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malone

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  • malone 10 novembre 2008 17:43

    L’article et les réponses de l’auteur sont un tissu d’inepties. Ainsi, "au congrès de Tours", "une majorité des socialistes ont accepté la stratégie stalinienne". A un commentateur qui lui fait observer qu’à l’époque (en 1920), c’était Lénine qui dirigeait le Parti Bolchévique, l’auteur répond "oui, mais Staline est déjà là et c’est clairement sa stratégie".
    C’est d’un ridicule achevé. Staline, à l’époque, ne joue aucun rôle important, ni dans le Parti Bolchévique, ni dans l’Internationale communiste (fondée en 1919 par Lénine). Or, ce que la majorité des délégués du congrès de Tours décide, c’est de s’affilier à cette Internationale. Et ce n’est nullement une stratégie de Staline. C’est la ligne politique de la révolution mondiale, théorisée par Marx, puis Lénine et Trotsky. Et c’est Staline qui opposera à cette perspective la pseudo-théorie du socialisme dans un seul pays, et qui dissoudra ce qui restait de la troisième Internationale en 1943. (A cette date, l’Internationale communiste n’était plus, depuis longtemps, qu’un instrument de la politique extérieure de Staline, responsable des plus grandes défaites du prolétariat.) Quant aux délégués du congrès de Tours qui décidèrent de rester dans la SFIO, la plupart d’entre eux n’étaient nullement opposés ni à la dictature du prolétariat, ni à l’URSS d’alors. Léon Blum lui-même, jusque dans les années trente, s’y déclarait favorable (mais il est vrai que c’était pure rhétorique de sa part).
    Le minimum qu’on puisse attendre de quelqu’un qui prétend se livrer à une analyse politique en s’appuyant sur des références historiques, c’est de connaître l’histoire et de ne pas être désinvolte avec les faits. Mais la régression intellectuelle est telle aujourd’hui que le premier venu peut, à l’instar des prétendus nouveaux philosophes (BHL et consorts) débiter des calembredaines avec arrogance sans risquer d’être contredit.







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