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Hector Joe

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Internet change le monde. Et en plus, il faut que j'en parle...
 

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  • Premier article le 26/06/2006
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Derniers commentaires


  • Hector Joe Laurent Bernat 11 juillet 2006 22:13

    Je signale aussi ce podcast de Bob Young, le fondateur de lulu, interviewé par Jean-Michel Billaut. Il y raconte notamment que lulu imprime en Europe via l’Espagne. C’est intéressant.


  • Hector Joe Laurent Bernat 1er juillet 2006 15:35

    Il y a beaucoup de choses dans votre message.

    - Sur la rentabilité économique du modèle de lulu.com

    D’après son fondateur, l’entreprise est rentable aux etats-unis (voir le lien vers ZDnet dans l’article) depuis 2005.

    - « La publication, dans notre civilisation, dépend d’une profession, celle de l’éditeur. L’éditeur est aussi le garant d’une qualité et de la sauvegarde d’une économie où l’auteur comme le libraire sont préservés »

    Sauf quand l’auteur, précisément, ne trouve pas d’éditeur. Et c’est bien de cela que l’on parle. Le modèle de lulu, tel que je le comprends, n’est pas une alternative à l’édition classique mais un complément. Si je suis refusé par les éditeurs parce que je ne les intéresse pas (pas assez de ventes prévues, donc pas de rentabilité), lulu me permet d’être imprimé sans avancer d’argent et en étant largement rémunéré à chaque vente. Ce modèle apporte une possibilité de diffuser le savoir sous une forme physique (le livre) et pas seulement numérique (le livre électronique, qui ne coûte quasiment rien à produire) lorsque les circuits de diffusion classiques (éditeurs+libraires) refusent de le faire.

    Par conséquent, il n’y a pas de concurrence entre ce modèle et celui de l’édition classique.

    - « Faire croire que celui-ci ne sert à rien d’autre qu’à se faire de l’argent sur le dos des auteurs est une erreur »

    Relisez attentivement l’article. Je n’ai jamais écrit une chose pareille. J’ai bien précisé que lulu ne fait que de l’impression et pas de l’édition ni de la diffusion.

    - « L’éditeur est aussi le garant d’une qualité et de la sauvegarde d’une économie où l’auteur comme le libraire sont préservés. »

    Un éditeur apporte certainement une amélioration de la qualité dans un grand nombre de cas. Mais l’éditeur apporte aussi souvent un certain degré d’auto-censure. Il flitre ce qui peut être dit et ce qui ne peut pas l’être, pour des raisons politiques (je ne vous fais pas un dessin) mais aussi pour des raisons économiques (rentabilité).

    On peut comparer avec la presse. Une rédaction, ça améliore la qualité. Mais ça oriente. Ca subit des pressions. C’est dépendant de la publicité, etc.

    Aujourd’hui, des sites comme Agoravox et des milliers de blogs montrent qu’on peut aussi s’exprimer en dehors de ces schémas (et à côté d’eux) sans pour autant être dépourvu de qualité (même si beaucoup de blogs n’ont aucun intérêt, mais qui les visitent ? Personne).

    Quant à la sauvegarde du métier de libraire et d’éditeur... malgré tout le respect et l’affection que j’ai pour ces métiers, c’est à eux d’évoluer et de s’adapter pour répondre à une société qui change, notamment grâce à Internet. Pas à moi. Les éditeurs et les libraires ne sont pas des « peuples premiers » qu’il faut préserver pour le bien de l’humanité. Ce sont des professions qui doivent se remettre en cause, s’adapter, évoluer, comme toutes les autres. C’est vrai aussi des bibliothécaires, des documentalistes, des enseignants, et de beaucoup de professions liées au savoir.

    Si j’ai un bouquin à éditer et que les éditeurs me refusent, je ne vais quand même pas m’abstenir d’aller chez lulu sous prétexte qu’il faut sauvegarder les éditeurs et les libraires, non ?

    Par ailleurs, je ne vois pas en quoi l’auteur est menacé par le modèle de lulu. Au contraire, il me semble que lulu peut transformer en auteurs des tas de gens que les éditeurs empêchaient de l’être. Au bénéfice des auteurs et de notre civilisation qui, de ce fait, s’enrichi de la disponibilité de nouveaux savoirs.

    - « Mais si demain Google ou Amazon ont remplacé vos librairies de quartier, parce qu’elles proposeront les mêmes titres moins cher (le produit numérique n’est pas soumis à la loi du prix unique du livre imprimé ; comment se comportent ces livres imprimés ? y a-t-il un dépôt légal ? y a-t-il un ISBN ?) »

    Mais, si je ne vais plus que très rarement dans une librairie de quartier, c’est que celle-ci ne répond pas à mes besoins.

    Sur l’ISBN, je vous rappelle que lulu.com ne vend pas un produit numérique mais un livre imprimé. C’est un imprimeur, pas un éditeur de livres numériques à télécharger (même si on peut aussi vendre son livre en pdf, mais là, il n’y a guère d’innovation). Apparemment, lulu propose pour 34 $ l’obtention d’un ISBN ainsi que d’autres avantages en matière de diffusion.

    Vous dites également que lulu n’est pas original. En effet, il y a d’autres services proches. Sur ce point, il y a beaucoup d’info ici : http://www.homo-numericus.net/blog/IMG/pdf/gt_acces_payant.pdf

    Voilà. Je ne suis pas euphorique. Je suis enthousiaste. Car je pense à tous ces auteurs qui pourront diffuser leur savoir et aux lecteurs qui pourront l’acquérir grâce à ce système. Le devenir des libraires et des éditeurs, c’est le problème des libraires et des éditeurs. Je ne souhaite en aucun cas leur disparition : je les encourage à se remettre en cause et à évoluer. C’est très différent.







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