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Mahamat Seid Abazène Seid

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Articles de cet auteur

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Derniers commentaires

  • Par Mahamat Seid Abazène Seid (xxx.xxx.xxx.123) 8 mai 07:34

    Je ne vois rien de spécial dans cet article et tous les commentaires qui ont suivi. Je ne sais pas s’il y a quelque part un souci de cacher quelque chose à travers une dénonciation du Coran par des insultes. Je me demanderais bien si l’Otan et les pays qui le constituent lient le Coran avant de larguer leurs bombes et obus comme le font les soldats américains et israéliens.

    Interdire le Coran est-il contraire à la non rétroactivité de la loi ? Je ne le pense pas ; l’interdiction du Coran, si cela devrait avoir lieu, ne signifiera pas l’abroger mais en empêcher la diffusion...à moins que j’ai mal compris l’auteur...ou un peu trop mal compris la non rétroactivité des lois.

    Acceptons (par absurde bien sûr) que cela se réalise ; faudra-t-il alors l’interdire partout ailleurs ou seulement en Espagne ? Dans l’hypothèse où il est interdit en Espagne et seulement en Espagne, il faudrait alors prévoir des sanctions contre tous ceux qui le liraient ailleurs, leur interdire l’accès au territoire espagnole et partant dans tout l’espace Schengen...et pourquoi pas l’ensemble de l’occident...bref, tout simplement en chasser les musulmans. C’est ce que souhaite sans doute l’auteur et bien d’autres qui le soutiennent.

    A dire vrai, il est bien embêtant de prendre au sérieux agoravox en y lisant ce genre de graffitis...non pas parce qu’il dit du mal du Coran et des musulmans mais pour le niveau de raisonnement de l’auteur, lequel, croyant dénigrer le Coran, se dénigre lui-même. On aurait cru y voir un reproche à l’Islam pour la cuisante défaite de Sarkozy lequel, en désespoir de cause, s’est cramponné sur les thèses xénophobes qui, en fin de course, ne lui ont rien donné. Que je sache, les musulmans ne constituent pas un électorat important en France. Ou bien les choses ont-elles changé ?

    Mahamat Seid Abazène Seid

  • Par Mahamat Seid Abazène Seid (xxx.xxx.xxx.18) 12 avril 16:05

    C’est un vrai article, qui pose le vrai problème au contraire de ceux qui veulent imposer un regard vague sur des notions cachées par la ruse. Tous ceux qui s’évertuent à hurler sur la prétendue violation de la laïcité au motif de la loi de 1905 (qu’ils ne prennent d’ailleurs aucun temps pour lire ) ne font rien que démontrer leur intolérance ; du moins ceux qui la défendent, comme le dit l’auteur, comme une religion. Il y en a aussi qui se veulent admis français en épousant des idées saugrenues : ils défendent l’indéfendable pour paraître citoyens aux yeux des autres.

    Un vrai citoyen n’a pas besoin de se faire admettre par un autre en épousant ses idées ; il doit être, comme lui, maître des siennes. Et c’est ainsi qu’il sera un vrai citoyen. Je n’ai pas besoin de cacher mon intégrisme pour devenir français. Si je commettais une faute dans l’exercice de mon intégrisme, j’accepterais courageusement d’être jugé et condamné avec tout mon droit à me défendre, en tant que citoyen intégriste.

    Religion, la laïcité l’a été et l’est encore. On n’oubliera pas que la révolution a imposé à l’église française (c’est du moins ainsi qu’elle la voulait) le serment constitutionnel. Cette laïcité du premier seuil se distingue très difficilement de la religion catholique elle même, telle que la voulait le politique français.

    La laïcité, qui tire sa substance de l’esprit catholique (on me lynchera si je répétais qu’elle est d’essence islamique), va être détournée pour devenir un phénomène anti-réligieux. Les musulmans en France acceptent la laïcité, étant qu’elle est, compatible avec les dogmes de l’Islam qui, dans tous les cas, ne peut établir un état confessionnel. L’état iranien actuel est plus laïque que l’intégriste France de nos jours ou des états-unis...je risque, je le sais, une avalanche de propos rocailleux de la part des intégristes laïcs, si différents de la république laïque.

    Mahamat Seid Abazène Seid

  • Par Mahamat Seid Abazène Seid (xxx.xxx.xxx.18) 14 mars 09:39

    Concédons à ces beaux messieurs le droit de désinformer ; ils l’ont puisqu’ils le peuvent. Moi, ce qui me surprend c’est cette folie de démocratie qui anime des dictatures comme celles qui soutiennent les insurgés à empêcher la paix dans leur pays...au besoin en massacrant des innocents pour en accuser le régime syrien...ceux là même qui bénissaient le massacre de hama et le gazage de halabche...avec le soutien narquois de l’Onu...et surtout depuis qu’elle est dirigée par un bankimoon.
    Mahamat Seid Abazène Seid

  • Par Mahamat Seid Abazène Seid (xxx.xxx.xxx.18) 31 janvier 12:25

    Monsieur BARRATIER, bonjour. Je réagis à votre message qui m’intéresse en tant qu’il parle d’une application de la constitution et de la loi de 1905 qui ne sont pas seulement françaises. Quand on soumettait la constitution de 1958 au référendum, mes parents étaient français et moi même suis né dans la république qui englobait alors nos pays. En ce temps là, la loi de 1905 était déjà en vigueur. Nous avons voté cette constitution à un moment où l’empire français s’étendait au Maghreb, à l’Afrique occidentale et à l’Afrique centrale dont je suis issu. Point besoin de rappeler que c’est bien là un espace musulman d’où la précision apportée par notre constitution sur le respect de toutes les croyances.

