Je ne pense pas qu’il soit possible de ne rien déléguer : il y a énormément de sujets à traiter, et il me semble illusoire d’imaginer que chacun puisse donner son avis sur tous.
J’ai déjà des difficulté à (di)gérer toutes les informations nécessaires dans le cadre de mon travail, comment pourrais-je participer à la gestion de mon entreprise dans sa globalité. Rien qu’à ce niveau, c’est difficilement concevable, alors à l’échelle d’un pays.
J’ai également participé à des assemblées de copropriétés avec plus de cent participants, et ça n’était pas triste !
Personnellement, j’aimerais un système dans lequel la responsabilité serait partagée par la mise en place systématique de collèges, et par une désignation par tirage au sort. Évidemment, j’y ajoute un strict respect du non-cumul des mandats.
Le morcellement des responsabilités combiné au hasard limiterait considérablement le népotisme tout en laissant de véritables coudées franches au décideurs puisque libérés de la compagne électorale, tout en augmentant considérablement le nombre de citoyens « acteurs » du système.
Qu’on le veuille ou non, votersignifiefaire un choix. Dès lors, il est logique de ne pas comptabiliser les votes blancs.
On peut regretter le manque d’engagement citoyen, mais d’une certaine manière, nous récoltons ce que nous semons.
Nous sommes en démocratie, dans un système multipartiste. Ça serait mentir de dire que nous n’avons pas la possibilité d’exprimer nos préférences.
Comme Condorcet l’a montré, il n’est pas possible à chacun de trouver un candidat idéal : dès lors, c’est au citoyen de faire son « travail » en mesurant le pour et le contre, pour finalement indiquer par son vote la tendance qui correspond le mieux à ses aspirations.
Il n’y a évidemment aucun rapport entre le « la stratégie du choc », le mur de la dette canadienne (page 312 du livre il me semble, rapportant une escroquerie sociale d’envergure étatique), et un certain premier ministre annonçant qu’il est à la tête d’un état en faillite (annoncé concomitamment avec un projet d’allonger la durée des cotisations retraite).