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Laurent Marty

Laurent Marty

Je suis ethnologue, acteur curieux de ce monde inquiétant et passionnant, auteur d’un journal de terrain en ligne et de quelques livres-témoignages.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/03/2006
  • Modérateur depuis le 06/07/2006
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Derniers commentaires



  • Laurent Marty Laurent Marty 7 juillet 2006 10:38

    Merci pour cette très intéressante entreprise de discernement concernant les usages du mot « libéralisme ». Ce genre d’exercice, comme l’ont fait Baricco pour « la mondialisation » (« Next »), Debray pour « la religion » (« les communions humaines ») me semble très utile actuellement. Deux questions : 1. Pourquoi cette spécifité française dont vous parlez ? 2. Qu’est-ce qui d’après vous se joue derrière l’usage de cette « métaphore flottante » ?



  • Laurent Marty Laurent Marty 7 juillet 2006 08:56

    Oui, justement je me demandais si cette attitude était particulière à sa prestation au Zénith de Clermont Ferrand, parmi les prairies auvergnates, mais je trouve des commentaires analogues pour les autres concerts sur le site de son tour 2006 (très bien fait, d’ailleurs). J’ai vu sur scène ces dernières années d’autres « anciens » : Joan Baez, Raymond Devos, Pierre Perret, Greame Allwright. Ils cherchaient,et trouvaient, avec cette autre qualité de relation que donne l’âge, le contact avec le public. Mais, bon...



  • Laurent Marty Laurent Marty 24 avril 2006 10:44

    1. Marc écrit : « Vos commentaires méritent vraiment qu’on s’y attarde du fait de leur profondeur, mais cette même profondeur m’a obligé à les relire 3 fois après une »honnête« (j’essaie de m’en convaincre) semaine de labeur... » Oui, moi aussi , j’ai un peu de mal à relire mon dernier commentaire... Je vais reprendre cela autrement : il y a une vingtaine d’années, les éducateurs et autres professionnels directement présents dans « les quartiers difficiles » rencontraient de plus en plus de jeunes en situation de déstructuration personnelle (« ayant des problèmes psychologiques »). Cela se manifestait dans le même temps par le développement de la consommation de produits en tous genres, dont l’héroïne. Dounia Bouzar analyse aujourd’hui de ce même point de vue l’engagement de jeunes dans des extrémismes religieux. Les mêmes professionnels de terrains (instituteurs, policiers, médecins, etc...) aujourd’hui se trouvent quotidiennement plongés dans des situations d’une grande complexité psychologique dans les relations avec leurs publics. La « question sociale » contemporaine devient réellement incompréhensible (et donc impossible à réguler), si l’on ne prend pas en compte la dimension psychoculturelle. Autre manifestation du même problème : la consommation record d’antidépresseurs.

    Voilà où je veux en venir : c’est cette dimension psychoculturelle que l’on retrouve à l’œuvre dans « les événements voyous » autant que chez les « Créatifs Culturels » cités plus haut dans notre discussion. De nombreux analystes tournent autour de ces questions, dont Baudrillard et Touraine. On a vraiment besoin de la vision globale qu’ils offrent de ces phénomènes. Mais on a aussi besoin d’analystes -praticiens, ou de praticiens analystes, comme vous voudrez, pour avancer « sur le terrain », justement.

    2. Comme le souligne fort justement Antoine, « le nous, l’entre-nous et les frontières » sont des questions délicates, car en redéfinition. En lien avec les lignes précédentes, je dirais qu’une des nouveautés (?) de plus en plus reconnues est que la frontière n’est pas plus seulement entre « eux et nous » (quels que soient les « eux » et les « nous »), mais aussi en moi : le travail de régulation dans la société est aussi un travail de régulation personnelle et vice-versa. Les blocages et aveuglements (du genre de ceux qui nous feront noyer sous les iceberg fondus), je les porte aussi - impossible de me débarrasser du problème en externalisant les problèmes sur « les élites » ou les « infra-politiques ».

    3. Puisqu’on parle d’infra, avez-vous lu l’infralittérature (il s’agit de BD) de Riad Sattouf ? Par exemple, dans « Les jolis pieds de Florence », on trouve croqués des personnages contemporains, qui, comme les films de Jaoui -Bacri, perturbent nos certitudes quand aux frontières....

    4. Pour ma part, Baudrillard ne fait pas partie de mes lectures favorites ; quand je le lis, c’est souvent sur le conseil d’amis plus que par aspiration personnelle. Je suis tombé sur cet article de Libération (« Les événements voyous ») et je l’ai trouvé d’une grande justesse, j’irais même jusqu’à dire que c’est un article très important. Comme Antoine (je cite) « Je crois qu’il y a une nouvelle donne ’dans tout ce bazaaaar’ et donc ...là je suis attentif car il manque un discours d’analyse plus fort que ce qu’on peut lire en général dans la presse et entendre dans les interventions audio-visuelles des intellectuels. Bon rien n’est parfait, moi non plus... ». Quoiqu’il en soit, si Baudrillard (et quelques autres) n’existaient pas, nous aurions la sociologie morne... Imaginez, sans ce « rebonds » de Baudrillard et les bonds de Marsu dans le petit débat qui s’en est suivi (voir les commentaires plus haut), je n’aurais peut-être jamais fait connaissance avec le point Godwin !



  • Laurent Marty Laurent Marty 22 avril 2006 11:44

    Merci, je vais y aller voir.

    PS : J’aimerais bien aussi apprendre à faire les liens en bleu



  • Laurent Marty Laurent Marty 22 avril 2006 11:30

    Nous en dire-vous plus sur « le point Godwin » ?

    Merci !







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