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L’Alchimiste

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  • L’Alchimiste 13 septembre 2007 13:40

    Je tiens à compléter, la magnifique analyse faite ici. Je partage complètement cette vision de l’entreprise. La situation dans les grands groupes est encore pire du fait même de l’actionnariat. La pensée économique contemporaine axée sur la structure des flux financiers est devenue étrangère aux rapports de l’homme à la matière. Rapports qui ont été à l’origine de la conquête des libertés dans le monde du Travail et au delà dans l’ensemble de la société. Par rapport à cette pensée économique, la codification des règles définissant plus précisément le domaine des libertés de chacun reste à faire. Nous entrons là, dans le domaine de l’utopie humaniste. Sur le plan pratique et politique il s’agit d’un choix sur l’équilibre entre libéralisme et liberté. Les nouveaux maîtres de forges portent le nom de : « FINANCIERS ». Ils ne produisent aucune richesse que pour eux-mêmes, n’ont plus de nationalité, mais décident du sort de milliers de nos contemporains avec une vision cynique de la société, déformée par le prisme du cours de l’action. La conception sociale de l’entrepreneur n’existe déjà plus dans les grands groupes. L’équation : Richesse de l’entreprise = Richesse de son propriétaire = Richesse de ses employés, est morte depuis longtemps. Il n’est plus question que du rendement, à court terme du capital investi, et peu importe le métier exercé par l’entreprise, peu importe le produit fabriqué, peu importe la culture d’entreprise. Repenser le rapport de l’Homme au Travail, c’est changer cette illusion purement financière, car nous savons que ce n’est qu’une illusion ne produisant qu’une richesse virtuelle, éphémère, mal maîtrisée et réservée à une poignée d’actionnaires peu enclins à la philanthropie. Cette pensée unique mondialiste va jusqu à remettre en cause les bases même de nos démocraties républicaines en accentuant les écarts entre riches et pauvres. Pour égaler les cinq cents premières fortunes mondiales, il faut quatre milliards d’individus ! Ces « monstres financiers » pèsent plus lourd, ont plus de pouvoir qu’un gouvernement comme le nôtre, pourtant démocratiquement élu. De nouvelles formes contradictoires de Travail émergent. L’entreprise se transforme, mute pour devenir soit une sorte de secte réservée à une élite surdiplômée uniquement tournée vers elle-même. C’est le cas dans certains secteurs des nouvelles technologies comme les jeux vidéo par exemple. On travaille, on mange, on dort, on fait la fête dans l’entreprise en se dispensant, de façon librement consentie, des règles sociales. Soit a contrario, l’entreprise éclate jusqu’à installer chaque salarié chez lui, les moyens modernes de communication palliant en apparence un certain manque de communication et de cohérence. L’éclatement dépassant même les frontières nationales en sous-traitant la comptabilité en Inde et le marketing téléphonique au Sénégal par exemple. Entre ″ cocon-secte ″ et pénétration de l’entreprise au domicile privé, sous couvert d’individualisme et de ″New management ″ l’entreprise empiète de plus en plus sur la vie privée, demande toujours plus d’implication de la part de ses salariès. Le résultat est invariablement le même : augmentation des heures de Travail, destruction de la vie sociale et finalement précarité et dans certains cas extrêmes, suicide. Et que dire du :« Travailler plus pour gagner plus » bien symptomatique d’une société où seul l’argent est essentiel, où seule la fortune devient l’idéal collectif et le secret du bonheur.

    L’Alchimiste







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