas bon, il me reste alors la solution de le faire moi-même. Quel désastre si l’état s’occupait de la fabrication et de la distribution du pain. Les clients n’ayant pas le choix les boulangers ne seraient pas incités à faire de la qualité où à innover et à améliore leur produit. Il ne me resterait plus qu’à choisir des boulangeries non étatiques, où le pain serait meilleur mais deux fois plus cher. C’est un peu ce qui se passe dans le système éducation nationale. Les personnes insatisfaites se tournent vers l’enseignement privé, les écoles hors-contrat où l’instruction à domicile.

    Soyons pragmatiques et cessons de raisonner de manière manichéenne en maniant l’ostracisme où des épouvantails. Les progrès en matière d’instruction dans le monde ne se réalisent que parce que la liberté, qui va de pair avec la responsabilité, est redonnée à tous ceux qui souhaitent réellement instruire les générations futures.

    Une dernière précision.Je n’adhère pas à la politique de Luc Châtel qui s’inscrit dans la continuité. Tant que les principaux syndicats et leurs alliés au ministère continueront d’influencer la politique générale de l’éducation nationale rien ne changera. Ceux qui orientent la politique actuelle n’ont pas intérêt à ce que le système change. Ils ont le pouvoir et en cas de liberté accordée pour les créations d’école et l’instruction, ils perdraient leurs prérogatives.

     

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