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Laurent MINGUET

Laurent MINGUET

Ingénieur physicien et investisseur dans le secteur des énergies renouvelables.
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  • Premier article le 04/08/2006
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Derniers commentaires


  • Laurent MINGUET Laurent MINGUET 28 août 2006 18:28

    Cher Monsieur,

    Le chaos n’est sans doute pas le terme qui décrit le mieux l’augmentation de l’entropie de l’Univers.

    Ce que je veux dire est que dans toutes les étoiles de toutes les galaxies de l’Univers, la matière est dégradée dans un état énergétique de plus en plus bas en se transformant partiellement en rayonnement.

    Quant à l’Univers lui-même, il semble s’entendre indéfiniment comme une grosse boule de glace qui fond.

    Je crois qu’actuellement, les astrophysiciens sont partagés sur le fait que l’Univers soit en perpétuelle expansion ou si, après un certain temps, il se contractera pour revenir à son état initial d’ici quelques dizaines de milliards d’années.

    Nous n’aurons sans doute pas le loisir de le constater.

    Bien à vous

    Laurent MINGUET


  • Laurent MINGUET Laurent MINGUET 28 août 2006 18:16

    Cher Monsieur,

    J’ai bien peur de n’avoir pas été clair avec mon histoire de pneu.

    Je pense que les particules de pneus vont rapidement s’oxyder pour retourner dans le vaste cycle du CO2. D’autre part, le CO2 atmosphérique est capté par la croissance de la biomasse. On peut alors transformer cette biomasse en produit pétrolier, grâce à la chimie, comme on le fait pour les biocarburants, pour produire des matières plastiques et pourquoi pas des pneus ou des bouteilles en polyéthylène.

    Le rendement énergétique est probablement assez médiocre et le coût économique plus élevé que de partir d’un baril jusqu’à ce que dernier coûte suffisamment cher. Ce n’est qu’une question d’offre et de demande.

    Cela dit, il n’est pas besoin d’attendre un million d’années pour fabriquer du pétrole avec de l’eau, de la biomasse et de l’énergie.

    Il en va de même pour tous les éléments extraits des mines, utilisés et dont une grande partie abouti dans l’eau de mer. Rien n’empêche de les en extraire si ce n’est la réalité économique actuelle. Cela permet de raccourcir la durée des cycles de ces éléments qui sont alors indéfiniment recyclables.

    Bien entendu, si le prix, par exemple, de l’or extrait de l’eau de mer coûte très cher, il est vraisemblable qu’on choisira d’autres matériaux de substitution ce qui est déjà largement le cas pour ce métal.

    Les seuls atomes qu’on ne recycle pas sont ceux « brûlés » dans les réactions nucléaires de fission ou de fusion.

    Donc, tant qu’on dispose d’énergie renouvelable à profusion, je ne pense pas qu’on puisse manquer de matière. Le coût des matériaux s’établira en fonction de la demande et de l’offre dont le prix reflétera le coût de production, sensiblement plus cher qu’avec une exploitation minière.

    Et si on s’intéresse alors au PIB, il devrait fort augmenter...

    Bien à vous

    Laurent Minguet


  • Laurent MINGUET Laurent MINGUET 6 août 2006 15:55

    Cher Monsieur Delors,

    Votre dernière remarque ne semble pas m’être adressée mais je souhaite réagir à certains de vos propos.

    Personnellement, je ne vois pas de problème à ce qu’un service soit financé ou subsidié par un mécanisme solidaire direct ou indirect, souvent par l’Etat. C’est le cas des salles de cinéma dont une partie du prix du ticket est redistribué aux salles qui en vendent moins leur permettant d’exister là où elles devraient disparaître économiquement parlant. Personnellement, je trouve que c’est un bon système dans la mesure où il permet d’aller voir un film dans une petite ville au lieu que de rouler pendant des dizaines de kilomètres pour aller dans le seul multiplexe économiquement rentable de la région.

    Je crois d’ailleurs que l’Etat a considérablement subsidié l’industrie nucléaire pour lui permettre de naître avant qu’elle ne soit compétitive vis-à-vis du pétrole, du gaz ou du charbon.

    Il n’est pas choquant que l’Etat subsidie une diversification stratégique des modes de production d’électricité ou de chaleur pour faire face aux bouleversements attendus en la matière.

    Je trouve d’ailleurs que la France place trop ses œufs dans le seul panier nucléaire. C’est imprudent car l’uranium dont seulement 2% provient de gisements européens est relativement rare sur la planète et pourrait être rapidement soumis aux mêmes aléas que les cours du pétrole ou du gaz. Mais le risque est plus grand encore qu’un problème majeur condamne l’usage du nucléaire ce qui priverait la France de plus de 80% de ses capacités de production.

