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Malraux

Malraux

Psychiatre et  historien, passionné par les interactions entre les hommes et entre les peuples et leurs conséquences. Aime les gens et le débat, mais se méfie des idées définitives...Croit toujours à la science et encore plus aux sciences humaines, si délicieusement non-scientifiques... Très circonspect vis à vis des mots "citoyen", "collectif", "spiritualité" qui recouvrent dans notre société des arrières-pensées souvent liberticides.

Tableau de bord

  • Premier article le 24/01/2008
  • Modérateur depuis le 08/11/2008
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Derniers commentaires



  • Malraux Malraux 1er mars 2011 18:15

    Ouaip,


    D’ailleurs Chavez il le dit bien :
    « Moi, je ne peux pas dire que j’appuie, je soutiens et j’applaudis toute décision quelle qu’elle soit que prend un ami quel qu’il soit où que ce soit dans le monde », indique le président vénézuélien. « Nous voulons la paix pour la Libye et nous devons nous opposer radicalement aux volontés d’intervention ». Pour rappel, en 2009, lors d’une visite de Kadhafi au Venezuela, Chavez estimait qu’ils étaient « unis dans un même destin, dans la même bataille contre un ennemi commun », l’impérialisme américain. "

    Ce qui est important c’est pas que les avions de Khadafi bombardent les manifestants, c’est que quelqu’un puisse avoir l’idée d’empêcher ecs avions de bombarder....

    Drôle de renversement des idées chez les commentateurs de cet article ...

    Vive le Chavo-Kahadafisme....


  • Malraux Malraux 20 février 2009 16:53

    @jacques Roux

    "Vous allez très certainement m’éclairer sur quelques unes de ces questions :

    Qui sont majoritairement les chefs d’entreprises en Martinique Guadeloupe ?
    quelle est la proportion d’élèves qui possèdent un ordinateur parmi les blancs, parmi les noirs ?
    Qui est propriétaire d’une maison pouvant la vendre et partir en métropole ? Qui sont ces "ils", dans la bouche de cette même personne, qui pourraient avoir l’indépendence un jour ?
    "


    Vous éclairer je ne sais pas. Je peux vous transmettre quelques informations sans que ce soit obligatoirement exhaustif.

    Le très grand commerce est tenu par des blancs-pays et des békés. C’est clair et c’est ce qui fait mal. Ce sont des gens qui avaient à leur disposition des capitaux quand il était temps d’investir et qui ont su construire des empires financiers en utilisant toutes les ficelles et notamment les fonds européens et la défiscalisation. A leur décharge, ils ont aussi créé un très grand dnombre d’emplois salariés dans une île qui ne produit quasiment rien...

    Le commerce intermédiaire et le petit commerce est tenu par des antillais. Ils sont arrivés après et n’ont donc pas pu s’imposer sur des marchés qui étaient déjà largement occupés. Ils ont par contre bien su utiliser la défiscalisation eux aussi.

    Je ne connais pas le pourcentage d’élèves ayant un ordinateur, mais je pense qu’il est peu différent de celui de la Métropole. Internet est ici plus cher, mais largement aussi répandu et les petits guadeloupéens chattent et téléchargent comme partout ailleurs. Il ne faut pas non plus les prendre pour des arriérés...
    Pour exemple, les ventes d’écran plat avant Noel ont été telles que de nombreux magasins se sont trouvés en rupture de stock avant le 25/12

    Les gens propriétaires de leur maison représentent une grande majorité de la population. Comme je le disais dans un autre post, la Guadeloupe n’est pas la Martinique et la propriété foncière est en grande partie aux mains des habitants. Pour reprendre aussi une réflexion faite par m. Villach dans un autre post, il y a bien longtemps qu’il n’y aquasiment plus de cases en bois en Guadeloupe. la plupart des gens vivent dans des maisons en béton, construites pour la plupart après le cycone Hugo en 1989 qui avait dévasté l’île et détruit une bonne partie de l’habitat vétuste et ancien. Ce qui peut choquer un nouvel arrivant c’est le fait que beaucoup de ces maison paraissent ne pas être terminées... Mais quand on sait qu’une maison non terminée ne paie pas les taxes foncières...Il y a par contre un réel problème avec l’habitat social, qui comme partout ailleurs en France est insuffisant par rapport aux besoins.

    Et finira t on par nous dire un bon coup les raisons de la colère ? Sinon nous avons du TF1 qui refusa pendant un mois de ne montrer autre chose que des micro trottoirs où l’on montre les gens privés de ceci ou de cela mais jamais les raisons de ceux qui manifestent dans les rues.

    Vous avez de la chance d’avoir vu ça à la télé parce qu’ici je crois que jamais personne n’est passé sur RFO en disant qu’il n’était pas d’accord avec la grève ...

    Les raisons de la colère : elles viennent bien sûr de loin. Les antillais ont vis à vis des problèmes de couleur de peau une attitude irrationnelle, toujours partagés entre la peur et le respect qu’ils imaginent devoir aux blancs et la colère violente de se sentir inférieur à eux. Le problème de blanc ou pas blanc est encore très compliqué par le fait que la très grande majorité des gens sont métissés et donc qu’ils ont en eux une petite partie qu’ils considèrent comme blanche.

