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  • Par ARARAT (xxx.xxx.xxx.200) 2 décembre 2010 17:38
    ARARAT

    Une Turquie qui ne respecte en rien Droits de l’Homme, Liberté d’exprssion, etc...a-t-elle sa place dans l’UE ?

    Voici le dernier rapport de RSF :
    Reporters Sans Frontières 
    Turquie 
    Publié le 1er décembre 2010 
    Reporters sans frontières s’alarme de la situation désastreuse de la liberté de la presse et d’expression en Turquie, alors qu’à l’approche de la fin de l’année 2010 sonne bientôt l’heure du bilan. Les poursuites, condamnations des médias et incarcérations des journalistes se multiplient à un rythme frénétique, ceci en raison d’un cadre législatif élaboré et liberticide. Médias et journalistes sont entravés par un arsenal d’articles de loi qui entretient un véritable régime de censure. 

    Toute déclaration ou publication concernant de près ou de loin les sujets considérés tabous par les autorités turques (la question des minorités kurdes et arméniennes, l’armée, la dignité de la nation, Atatürk) expose son auteur à des poursuites. Les atteintes à la liberté d’expression sont régulièrement critiquées par la Commission européenne chargée d’étudier la candidature de la Turquie, notamment dans son dernier rapport semestriel rendu le 9 novembre 2010. 

    Le gouvernement turc a récemment annoncé sa volonté de réformer certains aspects du Code pénal en matière de liberté de la presse. Cependant, cette modification ne concernerait que deux articles sanctionnant le « recel de violation du secret de l’instruction » (art.285) et la « tentative d’influencer un procès équitable » (art. 288). Il s’agit donc d’une énième réforme cosmétique réalisée afin de se rapprocher artificiellement des exigences de la Convention européenne des droits de l’homme. 

    Ces transformations ne modifient que superficiellement le cadre législatif, les articles les plus liberticides étant conservés en l’état. Reporters sans frontières recense ainsi plus de 25 articles au sein du Code pénal qui restreignent directement la liberté de la presse et d’expression. 

    Ainsi, deux journalistes sont actuellement poursuivis pour « dénigrement du peuple turc » en vertu de l’article 301 du Code pénal. Le chroniqueur du quotidien libéral Taraf, Rasim Ozan Kütahyali, risque deux ans de prison pour avoir critiqué le fait que l’armée baptise un régiment de la province de Van (Est) du nom de « Mustafa Muglali », général reconnu coupable d’avoir fusillé 33 villageois kurdes en 1943. Cette déclaration a été interprétée comme une « humiliation de l’armée » et, par extension, du peuple turc. Le journaliste Temel Demirer encourt la même peine pour avoir déclaré que son confrère Hrant Dink n’avait pas été assassiné parce qu’il était arménien mais parce qu’il reconnaissait le génocide arménien. 

    Le texte le plus problématique reste la Loi anti-terroriste (LAT) n° 3713 de 1991 et ses amendements de 2006. Plus de 13 journalistes, rédacteurs en chef et directeurs de publication ont été poursuivis pour « propagande d’une organisation terroriste » à partir de l’article 7 alinéa 2 de cette loi. Cinq d’entre eux ont été acquittés par la cour d’assises d’Istanbul le 23 novembre 2010. Les autres sont toujours exposés à une peine de 7,5 ans de prison. Trop large, la notion de « propagande » sanctionne systématiquement toute allusion à la question kurde. De nombreux médias (Azadiya Welat, Rojev, Günlük, Devrimci Demokrasi) sont régulièrement suspendus en vertu de ce même article. 

    De plus, quatre journalistes (Vedat Kursun, Ozan Kilinç, Gurbet Cakar et Bedri Adanir) sont actuellement détenus pour avoir rendu publiques des déclarations en provenance du Parti des Travailleurs Kurdes (PKK). Or, l’article 6 alinéa 2 de la Loi anti-terroriste prévoit une peine de trois ans de prison pour « toute diffusion de déclarations et de communiqués émanant d’organisations terroristes ». 