    Le nucléaire est moins cher, c’est notamment parce que l’assurance tout risque n’est pas payée par les électriciens. En effet, bien qu’à les entendre, les centrales nucléaires ne présentent aucun risque, les compagnies d’assurance ne veulent pas le prendre malgré les primes énormes qu’elles pourraient encaisser. Pour prendre une analogie amusante, c’est comme un chauffeur de taxi qui serait moins cher parce qu’il ne paierait pas l’assurance auto. Ne serait-ce pas plutôt de la concurrence déloyale vis-à-vis de ceux qui la supportent ?

    Le nucléaire présente l’inconvénient d’être fort centralisé. Il ne permet pas la cogénération qui consiste à utiliser la chaleur produite par une centrale thermique dans un rayon de moins de 10 km.

    Je viens de terminer un rapport qui montre que le prix de l’énergie consommée en Belgique sous forme de chaleur et d’électricité reviendrait environ 25% moins cher, et ce sans subside, en généralisant la cogénération avec des centrales à biomasse plutôt qu’en la produisant de manière classique : nucléaire, gaz, charbon pour l’électricité, d’une part, mazout (fioul) et gaz d’autre part.

    Je serais curieux de réaliser la même étude pour la France. Il y aurait sans doute moins à économiser du côté de l’électricité qui bénéficie de nombreuses centrales hydroélectriques contrairement au plat pays qui est le mien mais on regagnerait pas mal du côté du chauffage électrique qui alimente 1/3 des habitations. Nous en reparlerons ultérieurement.

    Enfin, je pense que la commission de régulation se trompe quand elle affirme que le prix de l’électricité augmenterait dramatiquement en subsidiant l’éolien ou d’autres énergies renouvelables. Le prix moyen payé par les français était de 91€ par MWh (hors taxe) en 2005 avec un prix de production nucléaire de 32€. Supposons que 20% de l’électricité provienne d’éoliennes et que la différence de prix, je dirais 30€, soit répercutée sur la facture du consommateur. Elle augmenterait donc 6€ par MWh, soit 97€ au lieu de 91€ ce qui reste bien inférieur à la moyenne européenne de 106€ et aux pauvres belges qui payent 110€ alors que leur électricité est principalement nucléaire. Surréaliste ?


  • Laurent MINGUET Laurent MINGUET 6 août 2006 12:21

    Cher Alexandre,

    Merci pour vos compliments et vos encouragements.

    Je crois que l’opinion publique est inutilement divisée entre nucléaire et énergie renouvelable tant les écologistes ont critiqué l’un et l’industrie s’est moquée de l’autre.

    Aujourd’hui, beaucoup de citoyens convaincus par les arguments de l’industrie nucléaire sont persuadés qu’il n’y a pas d’autre solution et sont donc très hostiles à ceux qui souhaitent son abandon.

    Posé en ces termes :« du nucléaire sinon c’est la bougie », la plupart des gens choisiront le nucléaire mais quant on sait que les énergies renouvelables sont prêtes à fournir dès aujourd’hui chaleur et électricité sans CO2 ni surcoût pour le consommateur avec création d’emploi, on peut changer d’avis.


  • Laurent MINGUET Laurent MINGUET 6 août 2006 12:09

    Cher Jean,

    Excusez mon attachement à la France mais je préfère m’exprimer en tonne plutôt qu’en field unit comme le baril ou l’acre-foot. Disons qu’un baril pèse en moyenne 0,1364 tonne.

    D’après BP, les réserves prouvées de pétrole non conventionnel sont de 163 Gtep et non 130 Gtep comme le dit l’AIE, soit.

    La consommation mondiale annuelle de 30 Gb équivaut à 4 Gtep, nous sommes d’accord.

    La différence entre votre estimation (40 ans) et la mienne (32 ans) ne change pas grand-chose au débat. Ce sera après notre pension !

    Par contre, vous semblez dire que les réserves de pétrole conventionnel n’arrêtent pas d’augmenter. Que ce soit le cas dans le passé ne nous importe plus, qu’en sera-t-il en 2006, en 2007 et au-delà ? Je pense qu’elles vont diminuer et c’est d’ailleurs inéluctable quand on sait comment elles se sont formées. Lire à cet effet l’ouvrage de Jean Marc Jancovici : »le plein, s’il vous plait ».

    Personnellement, j’espère qu’on ne cherchera ni ne trouvera des gisements supplémentaires car leur exploitation aggraverait l’effet de serre. Cela retarderait l’avènement des énergies renouvelables et la diminution des tensions au moyen orient.







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