    Respect, le mot attire mon attention plus que le mot croyance lui-même. Respecter c’est reconnaître celui qu’on respecte dans sa nature. Je respecte la foi catholique parce que le catholique a totalement le droit d’être catholique, d’élever son enfant (qui est à lui et non pas un enfant de la république) dans sa foi. Il en est de même pour tous les autres citoyens de croyance différente. Je pense honnêtement que cette disposition a mis un terme au choc que provoquait l’officialisation du culte catholique. Et depuis ce temps là, je crois, on a cessé de nous imposer des prénoms chrétiens.

    Du temps où j’étais jeune écolier, très petit, j’entendais parler des prénoms d’école qu’on imposait aux enfants pour un peu les franciser.En ce temps là, on avait deux sortes de scoutisme : le scout religieux que composait les flambeaux et les lumières et le scout laïc auquel on avait associé ce qu’on avait appelé les francas (ohé les francas, chantait-on). Moi j’étais du premier, c’est à dire du scout laïc. Je l’avais choisi pour, croyais-je, sa neutralité. Mais on m’y a toujours enseigné que je doive suivre Jésus et aller à l’église. Et pourtant, je suis musulman. Je ne regrette rien de e qui m’a été enseigné sur ce point là. Je ne vais pas à l’église mais je ne trouve rien de mauvais à suivre Jésus ; en tout cas mieux que de suivre Jean Jaurèz. Mais ce Jésus là, je le suis à ma manière : il n’est ni Dieu ni son fils mais fils de Marie comme l’enseigne ma croyance qu’on ne me demandait aucunement de changer. Tout de même, cette formule là nous choquait un peu. On y ajoutait un peu suivre le Prophète et aller à la mosquée, nous aurions eu le meilleur scout de la planète comme un Nelson Mandela prêtait le serment sur la Bible et le Coran même si en réalité il ne respecte que la première. Ce qui est intéressant dans son serment est qu’il a reconnu à l’Afrique du Sud ses différentes croyances. C’est bien là la signification profonde de notre république qui a malheureusement été disloquée pour ne pas maintenir la dynamique d’un peuple qui se reconstituait par le pardon des horreurs coloniales. Aujourd’hui ce peuple renait par l’afflux des peuples des colonies dans la métropole, considérés plus ou moins comme des citoyens de seconde zone auxquels on refuse leur identité d’origine. Dans leur subconscient, ils raisonnent, comme moi, qu’ils sont bien dans leur pays depuis que leurs parents ont voté pour la constitution de 1958. L’égalité, ils la réclament en bravant ceux qui leur refusent leur identité. La discussion effrénée sur la laïcité passe par ce diagnostic là, qui pose la question : qu’est-ce qu’un français, quels sont ses droits ?

    L’école catholique a répondu à cette question, à sa manière : l’école même confessionnelle, appartient à tous. Jésus, dans la conscience catholique, n’est pas pour les seuls chrétiens comme le dit mon ami le Révérend Charles Vandame. L’école saint Xavier et la notre Dame des apôtres, étaient en réalité laïques de son sens chrétien : la catholicité étant universelle, son bien se donne à tous : une école, un dispensaire, un centre culturel ne sont jamais propres aux chrétiens. Et pour faire mieux, on y emploi tout le monde, pourvu qu’il en respecte les règles de fonctionnement. Cette tolérance là qui fonde la laïcité, la république a été incapable de se l’appliquer. Dites-moi, que faisaient les moines de Tibéry en Algérie ? Pourquoi avaient-ils décidés d’y mourir au lieu de la quitter ? Avec qui vivaient-ils ? Les musulmans qui les connaissaient ne les avaient-ils pas pleurés ? C’est d’un tel Amour que peut naître la laïcité et non pas de la négation de l’autre ou de la négation de soi-même.

    Mahamat Seid Abazène Seid

  • Par Mahamat Seid Abazène Seid (xxx.xxx.xxx.18) 31 janvier 11:20

    A première vue, cet article est intéressant ; mais à le relire davantage, on s’en trouve quelque peu embêté.

    La loi de 1905, que je sache, n’a rien de contraire au concordat lequel est tout à fait compatible avec la constitution. Ce qu’il fallait faire, je crois, c’est de la compléter. Puisque tous sont égaux devant la loi et les charges publiques, on devrait, dans toute la république, financer les écoles privées, confessionnelles compris.

    La catholicité a pu suffisamment reprendre ses biens spoliés par la république depuis 1905. Il va falloir alors la renégocier pour permettre aux autres de bénéficier de leurs droits comme tout le monde. Ainsi on aurait pu respecter le principe de l’égalité qui fonde la fraternité, longtemps bafoué par la faute et l’adresse de ceux qui, ayant la parole facile, ont toujours réussi à détourner l’état de l’esprit de la constitution et de la loi.

    Je suis d’accord avec l’auteur, que l’insertion de la laïcité dans la constitution appelle d’abord à une détermination de ses contours. Aujourd’hui, avec quelques lois scélérates, on est enclin de voir que nous vivons une ère de crise laïque. Ce mot lui-même devrait être renvoyé vers l’académie pour en déterminer la signification, entre son concept chrétien, je voudrais dire catholique, et sa signification dans la république qui, justement, depuis 1905, n’est plus seulement catholique.

    Pourquoi ne pas faire mieux, supprimer tout simplement l’enseignement public en accordant des subventions à l’enseignement privé dans le cadre de la préservation des matières régaliennes de l’état ?

    Mahamat Seid Abazène Seid

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