    L’article 8 alinéa b vient compléter ce dispositif de censure. Le régime de « responsabilité en cascade » qu’il introduit est particulièrement grave car il permet de condamner toute la chaîne d’une rédaction à de fortes amendes. Ainsi, le responsable d’édition, le rédacteur en chef, le directeur de publication et le propriétaire du journal peuvent être attaqués en justice avec l’auteur d’un article incriminé. Cette disposition dangereuse est régulièrement appliquée et permet de museler complètement un média. 

    A cela s’ajoute la loi qui protège la mémoire de Mustafa Kemal Atatürk et expose toute déclaration critique envers le fondateur de la République turque à 4,5 ans de prison. La censure s’exerce également sur Internet, à travers la loi 5651 relative aux délits commis via Internet, qui condamne de manière disproportionnée les sites en raison de leurs contenus. 

    La situation particulièrement déplorable de la liberté de la presse s’explique à la fois par le contenu de lois éminemment répressives et par leur utilisation, souvent abusive, par des magistrats. A l’inverse, l’impunité reste de vigueur concernant les cas d’attentats envers les journalistes. Le procès des assassins du journaliste Hrant Dink est émaillé de reports et d’obstacles qui témoignent du peu de volonté politique d’éclaircir cette affaire. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a d’ailleurs condamné l’Etat turc, le 14 septembre dernier, pour avoir manqué de protéger la vie de Hrant Dink, directeur de publication de l’hebdomadaire Agos, abattu le 19 janvier 2007 devant les locaux du journal. 

    Ce carcan législatif rend impossible l’exercice du journalisme. Il est donc indispensable et urgent de réformer en profondeur ces textes et d’abolir les articles liberticides du Code pénal et de la Loi anti-terroriste. Cela afin d’instaurer un véritable climat de liberté d’expression, d’information et de débat sur toutes questions. 

    Reporters sans frontières demande de nouveau aux autorités turques d’amorcer cette réforme. L’organisation appelle également l’Union européenne à exiger de la Turquie qu’elle s’aligne sur les standards internationaux en matière de liberté de la presse et d’expression. Le pays se trouve à la 138e place sur 178 au classement mondial de la liberté de la presse 2010, publié le 20 octobre par Reporters sans frontières.


  • Par ARARAT (xxx.xxx.xxx.200) 1er décembre 2010 08:50
    ARARAT

    Mustafa Kemal Atatürk, Mustafa Rıza selon l’état-civil, surnommé Gazi (« le Victorieux »), né à Salonique le 19 mai 1881 et mort à Istanbul le 10 novembre 1938, est le fondateur et le premier président de la République turque. 
     
    Â l’heure où la Turquie semble tentée par l’idéologie islamiste, il serait bon de citer quelques pensées de celui qu’on apelle communément le Père des Turcs, ou le Turc Père (Atatürk) en rapport avec l’islam. 
     
     
    L’homme politique qui a besoin des secours de la religion pour gouverner n’est qu’un lâche ! [...] Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l’État. 
     
      * Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, éd. Albin Michel, 1954, p. 13 
     
    Depuis plus de cinq cents ans, [...] les règles et les théories d’un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. 
     Elles ont réglé la forme de la Constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. 
    L’Islam, cette théologie absurde d’un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.
     
     
     * p. 323 
     
    Vous venez me parler des avantages que nous a valu notre conversion à l’Islam, et moi je vous dis : regardez ce qu’elle nous a couté ![/] 
    * p. 326 
     
    Il faut savoir choisir, [...], entre la révélation passée et la liberté future. 
     
     * p. 326 
     
    [i]La République turque ne veut pas demeurer le pays des cheiks et des derviches, des confraternités et des couvents. Comme ordre, il n’y en a qu’un seul de vrai et de raisonnable - celui de la civilisation.
     
