• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

martial meziani

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • martial meziani 24 janvier 2008 17:21

    bonjour,

    j’ai moi-même participé à l’enquête d’Eric Donfu. il est fort intéressant de constater plusieurs choses.

    tout d’abord, toutes les femmes interrogées parlent de cette effervesence de l’époque. elles parlent aussi de l’apport qui a suivi par la suite dans leur "émancipation". elles font elles-mêmes ce lien sans même qu’on ait à leur demander. l’une d’entre elles regrette même de voir que les jeunes femmes d’aujourd’hui ne se rendent pas compte de "leur chance" et d’ajouter "en 68, on était toutes féministes".

    Cependant, la grand-parentalité reste toujours un nouveau passage, un nouveau stade. "on est plus parent". certaines se sont réinvesties dans leur travail. d’autres ont été heureuses de devenir grand-mère. les personnes que j’ai vues se considèrent plutôt comme classique jusqu’ici, bien que leurs grand-mères, selon elles, n’aient pas du tout le même type de rapport qu’elles avec leurs petits-enfants.

    de plus, pour comprendre, le point de vue de ces femmes sur cette période qu’il soit positif ou négatif, il faut d’abord regarder si la suite de leur cheminement personnel et familial furent eux-mêmes perçus plutôt dans un sens ou dans un autre.

    après 68, c’est là que tout a commencé (dans sa carrière) pour une enseignante devenue professeur émérite interrogée sur le sujet. de plus, sa vie familiale n’en a pas pati. leur couple n’a pas été dissout, car leur relation semblait dépasser l’époque et le milieu dans lequel ils étaient. alors, il est certain quà ses yeux, mai 68 soit producteur d’un très bon vin.

    A contrario, une ancienne étudiante à la sorbonne considère avoir échoué dans l’éducation de ses enfants, eux-mêmes très influencés par cette pensée ’anar’. et, à ses yeux, il est ’iinterdit d’interdire’ fut une grave erreur, bien que cette époque et les années 70 aient apporté beaucoup de liberté aux femmes.

    Ensuite, il en est une agée d’une cinquantaine d’années qui voit tout cela de manière très ambigue. bien sûr, elle n’est pas grand-mère (et n’est pas même mère) et était adolescente en 68. mais issue d’un milieu très strict, l’attitude de certains de ses frères et soeurs l’a profondément marquée. habitués à ne jamais remettre en cause l’autorité paternelle (et non parentale), il y eut après ce mois de mai une véritable révolution familiale. de cela, cette cinquantenaire fut très engagée dans les années 70.

    elle ressentait une "exaltation", elle aussi. elle s’est investie dans les coopératives bio et parlait déjà d’environnement (nucléaire, larzac). cependant, cette croyance que tout était possible, pour elle, fut difficile à gérer car, elle devenait "exigente". il y avait, dans la vie de couple et dans l’idée de faire des enfants un idéal qui ne pouvait se lier avec le réel.

    Il ne s’agit que de quelques exemples parmi d’autres. ceci dit, il me semble aussi comme l’a dit une grand-mère que "mai 68 a apporté cette liberté, et aussi ce laxisme". pour le dire autrement, la liberté contrairement à ce que l’on pourrait croire apporte plus de responsabilités. la contrainte de l’autorité devient celle de la responsabilité.

    le choix aussi implique la possibilité de faire des erreurs, mais aussi de grandes réussites.

    pour terminer, je dirai que chacune des femmes qui ont parlé de la période précédent mai 68 ont parlé de cette "chape de plomb" qui retenait les individus. Qui serait donc prêt à retourner à cet état de fait ?

    qu’on le veuille ou non, en France et dans d’autres pays, nous avons grandi et vécu ndepuis 40 ans dans une atmosphère, une vie sociales qui bien que parfois dérangeante et angoissante qui nous permettent de dépasser de nombreux clivages insurmontable aupraravant.







Palmarès