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loran

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  • loran 8 février 2008 11:53

    ce genre de remarque m’amuse toujours, car ressortir Tchernobyl à tout bout de champ à propos du nucléaire c’est comme diaboliser les voitures d’aujourd’hui en prenant des arguments d’il y a trente ans. Tchernobyl est un accident sur une centrale conçue dans les années soixante à cause de gens qui ont fait des essais en débrayant trois systèmes de sécurité. Transposer cela aujourd’hui c’est dire " je ne roulerai pas de laguna III car mon grand-père a eu un grave accident avec sa renault 12 alors qu’il portait pas sa ceinture de sécurité !!". Faut arrêter de prendre les gens pour des enfants. Le nucléaire actuel est dangereux, mais moins que celui d’hier et plus que celui de demain. Il nécessite un cadre rigoureux et peut difficillement être exportés dans des pays économiquement et politiquement instables.

    En ce qui concerne les déchets, ils sont aussi dangereux en termes de risques sanitaires que le sont les déchets chimiques. Une grande différence avec les déchêts chimiques est qu’un fut de déchêt à vie longue (qui contient 99% de la toxicité des déchêts ultimes) est conditionné de façon à avoir 50 cm acier et deux mètres de béton entre les déchêts vitrifiés (non non-soluble) et l’environnement. Il en faut du temps et des aggressions (érosion, incendie, etc..) pour librer la chose. Quid de l’amiante ? quid des métaux lourds infiltrés dans les nappes autour des usines sidérurgiques (voir Metalleurop) ? quid des pesticides ? quid des produits ménagers avec des doses infimes de produits cancérigènes ? 

    Je ne dis pas que le nucléaire est la panacée, qu’il n’est pas dangereux, mais il faut balayer devant sa porte avant de critiquer la maison du voisin !! 

     


  • loran 7 mai 2007 15:35

    Pour avoir passer ma thèse dans un labo CNRS après un parcours entier dans l’université française, je peux dire que l’université et le CNRS dans les années 90 ne m’ont pas laissé un grand souvenir d’innovation et d’ouverture sur le monde de l’entreprise. La recherche et développement dans ces deux grands établissements était (et reste encore je le pense) des activités en vase clos. Le manque de dialogue avec l’industrie et l’abérrant manque de rationalisation des recherhches ont appauvri la crédibilité des labos CNRS et universitaires.

    A l’époque de ma thèse je me rappelle en avoir discuté avec Jean-Pierre Kahan (de l’académie des sciences) lors d’une rencontre très intéressante. Il me racontait comment les japonais avait mis la puissance de leur recherche universitaire au service de leur industrie dans les années 60, en impliquant les théoriciens (mathématiciens, physiciens, phénomèlogistes) et les experimentateurs dans de nombreux domaines (matériaux, électronique, nuléaire, etc.), ils ont créé un superministère de l’industrie et de la recherche en associant les universités et centre de recherche des grands conglomérats industriels.

    En France, les grands organismes (CEA, INSERM, CNES, etc. )ont plus de crédilité et de résultats concrets que le CNRS et l’université. Cela est dû à la dilution des budgets et à un certain manque de volonté des chercheurs à collaborer ou même à dialoguer avec l’industrie (le diable en personnes pour certians que j’ai cotoyés). Un exemple : l’étude des fullerènes à partir des années 90 a été largement mise en oeuvre dans une dizaine de labo CNRS en même temps. Si la concourrence permet une saine émulation, elle ne doit pas se faire au détriment de l’appauvrissement des bugdets ainsi alloués à la discipline pour chaque équipe.

    Je crains malheureusement que le hiatus entre industrie et université ne fasse que grandir tant ces deux mondes ne partagent pas la même vision de l’utilité des résulats potentiels d’une même discipline.

    Loran







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