     
     * p. 326 
     
    Le Califat n’est qu’un reliquat de l’Histoire. Rien ne justifie son existence. 

     * p. 328 
     

  • Par ARARAT (xxx.xxx.xxx.200) 1er décembre 2010 08:44
    ARARAT

    Erdogan "Prix des droits de l’homme" remis par Kadhafi ! 
     
    Voilà une nouvelle "réjouissante" pour les défenseurs des droits de l’homme. 
     Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan se voit honoré par le Prix Kadhafi international 2010 des droits de l’homme, "pour son soutien à la cause du peuple palestinien, son combat en faveur des pauvres et pour ses efforts pour la promotion du respect des droits des peuples et de leur culture" 
     
     C’est ce que rapporte le site Afrique en ligne. En raison du mauvais état de santé du président Ben Bella, la cérémonie, prévue aujourd’hui, a été reportée à une date ultérieure. 
     
    Le bureau exécutif du prix avait décidé à l’unanimité l’attribution de ce prix au Premier ministre Erdogan, lors de sa réunion, sous la présidence du président Ahmed Ben Bella, les 4 et 5 octobre dernier au siège de l’Organisation Nord-Sud 21 consacrée, à l’examen des candidatures à ce prix. 
     
    "Le Prix Kadhafi des Droits de l’homme a été lancé dans l’objectif de soutenir la lutte pacifique pour la réalisation de la liberté de l’homme et de sa jouissance de tous ses droits, la lutte contre la ségrégation raciale, la contribution dans la sensibilisation des individus et des groupes humains quant à l’affirmation et au respect des droits de l’homme et des peuples." 
     
    Le maintient de l’article 301, la poursuite de la destruction du patrimoine culturel arménien et la non jouissance des droits des arméniens, grecs, Assyro-chaldéens et Kurdes ont certainement pesé dans la balance... du prix de la plus grande farce 2010 
     
    Rappelons qu’en juin 2010, le Guide avait déclaré : 
     “les musulmans vont hériter de l’Europe ; La Turquie sera un cheval de Troie” 
     
    Ce prix est décerné depuis 1990. 
     

  • Par ARARAT (xxx.xxx.xxx.200) 30 novembre 2010 22:14
    ARARAT

    Sur LADEPECHE.fr
    Suspicion grandissante des Occidentaux à l’égard de la Turquie
    Les télégrammes américains obtenus par WikiLeaks montrent la suspicion grandissante des Occidentaux à l’égard de la Turquie, pays membre de l’Otan mais dont le Premier ministre "hait Israël", selon les termes de diplomates américains.

    Selon ces câbles datant de février, qui sont analysés par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, les diplomates américains se méfient du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, qu’ils jugent isolé et mal informé, et qualifient son ministre des Affaires étrangères d’"exceptionnellement dangereux".

    M. Erdogan se méfie de tous et "s’est entouré d’un cercle de conseillers qui le flattent mais le méprisent", écrivent les diplomates.

    Ancien militant islamiste qui renie son passé et dirige un gouvernement islamo-conservateur depuis 2003, M. Erdogan prend ses informations presque exclusivement dans les journaux islamistes et les analyses de ses ministères ne l’intéressent pas, assurent encore les diplomates américains à Ankara.

    Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu est, lui, qualifié d’"exceptionnellement dangereux" par un informateur des diplomates américains qui les met en garde contre son influence islamiste sur M. Erdogan.

    M. Davutoglu, qui est en visite à Washington, a annoncé lundi à la presse qu’il allait aborder le sujet de ces "documents révélés" avec la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton.

    M. Davutoglu est l’artisan de la diplomatie du "zéro problème" de la Turquie avec ses voisins, qui s’est concrétisée par une très nette amélioration des relations entre Ankara et la Syrie, l’Irak, et l’Iran.

    Ankara s’est dans le même temps brouillé avec Israël, son ancien allié stratégique et militaire, et a voté contre les dernières sanctions de l’ONU contre l’Iran, qui est soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire.

