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maarten aalberse

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  • maarten aalberse 2 mai 2008 17:58

    Je crois (comme vous ?) qu’il y a une différence importante entre « faire le pont entre deux champs » et « réduire un champ à l’autre ».

    A partir de ma « métaphysique » et des (dé)formations qui en ont découlé, mes études, observations et interprétations m’indiquent que la première approche est possible et même nécessaire entre les champs des neurosciences actuelles et des sciences humaines. Il me semble que la différence entre nous se situe ici.

    Par contre je ne plaiderai jamais pour la deuxième démarche, réductrice et violente. Et en cela, il me semble que je vous rejoins.

    A travers mes filtres qui sont en partie très différents des vôtres, j’observe et expérimente quotidiennement que des nouvelles connaissances, par exemple sur le fonctionnement du cortex préfrontal, peuvent réellement nous aider à comprendre comment mieux écouter la musique de notre vie, voire mieux danser sur celle-ci.

    Bien à vous et à tous,
    Maarten Aalberse


  • maarten aalberse 30 avril 2008 09:16

    D’abord je vous remercie de m’avoir répondu.

     De nouveau, votre réaction évoque beaucoup de questions en moi.
    En voici une :
     
    Vous avez écrit :
    « Néanmoins, il y a des disciplines, et puis il y a les visées de celles-ci, ou bien leurs prétentions… il y a aussi ce à quoi on essaye parfois de faire servir certaines connaissances scientifiques, en les utilisant à des fins qu’elles n’ont jamais eu ... comme cela semble fortement être le cas du neuro-coaching… »
     
    Comme vous semblez connaître les (non)fins ou (non)objectifs des neuro-sciences, pourriez vous nous expliquer quels sont selon vous les fins (ou non-fins, si vous préférez) des travaux de, par exemple, Laborit, Changeux, Houdé, Damasio, Lieberman, Davidson, etc., et surtout nous indiquer sur quoi vous basez cette affirmation ?
     
    Merci d’avance,
     
    Maarten
     
    Maarten Aalberse, drs. Psychologie Clinique, responsable d’une équipe recherche à l’IME, co-auteur de « L’Intelligence du Stress », à paraître chez Eyrolles, fin mai 2008
     


  • maarten aalberse 29 avril 2008 00:15

    Il a beaucoup à dire à propos de votre article, mais je me limiterai pour le moment à un seul élément (que j’illustrerai d’un exemple récent d’études faites en neurosciences) et de quelques remarques sur certains autres aspects de votre texte. 

     Les neurosciences actuelles s’appuient aussi, voire surtout, sur l’imagerie cérébrale, observant des personnes qui effectuent des tâches « psychologiques » (point que je ne trouve pas mentionné dans votre texte). Ainsi on découvre de plus en plus quelles activités cognitives mobilisent quelles régions cérébrales. Les résultats de ces nombreuses études me semblent pour le moins prometteurs et remettent en cause la tendance à radicalement séparer « psycho » et « neuro ».
     
    A titre d’exemple, j’ai traduit de l’anglais un résumé d’une étude menée par Joseph Lieberman et al.
    Vous trouverez le texte originale ici : http://www.scn.ucla.edu/pdf/AL(2007).pdf
     
     « Depuis longtemps on a pensé que « donner des mots aux émotions » (« étiquetage d’affects », "affect-labelling" en anglais) aide la régulation des vécus émotionnels négatifs ; cependant, les mécanismes par lesquels cette étiquetage d’affects produit cet avantage restent en grande partie inconnu.
    (…) 
    Une étude fMRI (une forme d’imagerie cérébrale) de l’étiquetage d’affect a été entreprise pour remédier des limitations (des études) précédentes. Les résultats ont indiqué que l’étiquetage d’affect, relatif à d’autres formes de codage, a diminué la réponse de l’amygdale et d’autres secteurs limbiques aux images émotives négatives. Qui plus est, l’étiquetage d’affect a augmenté l’activité produite dans un secteur spécifique du cerveau, le cortex préfrontal ventrolateral droite. Et finalement, l’activité de (…) cette région du cortex préfrontal et de l’amygdale limbique pendant l’étiquetage d’affect étaient inversement corrélés (…).
    Ces résultats suggèrent que l’étiquetage d’affect puisse diminuer la réactivité émotive par une voie du (..) cortex préfrontal (..) à l’amygdale. »
     
    Pour ceux qui s’y intéressent, il existe un nombre grandissant d’études, utilisant l’imagerie cérébrale, qui montrent par exemple les systèmes cérébraux (notamment des régions du cortex préfrontal), impliqués dans l’effet régulateur de « mindfulness meditation » (« méditation par la pleine conscience »).
     
    Un comportement régulé principalement par le préfrontal est bien différent d’un comportement principalement impulsé par l’amygdale.
    Une façon de penser associée principalement avec une activation du préfrontal est bien différente d’une façon de penser associée principalement avec une activation des systèmes limbiques.
     
    Une attitude d’acceptation est associée avec l’activation d’autres territoires cérébraux qu’une attitude de refus.
    Etc., etc.
     
    En conséquence, il me semble plus que légitime de travailler aujourd’hui dans le sens d’une identification pratique des interactions entre structures cérébrales et modes de pensées. C’est du moins ce que réalise depuis près de 20 ans notre équipe de recherche, en application notamment des travaux de Laborit, Changeux, Damasio, Houdé, Lieberman, ou encore Davidson, www.ime.fr).
     
     
    Maarten Aalberse, drs. Psychologie Clinique, responsable d’une équipe recherche à l’IME, co-auteur de « L’Intelligence du Stress », à paraître chez Eyrolles, le 26 mai 2008
     






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