    La "réussite" de ce mouvement social est à mon avis liée à plusieurs facteurs :


    - des éléments objectifs et réels : le détonateur a été la cherté du prix de l’essence au mois de décembre, cherté qui n’avait aucune raison objective de persister avec la baisse du prix du baril et qui a mis au jour l’opacité de la distribution de carburant aux Antilles (rôle de la SARA etc...) ceci dit, ça n’est pas le LKP qui a fait baisser l’essence. Il y a eu début décembre un mouvement très efficace et très court de socio-professionnels qui ont obtenu plus de 30 c de baisse d’un coup (les 5 centimes supplémentaires obtenus par le LKP sont anecdotiques). La cherté des prix dans la grande distribution est considéré aussi comme un détonateur.. Sauf que ça a toujours été comme ça, et maintenant pas plus qu’il y a 20 ans.


    - des éléments psychologiques : dans la lignée de la commémoration officielle de l’esclavage depuis quelques années, un certain nombre de guadeloupéens considèrent qu’ils doivent recevoir compensation pour les souffrances dont ont été victimes leurs ancêtres. Une bonne partie des manifestants sont je pense dans cet état d’esprit.


    - une parfaite organisation du mouvement et une grande habileté de leur leader. L’UGTG était depuis des années discréditée par la violence des mouvements sociaux qu’elle menait et sa revendication d’indépendance qui n’est pas partagée par la majorité de la population. On a donc fait disparaître l’UGTG, rebaptisant LKP un mouvement dont les cadres et les militants sont en très grande majorité originaire de ce syndicat. Depuis le début, Domota manipule ses troupes avec beaucoup de doigté. Il a toujours flirté avec la limite en ayant l’habileté de ne jamais la franchir, relachant toujours la pression juste avant de devenir impopulaire, et la remettant dès que la situation s’était un peu détendue (relisez les 4 chapitres de ma chronique, vous verrez que ça apparait nettement). Il flatte les penchants xénophobes et racistes de ses troupes, toujours à demi mot, par allusions, sans jamais risquer de se retrouver hors la loi (comme l’a fait un le Pen en son temps). Ses discours en français sont d’ailleurs toujours plus softs que ceux qu’il fait en créole...


    j’aurais du mal à me payer un avion (en plus du coût du voyage initial) à 86 €. J’ai 58 ans et ne suis pas chômeur ni en emploi précaire.

    Poour une dame de 75 ans, seule à l’aéroport de Pointe à Pitre, payer 84 euros c’était peut-être mieux que de passer 3 jours couchée sur les banquettes de la salle d’embarquement... A situation exceptionnelle...



  • Malraux Malraux 31 janvier 2009 00:07

    Petite réponse rapide aux commentaires sur cet article :


    - Il semble que beaucoup ne l’aient lu que superficiellement... Je n’attaque ni l’islam, ni le christianisme, ni le judaisme en tant que croyance relevant de la sphère privée et intime. Les religions sont certainement des outils utiles pour permettre à beaucoup de gens d’affronter les grandes questions existentielles, la mort etc... 

    Ce que je pointe là c’est le débordement de la croyance dans le champ du social et du scientifique avec tout ce que ça comporte d’atteintes à la capacité de penser (et penser n’est pas croire !!!). Quand on croit, on ne pense pas, on fait l’économie de penser. C’est confortable sans doute mais ce confort là risque de rencontrer rapidement ses limiteset de conduire à de redoutables impasses.


    - Contrairement à ce que pensent apparemment plusieurs de mes contradicteurs, je ne crois pas le moins du monde à ce que la religion catholique représente un danger réel aujourd’hui (même si elle l’a bien sûr été pendant des siècles... mais on ne tire pas sur une ambulance).

    Je crois par contre que les religions prosélytes, qui ont le vent en poupe, et exploitent toute une frange de la population qui tente de trouver à travers elle un ersatz de justice sociale, représentent un vrai danger. J’estime qu’il serait du devoir des penseurs et des intellectuels de crier celà, de le hurler, même, et je me navre de constater que ça n’est pas le cas.



  • Malraux Malraux 8 novembre 2008 17:07

    @fouadraiden

    "ou peut-etre cherche- t -on à excuser quelque faute en voulant à tt prix un noir à la présidence tricolore ou américaine ?"

    Le propos de mon article était justement de montrer qu’en France le n°2 de la République avait été un noir pendant près de 20 ans, manquant de peu l’accession à la présidence sans que quiconque ne s’en soit ému un seul instant.... Voila qui relativise tous les débats actuels artificiels sur la couleur de la peau des hommes politiques. 



  • Malraux Malraux 8 novembre 2008 13:28

    Des hommes à la peau noire qui avaient la carrure d’un présidentiable, il y en a eu dans l’histoire de la République : Gaston Monnerville, bien sûr, mais aussi Leopold Sedar Senghor (avant 1960) ou Aimé Césaire. Peut être qu’aujourd’hui personne n’apparaît de manière évidente, mais je ne peux pas partager votre analyse à propos des "vieux routiers de la politique".

    Giscard a été élu après une campagne qui n’a duré que quelques mois et alors qu’il n’avait pas le soutien du parti majoritaire de l’époque. Et qui aurait pensé deux avant les dernières présidentielles que S. Royal arriverait au 2nd tour en position éligible  ??? On a vite oublié qu’il y a quelques années ou même quelques mois l’idée qu’une femme puisse être élue présidente relevait encore de la Science Fiction... Les idées et les sociétés avancent parfois beaucoup plus rapidement que ce qu’on imagine.

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