    Selon un autre câble diplomatique américain, des responsables israéliens ont déclaré l’an dernier à des officiels français que le gouvernement turc a autorisé le transfert par son territoire d’équipements utiles au programme nucléaire iranien.

    Ce câble fait état d’une réunion franco-américaine, en octobre 2009, rendant compte de discussions entre la France et Israël : selon le diplomate français Frédéric Bereyziat, les Israéliens ont affirmé que "Les Turcs avaient autorisé des équipements liés à des armements destinés au programme nucléaire iranien à transiter par leur territoire, avec la pleine connaissance" de M. Erdogan.

    Des diplomates américains affirment dans d’autres câbles que M. Erdogan "hait tout simplement Israël", en commentant sa virulente réaction à l’offensive israélienne contre Gaza, en 2008 et 2009.

    Ils précisent qu’ils soutiennent la thèse de l’ambassadeur d’Israël à Ankara, Gabby Levy, selon laquelle les virulentes déclarations anti-israéliennes du chef du gouvernement turc sont avant tout "émotionnelles, car il est un islamiste".

    "Du point de vue de la religion, il nous hait et son mépris se propage" dans son pays, indique l’ambassadeur israélien aux diplomates américains.

    Ces câbles rédigés en octobre 2009 interviennent avant l’abordage par un commando israélien le 31 mai 2010 d’une flottille pro-palestinienne pour Gaza, au cours duquel neuf militants turcs ont été tués lors d’affrontements.

    Cet événement a mis les relations bilatérales au point mort. M. Levy est toujours présent à Ankara, mais la Turquie n’a pas renvoyé d’ambassadeur en Israël, exigeant excuses et compensations.

    En janvier 2009 à Davos (Suisse), M. Erdogan avait violemment condamné l’offensive israélienne à Gaza devant le président israélien Shimon Peres. L’épisode avait fait de lui une sorte de héros dans le monde arabe.

  • Par ARARAT (xxx.xxx.xxx.200) 30 novembre 2010 16:18
    ARARAT

    Sur Le Monde.fr
    WikiLeaks : Erdogan jugé autoritaire et sans vision
    Les diplomates américains mettent sérieusement en doute la fiabilité des dirigeants turcs.
    C’est le constat peu amène que révèlent les dizaines de milliers de télégrammes éc
    hangés, pour l’essentiel, entre le département d’Etat et son ambassade d’Ankara, depuis plus de trois décennies.
    Les documents les plus récents étant une somme de critiques cinglantes à l’égard du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan – contredisant pratiquement chacune des déclarations officielles des autorités américaines de ces dernières années.

    L’homme qui dirige depuis 2003 le plus important pays musulman allié des Etats-Unis y est décrit comme un islamiste assoiffé de pouvoir, certes pragmatique mais sans vision. Ses ministres sont dépeints comme des individus souvent incapables, manquants de formation et parfois même corrompus. Ses conseillers comme obséquieux et dédaigneux.

    Parmi les documents obtenus par WikiLeaks et révélés par Le Monde, un mémo du 30 décembre 2004 souligne le style très autoritaire de M. Erdogan et sa profonde méfiance envers les autres.
    Un ancien conseiller turc aurait même dit de lui que "Tayyip Bey croit en Dieu… mais il ne lui fait pas confiance".
    Cinq mois plus tard, un autre télégramme indique que le premier ministre n’a toujours pas su se forger une vision réaliste du monde, qu’il aime se présenter comme "le tribun populaire d’Anatolie" et qu’il est persuadé que Dieu l’a appelé pour diriger le pays.

    FORTS SOUPÇONS DE CORRUPTION

    Dès 2004, les mémos américains évoquent de forts soupçons de corruption à quasiment tous les niveaux du pouvoir. La famille du premier ministre est mentionnée, sans toutefois que la moindre preuve soit apportée. Les télégrammes font état des confidences d’un haut conseiller gouvernemental recueillies par une journaliste turque selon lesquelles Recep Tayyip Erdogan se serait enrichi en privatisant une usine de raffinerie appartenant à l’Etat.
    En 2009, toujours selon les mémos américains, il aurait également fait pression pour qu’un de ses amis d’enfance, le patron d’une entreprise turque de construction portuaire, décroche un contrat avec l’Iran pour l’acheminement de produits gaziers.

