Judicieuse remarque ou comment détourner le regard des téléspectateurs (à défaut de citoyen) des problèmes réels de la violence légale, en lui proposant des mises en scène ridicules où il aurait en prime l’impression de pouvoir donner son avis et faire étalage de sa condition morale...
Pendant ce temps il ne se rebelle pas contre l’utilisation du pistolet-chaise electrique et peut même avoir le sentiment d’avoir contribué à dénoncer une banalisation rampante de la violence dans les médias, ouaf ouaf !!
Quoi qu’on en dira et malgré toutes les bonnes volonté et les excuses promptes à adoucir le tableau, c’est tout bonnement à vomir..
Le pire étant bien sur les petites justifications morales qui permettent de garder contenance. Certains iront même jusqu’à s’auto-persuader que ce n’est pas du racisme ordinaire et qu’ils sont des modèles de vertu...
Loin de moi, qui n’ai pas suivi d’études, la prétention de vouloir justifier ou infirmer une quelconque théorie. N’étant pas non plus une femme, je ne dispose pour en parler que des informations que mes soeurs, amies et relations me transmettent.
Il est pour moi évident que nous sommes tous, au delà de notre genre, soumis à de fortes incitations qui prédisposent, comme autant de sillons, à nous faire agir dans une direction déterminée. Mais la complexité du vivant est telle que je ne saurais me résoudre à en faire un dogme, d’autant plus que c’est un jeu d’enfant de trouver les paradoxes qui viendraient inmanquablement détruire ces certitudes.
Barbara McClintock a prouvé depuis longtemps que le "génome" n’était ni stable ni inaltérable, détruisant du même coup les certitudes énoncées depuis les années 60 quand à la "colinéarité" et au soit-disant "flux unidirectionnel de l’information génétique". Pour sauver les meubles, les mandarins ont bien tenté d’envisager une multiplicité de codes, une certaine plasticité du génome, mais on sait désormais qu’ils ne peuvent se résoudre à fonctionner en dehors du dogmatisme puisque ils interprètent cela comme des erreurs, des accidents de réplication ou de duplication. En somme des exceptions qui viendraient confirmer la règle de la reproduction invariante du matériel héréditaire.
On part de l’idée que l’homme est déterminé par ses gènes, et on finit par bricoler les soi-disant gènes, c’est-à-dire par déterminer les "gènes" et à les sélectionner. Ce qui montre curieusement l’inverse que ce que l’on veut prouver, savoir que nous ne sommes déterminés par rien du tout. A moins de dire, évidemment, qu’il y a un gène de la manipulation des gènes… (Jacques Jaffelin)
Annie, c’est le commentaire d’une femme, du moins d’après ce qui est écrit.
Pour la révélation surprise de l’instinct maternel, le poing dans la figure comme tu le dis si bien, cela aurait été très étonnant que cela se passe d’une autre manière quand on sait que la nature a prévu la sauvegarde du nourrisson, au détriment parfois de la mère dont il se nourrit, et qui y perd parfois des plumes, vu l’intense sollicitation émotionelle et physique.