    Rappelant que l’AKP, le Parti de la justice et du développement, créé et dirigé par l’actuel premier ministre, avait lancé sa campagne en promettant d’éradiquer la corruption, plusieurs notes évoquent des rumeurs de nombreux conflits d’intérêts, autant au niveau national que local.
    L’une d’elles indique, en 2004 que "nous avons entendu de deux contacts que Erdogan avait huit comptes dans des banques suisses ; ses justifications selon lesquelles sa fortune proviendrait de dons reçus lors du mariage de son fils et qu’un homme d’affaire turc paierait les frais de scolarité de ses quatre enfants aux Etats-Unis, sont peu crédibles."

    NOUVELLES "AMBITIONS NÉO-OTTOMANES"

    Les télégrammes diplomatiques attestent également des divisions qui règnent au sein de l’AKP et du gouvernement. Dès les premiers mois de 2005, ils pointent la tension et la rivalité grandissante entre le président Abdullah Gül et Recep Tayyip Erdogan.

    Dans plusieurs mémos dévastateurs, certains ministres et proches conseillers du gouvernement auraient, selon les diplomates américains, une vision totalement étriquée de la politique, confinée à l’intérieur des frontières du pays. Ils citent la ministre Nimet Cubukçu - sa proximité avec Emine, la femme d’Erdogan, lui aurait permis d’obtenir son siège au sein du gouvernement - mais surtout Ahmet Davutoglu, chef de la diplomatie turque, évoqué dans quelque 539 mémos.

    Ce manque de discernement de l’actuel ministre des affaires étrangères se traduirait par de nouvelles "ambitions néo-ottomanes", croient déceler les sources américaines. Un haut conseiller turc aurait même affirmé qu’Ahmet Davutoglu exercerait une "influence islamiste" sur le premier ministre : "Il est exceptionnellement dangereux", aurait-il conclu.

    Dans un autre mémo, un proche du gouvernement et ancien membre d’un think-tank de l’AKP aurait parodié, en 2004, l’ancrage européen du gouvernement en ces termes : "Nous voulons récupérer l’Andalousie et prendre la revanche de la défaite de 1683 devant Vienne."

    "ERDOGAN EST UN FONDAMENTALISTE"

    En bref, résume un diplomate américain dans un télégramme datant du 20 janvier 2010, la Turquie aurait "les ambitions d’une Rolls-Royce, mais avec les moyens d’une Rover".
    Une vision du monde jugée pour le moins risquée.
    Pour preuve, la sérieuse dégradation des relations avec Israël.

    Les deux gouvernements s’étaient violemment opposé sur la guerre contre le Hamas (27 décembre 2008-17 janvier 2009) et l’arraisonnement par Israël de la flottille en route pour Gaza, le 31 mai 2010 à Gaza. La situation ne s’est pas améliorée depuis.
    Selon les mémos, les Américains semblent soutenir la thèse de l’ambassadeur israélien à Ankara, Gabby Levy. Celui-ci aurait affirmé, selon un télégramme du 27 octobre 2009, que "Erdogan est un fondamentaliste et qu’il nous déteste pour des raisons religieuses".
    Le document précise que "cette haine se répand" partout ailleurs dans le pays.
    Un dernier mémo datant de février 2010 met en garde : "Personne ne peut prédire où tout cela finira"…

    Nicolas Bourcier

    Quelques mémos diplomatiques utilisés pour cet article :

    http://cablegate.wikileaks.org/cable/2010/02/10ANKARA302.html

    http://cablegate.wikileaks.org/cable/2009/11/09ANKARA1654.html

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